mardi 30 novembre 2010

The Shadow

The Shadow par Orson Welles


... Le Shadow est un personnage que je connais peu, sinon au travers de quelques bandes dessinées, d'un roman traduit aux éditions Jacques Glénat et surtout grâce à la somme que Francis Saint-Martin a consacrée aux pulps (éditions ENCRAGE) et dans laquelle il rédigé un copieux article sur  le personnage.


.. un film irrespectueux, [..]
Francis Saint-Martin

Enthousiasmé par l'adaptation cinématographique du Phantom, personnage contemporain du Shadow je me suis regardé le film de Russel Mucahy.

Ce dernier, sur un scénario de David Koepp privilégie la piste orientale tant au niveau de la menace que des origines du personnages, et c'est plutôt bien fait. Alec Baldwin s'en sort assez bien, Margo Lane est ravissante et les décors sont somptueux. S'il m'a semblé que l'histoire avait quelques accrocs, l'alchimie entre aventure & humour les gomme avec souplesse.


Un film certes, pas inoubliable, mais très agréable et divertissant. On remarquera au passage que les Djédaï et le Shadow ont certainement reçu le même enseignement.

En parlant d'oubli, permettez-moi d'évoquer la série de Warren Ellis : Planetary. À plusieurs reprise je me suis surpris à penser à son personnage ...

The Spider

Cette impression a été renforcée par cette scène du film ..


.. qui m'a remis en mémoire le numéro 4 de la série, allez savoir pourquoi !


Ceci étant dit, ce film a fait l'objet d'une adaptation BD par l'artiste Mike Kaluta (également présent dans la conception du film), traduite en français chez l'éphémère maison d'éditions Dark Horse France.



- Le soleil est éclatant .....
-  ..... Mais sur la glace ça glisse bien !

lundi 29 novembre 2010

dimanche 28 novembre 2010

Odin et les Valkyries ..

... pour les gastronomes en culottes courtes.

samedi 27 novembre 2010

The Last Patrol !



16ième épisode de la deuxième saison de Batman : The Brave and the Bold (Batman : L'Alliance des Héros en V.F), The Last Patrol met en scène Batman et la Doom Patrol (connue également sous le nom de Patrouille Z ou Patrouille Maudite en France). Un épisode en forme de patchwork dans la mesure où il est question de la formation originelle : The Chief, Elasti-Girl, Robot Man et Negative Man tout en citant des personnages apparus sous l'égide de Grant Morrison (par exemple mais pas seulement ...).


La part belle est laissée aux membres de la Doom Patrol, Batman est particulièrement en retrait, dans cet épisode qui s'il réserve de belles plages d'humour est d'une tonalité générale assez sombre.  


En tout état de cause, travaillant depuis un moment sur un article dont l'objet est la Doom Patrol, j'ai retrouvé dans cette aventure (écrite par J.M. DeMatteis) une synthèse de ce qui la caractérise.

video


Une belle réussite !

vendredi 26 novembre 2010

L'origine de l'univers

... Je suis en train d'écouter l'émission la Tête au Carré, présentée par Mathieu Vidard, qui y reçoit Etienne Klein au sujet de l'origine de l'univers. Etienne Klein est un excellent pédagogue, et c'est toujours un plaisir de l'entendre.




En l'écoutant, je me demande pourquoi les scénaristes des Quatre Fantastiques n'écoutent pas plus souvent ce genre d'émission. Il y a un magnifique viviers d'idées qui ne demande qu'à être utilisées et extrapolées. 

Bon sang ! les FF lancés à la recherche de l'origine de l'univers ..



En attendant cette hypothétique aventure, place aux origines des Fantastic Four ....

Plus d'informations ici ......

jeudi 25 novembre 2010

mercredi 24 novembre 2010

Les Maîtres de l'Horreur

... Si l'addition John Carpenter + Ron Perlman avait tout pour me plaire sur le palimpseste de mes désirs, elle a malheureusement accouché d'une souris, si je puis dire.
Malgré un très décevant épisode du même Carpenter dans la première saison des Maîtres de L'Horreur, j'ai cependant récidivé avec celui qu'il a tourné pour la seconde. 


Sur un scénario cousu de fil blanc, ni Carpenter, ni Perlman ne sortent leur épingle du jeu. Dire que l'histoire est entièrement prévisible passé les 5 premières minutes est en-deçà de la vérité. On peut d'ailleurs s'interroger sur le but d'une telle série où personne, du moins si je juge d'après les deux épisodes réalisés par John Carpenter ne sort grandit de l'entreprise. S'il s'agissait de donner une idée du talent des uns et des autres, c'est un beau fiasco. 

Dommage et pas d'intérêt.


mardi 23 novembre 2010

Franken Castle

... À l'annonce de la transformation de Frank Castle alias le Punisher en Prométhée du 21ième siècle de la Terre-616 je me suis réjouis, et j'ai consciencieusement évité de gâcher ma lecture en consultant les pages pré-publiées de la version U.S sur l'Internet.


C'est ainsi que je me suis procuré ce mois-ci le recueil Marvel Saga (n° 8) publié par Panini qui reprend en V.F les épisodes 11 à 16. 

Bien m'en a pris, parce que pour 5,60 €uros je trouve que la déception, la punition devrais-je dire est moins cinglante. Si l'idée de départ avait tout pour me plaire, le traitement par Rick Remender m'a plongé dans un ennui profond. Six numéros de baston presque ininterrompue c'est un peu trop lourd pour mon métabolisme, ajoutez un traitement des personnages sérieusement "cucul la praline", le sempiternel couplet sur la famille de Castle, bref rien de nouveau du côté du Punisher. Reste les dessins de Tony Moore et de Roland Boschi, et les peintures de Dan Brereton, sans oublier les couvertures de Mike McKone. Une bien maigre consolation.



On peut d'ailleurs se contenter de regarder les couvertures, sans que l'histoire de Rick Remender y perde beaucoup.  

lundi 22 novembre 2010

Saartjie Baartman



... Je viens de découvrir l'histoire de la Vénus Hottentote grâce à l'émission 2000 ans d'histoire, un destin tragique et extra-ordinaire, un extrait ...


L'intégrale de l'émission est en écoute ici, d'autre part Abdellatif Kechiche a réalisé sur la courte vie de Saartjie Baartman un film intitulé Vénus Noire.

2000 ans d'histoire le site officiel, une émission qui mérite largement le détour.

dimanche 21 novembre 2010

Le Tao du café

... Qui d'entre vous ne s'est pas demandé : "Comment gnoquer* ma place dans l'univers ?".

Faire de sa journée une épiphanie au sens joycien du terme est un bon début.  Or donc puisqu'il est question de début, j'emprunte aux javacruciens (et je remercie Robert Anton Wilson pour son aide sur le sujet) la cérémonie du café  pour vous la proposer ....

Au lever du jour, face au soleil, élever sa tasse de café et, à la première gorgée prononcer avec ferveur "Bon sang ! J'en avais besoin !".

Cette cérémonie est à même nous disent les javacruciens,  de nous permettre de faire face à toutes les vicissitudes de la journée avec l'esprit tranquille et l'esprit clair.

Et ce n'est pas l'agent Dale Cooper qui me contredira ...



Gnoquer est un mot martien, au centre de la philosophie de l'Homme de Mars. Sa signification est "comprendre pleinement" et "ne faire plus qu'un avec l'objet de sa réflexion". Gnoquer quelque chose, c'est comprendre la chose, son essence et le lien qui me lie à cette chose.  (cf. Jubal E. Harshaw)

samedi 20 novembre 2010

Murder One



... Chronique judiciaire d'une saison divisée en 23 chapitres, Murder One créée (entre autre) par Steven Bochco (notamment NYPD Blue) s'appuie en partie, sur l'engouement du public pour une chaîne câblée Court TV (apparue en 1991 dans le paysage audiovisuel américain) qui couvre "l'ensemble" de l'actualité judiciaire américaine. Bochco propose en 1995, avec cette série une histoire au long cours pleine de rebondissements, de retournements de situation de personnages ambigus ; une série qui repose en grande partie sur les épaules de Daniel Benzali alias Ted Hoffman.   


Steven Bochco semble vouloir à la fois divertir et éduquer, en montrant tous les rouages de la justice américaine, heureusement l'aspect pédagogique du show est parfaitement intégré à  l'intrigue et après 11 épisodes je n'éprouve pas de lassitude, bien au contraire.

(À suivre ... ) 

vendredi 19 novembre 2010

La ligne Blanche

... Après la commémoration de la mort de Superman hier, permettez-moi de vous proposer de rire aujourd'hui en attendant la notre ...


... avec Francis Blanche dans l'un de ses canulars téléphoniques :

jeudi 18 novembre 2010

La mort de Superman

... Il y a dix-huit ans .....



La suite ici.

mercredi 17 novembre 2010

mardi 16 novembre 2010

lundi 15 novembre 2010

Le Pendule de Foucault


... Dans un précédent billet j'ai évoqué brièvement le début de ma lecture du Pendule de Foucault d'Umberto Eco, relatant ainsi plusieurs tentatives de lecture avortées. Alors que se termine la lecture du roman, il devient clair que le premier chapitre auquel je me suis heurté sans succès plusieurs fois, et la lecture somme toute assez fastidieuse de ce roman participe d'un vaste plan orchestré par Umberto Eco lui-même ... 

L'auteur italien reproduit l'une des particularités du sujet de son roman, à savoir les ouvrage dit hermétiques proposant un savoir ésotérique, c'est à dire caché, secret. Le Pendule de Foucault est un roman qu'il faut déchiffrer, une carte qu'il faut défricher. Un roman initiatique.
Mais de quelle initiation parle-t-on ? Une initiation à la magie bien sûr, Le Pendule de Foucault est un véritable Manuel du Castor Junior Magicien.

La conscience magique est une façon particulière de percevoir et d'interagir avec le monde.
Mon expérience personnelle de cet état correspond à un "déclic mental", un sentiment de certitude absolue accompagné d'une modification des perceptions conférant aux échanges avec la réalité une qualité numineuse, étrange, une coloration onirique.
Grant Morrison

Loin d'être ce que j'avais longtemps entendu à son propos, un roman anti-ésotérique, Le Pendule de Foucault est au contraire un véritable vade-mecum relatif à la magie.

S'inspirant de la magie du chaos, dont il reprend la "nébuleuse des hétérodoxies" qui selon Jacques Maître est un ensemble d'éléments disparates ne présentant aucune cohérence systématique entre eux, mais formant toutefois un conglomérat dans une protestation commune contre les savoirs officiels, utilisant le saut de paradigme qui suggère que le système est moins important que la foi que l'on place dans son efficacité, et la gnose ou état de conscience altéré ; Umberto Eco propose à ses lecteurs les aventures de trois hommes bien décidés à faire un acte magique, autrement dit
.. produire un objet ou un effet dans le monde communément reconnu comme réel , à l'aide d'un moyen n'existant que dans l'irréel ( Cf. Bernard Werber)
... Ainsi sans vouloir gâcher votre lecture, laissez-moi vous proposer quelques points communs entre la magie du chaos et le roman. L'un de ses principaux théoriciens, Peter Carroll n'hésite pas à préconiser l'utilisation du COBOL un langage informatique, pour effectuer des rituels. Lorsque l'on connait la part que prend l'ordinateur dans le roman, on comprend mieux. J'ai déjà évoqué la nébuleuse des hétérodoxies commune au roman et à la magie du chaos, ainsi que la gnose, cet état de transe qu'expérimente l'un des personnages dés le début du roman :


Casaubon, le narrateur passera dans ce périscope un moment décisif, par ailleurs vous aurez reconnu ce que l'on appelle plus communément une camera obscura, qui capte les images extérieures et les restitue inversées. Rappelant par-là la Table d'Emeraude célèbre traité alchimique dont la plus célèbre correspondance, connue du plus béotien d'entre nous, dit : Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. On ne saurait mieux commencer un manuel de magie.

Oui, Le Pendule de Foucault est un plaidoyer pour la magie, une magie tel que la pratique ces nouveaux magiciens qui s'inspirant d'Aleister Crowley, d'Austin Spare et de la théorie du Chaos, influencé par le Discordianisme, ces magiciens du Chaos donc pour qui "les croyances sont de simples outils, qu'on est libre d'adopter en vue de la réalisation d'un but, sans qu'on s'intéresse à la question de leur valeur intrinsèque ou de leur adéquation avec la réalité. Les magiciens du Chaos n'hésitent donc pas à invoquer des dieux, des esprits issus d'œuvres de fiction, voire à les inventer à coup de procédés aléatoires." (John Balance cité par Stéphane François).   


... Bien évidement, vous l'avez compris, en plus d'être un manuel de magie, Le Pendule de Foucault est le récit d'une guerre, une guerre magique entre les tenants de l'ordre ancien, héritiers d'une filiation, d'un héritage qui puise ses racines profondément dans le Temps face aux magiciens postmodernes du Chaos.

 SHAZAM !

dimanche 14 novembre 2010

Alan Moore Tisser l'invisible


... Alan Moore réapparait chez l'éditeur Les moutons électriques au sein de la collection la Bibliothèque des Miroirs. Là Moore y côtoie Jim Steranko, excellent ouvrage de Guillaume Laborie qui n'a pas laissé échapper son sujet, et le plus abscons abstrus Jack Kirby du duo Harry Morgan & Manuel Hirtz un duo qui récidive par ailleurs dans le présent ouvrage. Dire que messieurs Hirtz et Morgan agissent sur moi à l'instar d'un puissant psychotrope n'est pas loin de la vérité. 

Je ne peux décemment reprocher à des auteurs de tirer leurs lecteurs vers le haut, nonobstant leur étude intitulée Jack l'Éventreur dans la planète Mars a éventré mon ego me laissant hagard et confus ... mais humble.


... Or donc, contrairement à ses prédécesseurs Alan Moore Tisser l'invisible est accompagné d'un fâcheux fardeau : l'utilisation d'une (grande) partie de ce qui faisait L'Hypothèse du lézard précédent ouvrage des Moutons électriques ayant Moore comme objet. Certes, l'avant-propos nous assure d'une réactualisation du matériau originel et pour ma part je suis déjà convaincu de la qualité d'icelui pour l'avoir déjà lu. Cependant autant j'aime relire des entretiens ou des études que j'ai chez moi, autant la pilule est-elle plus dure à avaler lorsqu'il s'agit de payer pour quelque chose que j'ai déjà.
Ceci étant dit, heureusement la qualité des nouvelles contributions est là. Si David Camus propose avec clarté une étude d'Alan Moore's writing for comics, j'aurais bien vu une traduction de l'opuscule en question en lieu et place des trois entretiens déjà proposés en 2005 dans L'Hypothèse du lézard. Le poids du passé n'alourdit pas seulement le présent ouvrage, il fait l'objet d'une étude de Landry Noblet au travers de Killing Joke et de Watchmen, très intéressant.


Le passé encore, et plus précisément 2006 date de l'entretien qu'Alan Moore a accordé à Sara Doke, ce qui n'enlève rien à son intérêt. David Camus revient sur Top 10 avec une brillante analyse de la série et Alexandre Mare nous propose quelques suggestions sur Lost Girls

Si j'ai déjà dit du bien de son livre sur Jim Steranko, Guillaume Laborie a l'élégance de ne pas me faire revenir sur mon sentiment à son égard en proposant de s'intéresser à la question politique, au sens le plus large dans l'œuvre du magicien de Northampton. Brillant, clair, érudit, un texte qui permet de relire  les bandes dessinées de Moore sous un nouvel angle.

Itou pour Anthony Lioi qui propose d'examiner la ville dans la série Promethea et qui, se faisant, apporte une nouvelle perspective à la ville en tant que personnage (et pas seulement en ce qui concerne Promethea).


... Hormis la déconvenue induite par la trop grande présence d'un matériau déjà connu, (mais seulement  des lecteurs de L'Hypothèse du lézard)  et bien que la qualité des nouveaux textes proposés soit là, il demeure également deux absents de taille.

Le premier n'est autre que Tom Strong, qui a droit néanmoins à un beau paragraphe de la part de François Peneaud & Jean-Paul Jennequin, amoindri cependant par un jugement peu éclairé : "Les intrigues de Tom Strong sont ce que Moore fait de plus accessible et de moins intellectuel depuis un moment". 
Il me semble qu'il y a là une belle sortie de route de nos deux auteurs. Si Tom Strong est effectivement accessible, il n'en demeure pas moins que c'est probablement l'une des œuvres de Moore parmi les plus complexes.


Si je peux me permettre une métaphore je dirais que Tom Strong c'est comme monter un escalier, geste d'une simplicité confondante mettant cependant en branle une quantité effarante de processus : musculaires, proprioceptifs, d'équilibre, de coordination .... autrement dit, Tom Strong c'est la simplexité incarnée.

Le processus de la simplexité n'est pas « simple » mais élabore des « solutions », des comportements rapides, fiables, qui tiennent compte de l’expérience passée et qui anticipent sur les conséquences futures de l’action. Ils sont simplexes, comme le fil d’Ariane. Ces solutions exigent parfois un « détour » – elles ont un prix -, mais donnent l’apparence d’une grande facilité. (Cf. Alain Berthoz)

D'autant que la série en plus d'être extrêmement divertissante, nous révèle le moteur immobile de l'univers d'America's Best Comics, ce qui n'est pas rien.  

Tom Strong peut à juste titre être considéré comme un genre de manifeste du label.



Autre absent de marque, absente devrais-je dire, la magie.

Alors que Moore n'a pas hésité à déclarer que s'il avait un passeport il y ferait inscrire magicien dans la case profession, Alan Moore Tisser l'invisible fait l'impasse sur le sujet, ou presque....  
Alors qu'il y avait un beau sujet en perspective, croisant le punk, la magie du chaos et Moore. 

Peut-être pour la prochaine fois.