jeudi 31 mars 2011

Brujeria



... Je suis peu amateur de gros son de très gros son mais là, je trouve que le détournement et l'appropriation par le groupe de death metal Brujeria d'une succès du début des années 90 est excellent. D'autant que cette chanson ouvrait la critique du dernier livre de Kem Nunn (dans l'émission Mauvais genres), auteur que j'apprécie particulièrement, et dont on a pu découvrir la patte dans la série Deadwood ou encore John from Cincinnati (série télévisée que j'ai le projet de revoir en entier et .. d'un coup).

Or donc hormis cette chanson le groupe Brujeria est suffisamment intrigant pour que j'en poursuive la découverte ; un groupe dont on dit qu'il est un groupuscule terroriste qui aurait kidnappé quelqu'un pour pourvoir s'enregistrer ne peut laisser indifférent surtout quand on sait que brujeria signifie sorcellerie mais trêve de clavardage .... vamos la musica !

mercredi 30 mars 2011

mardi 29 mars 2011

The Rocketeer


... Dans un entretien paru en 1991 Dave Stevens (le créateur du personnage) dévoile ce que devrait être le film  ...

[..]
Scarce : Le casting est secret ?
D.S : Non. Bill Campbell tiendra le rôle principal et Betty, dont nous avons dû transformer le nom en Jenny pour des raison légales, sera interprétée par Jennifer Conway. On l'a déjà vu dans Hotspot et Labyrinth. Timothy dalton, le dernier James Bond, incarne Neville Saint-Clair, une star du cinéma britannique ..

[...]
Scarce : Parlez-nous de l'histoire. Elle racontera les origines du personnage ?
D.S : En partie. L'histoire est basé sur le premier chapitre mais l'aventure dans laquelle Cliff est mêlé est différente de celle de la bd. Son origine est exactement la même, Peevy, Betty, pardon Jenny !, et tous les autres personnages sont tirés du comic. Le café, tout y est .. C'est exactement comme dans la bd mais avec une histoire plus longue. J'espère que ce sera très bien . Je ne sais pas comment tout ça va se terminer parce que le script est sans cesse remanié et, au moment du tournage, il peut y avoir une histoire très différente de celle sur laquelle on avait démarré. [..]

Nikola Atchine & Franck Leger pour SCARCE

Dave Stevens
... Je ne sais pas à quoi cela tient mais The Rocketeer a été un petite déception. Ce n'est pas l'histoire qui est plutôt bien troussée, ni le design du personnage très fidèle à celui de la bande dessinée, ni même les décors ou l'atmosphère générale de l'époque où sont sensés se dérouler les faits, non en y réfléchissant le problème que j'ai rencontré doit se situer du côté de la distribution, celle des rôles principaux.

Dave Stevens sur le tournage
Commençons par le meilleur, un Timothy Dalton dans une forme époustouflante qui tire son épingle du jeu avec beaucoup de brio. Si une malencontreuse retranscription de l'interview a transformé Jennifer Connely en Jennifer Conway  ce film ne lui aura permis que de développer autant de charisme qu'un os de seiche et un jeu que je qualifierais de fantomatique. pour rester aimable. Sans parler de son visage trop poupin pour seulement évoquer Betty Page. 

Le Bandit Grimaçant
Reste alors Bill Campbell dont le jeu donne envie de lui distribuer une rafale de coups de pied dans le ventre. 

Vous comprendrez alors le désintérêt profond qui m'a saisit car, comment voulez-vous avoir une quelconque empathie avec des personnages pour lesquelles vous ne ressentez aucune émotion, des personnage sur qui repose tous les ressorts dramatiques. J'en étais venu à espérer que le méchant réussisse dans son entreprise.

Une page dessinée par Russ Heat
Tout cela est bien dommage, heureusement il nous reste les magnifiques pages dessinées par Dave Stevens.

Hormis les deux captures d'écran, les documents utilisés en illustration  de ce billet proviennent du numéro 47 de Back Issue qui propose un beau dossier sur The Rocketeer.

dimanche 27 mars 2011

Johnson le Homard

... De mémoire c'est dans le recueil Le Ver Conquérant que j'ai fait pour la première fois connaissance avec Lobster Johnson dit Johnson le Homard, c'est en tout cas l'une de mes aventures favorites d'Hellboy.
Ce personnage a ceci de particulier qu'il est en quelque sorte une "légende urbaine" ; pour certains il n'est qu'un personnage de fiction, pour d'autres au contraire il a vraiment été un justicier new-yorkais avant de partir pour le Front ...

En admettant que les faits suivants
soient radicalement faux, la seule idée 
de leur simple possibilité est tout aussi 
terrible que le pourrait être leur 
authenticité démontrée et reconnue.

Auguste Villiers de l'Isle-Adam

Le ver conquérant éditions Delcourt
À la décharge de ceux qui ne voient en Johnson le Homard qu'un personnage de fiction né dans les pages des pulps, il faut rappeler que la presque totalité de ce que l'on sait de lui vient des récits d'un ancien officier de la police de New-York Norvell Cooper, qui quitta la police de Big Apple en 1939 pour tenter sa chance du côté des pulps magazines.


... Le premier pulp est né en 1896 de la rencontre d'un homme, Frank Munsey et d'une idée, les histoires priment sur le papier sur lesquelles elles sont imprimées. Ni une ni deux, Munsey applique derechef cette idée à son magazine The Argosy en utilisant le papier le plus économique de l'époque ; à base de fibres de bois grossièrement agglomérées (d'où le nom de pulps magazine - pulp = pulpe de bois). Les 192 pages de la nouvelle formule se remplissent incidemment d'histoires orientées vers un public plus adulte que dans la formule précédente.

Quelques années avant que Norvell Cooper n'embrasse la carrière d'écrivain, en 1934 il existait cent cinquante pulps différents dans tous les genres possibles : western, science-fiction, aventure, histoires romantiques, guerre, sport, espionnage, policier, ou encore des pulps "épicés" aux scènes érotiques appuyées voire carrément scabreuses. Bref un bel éventail de possibilités.  

     
... C'est en septembre 1940 qu'apparait Lobster Johnson pour la première fois, dans Weird Detective. Norvell Cooper prétendait avoir connu le vrai Lobster Johnson et s'appuyer sur des faits avérés et réels. Cette première aventure intitulée The long arm of death, un récit de la taille d'un roman sera suivit de sept autres aventures, la dernière publiée en février 1942 dans le dernier numéro de Weird Detective


Contrairement à Doc Savage par exemple (fameux héros de pulps) les aventures de Lobster Johnson n'ont pas connu de traduction en France, mais à l'instar de l'Homme de bronze (ou du Shadow autre personnage de pulps) Johnson le Homard a connu le plaisir d'être publié dans les pages des comic books, et ce dés la fin de l'année 1942.


Là aussi, pas de traduction, le lecteur francophone doit se contenter de la présence du personnage dans l'aventure d'Hellboy citée supra. Si j'ai choisi de mentionner Doc Savage et The Shadow ce n'est pas par hasard. Ces deux héros ont connu tous deux le plaisir (?) d'apparaitre successivement dans les pages de pulps, de comic-books et sur le grand écran.


Lobster Johnson aussi est devenu le héros d'une série de films dus essentiellement au prolifique écrivain/scénariste Edouardo Fernadez spécialisé dans les films d'horreur mexicains à petit budget. Pour être aussi complet  que possible mentionnons que Johnson le Homard est aussi apparu dans des serials au début des années 40.

 
Dernièrement le justicier à la pince a fait l'objet d'un retour en grâce du côté de l'industrie de la bande dessinée sous les auspices de Mike Mignola, de Jason Armstrong et de Dave Stewart sous les couleurs de l'éditeur Dark Horse.


Un retour mitigé selon moi.

Or donc, Lobster Johnson héros ou fiction ?

Pour ma part il me semble évident que Johnson le Homard n'est ni plus ni moins que la face caché de Norvell Cooper, son alter ego. Lobster Johnson agissait là où l'officier de police Norvell Cooper ne le pouvait pas plus en regard de la loi, en utilisant des méthodes plus expéditives.
Il m'apparait évident qu'usé prématurément par cette double vie il ait décidé en 1939 de quitter et la police et son identité de justicier à la pince, tout en essayant de rentabiliser son expérience passée.
D'autre part je ne suis pas du même avis que Robert Zimmer, l'un des meilleurs historiens du pulps quand il affirme que Norvell Cooper a pris à partir de 1943, un emploi de d'agent de sécurité au sein d'une chaîne de grands magasins.

Ainsi des documents militaires divulgués par WikiLeaks donnent à penser que  Norvell Cooper aurait rendossé sa tenue de justicier pour des missions  classées "secret défense" en Europe (voire dés 1939).    

samedi 26 mars 2011

L'Agence

... Tout le monde connait l'idée, véhiculée par certains écrivains par ailleurs, que la fiction, que les personnages de fiction plus exactement acquièrent une autonomie propre au sein de leurs histoires. D'aucuns affirment que l'issue du roman qu'ils écrivent se construit au fur et à mesure grâce notamment à l'interaction des personnages presque à l'insu de l'auteur.


Et si tel est effectivement le cas, quelle pourrait être la solution pour l'auteur pour remédier à cette situation si la direction prise par l'histoire, ou si la destinée des personnages ne lui convenait pas ? 

Avoir recours au Bureau des Ajustements, des personnages créés de toutes pièces mais cette fois au service de l'auteur l'Auteur.

Le Plan

Des "employés" dénués de sentiment au service du Plan, celui initialement élaboré par l'Auteur (romancier, scénariste, nouvelliste etc ...).

L'Agence ou comment faire d'une contrainte le moteur d'une intrigue (essentiellement ici, sentimentale).

Ainsi L'Agence est-il le film qui nous montre l'interstice entre réalité et fiction : le Substrat (dans le film). Cette zone qui n'est plus tout à fait la réalité, et pas encore la fiction. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les membres du Bureau des Ajustements utilisent des portes pour aller d'un point à un autre de la ville à une vitesse stupéfiante ; cet interstice c'est l'intérieur du 4ième Mur.


Magnifique Emily Blunt

Vous n'y croyez pas ?  Une autre analyse est disponible ici.

vendredi 25 mars 2011

Qu'est-ce que la magie (2) ?

... Poursuite de notre voyage au cœur de l'étrange, commencé ici ..., et au travers de Special Strange afin d'en apprendre plus sur la fascinante Histoire de la Magie.



CLIQUEZ

jeudi 24 mars 2011

Infestation


... C'est essentiellement la présence de Dan Abnett & d'Andy Lanning sur ce crossover qui a motivé ma lecture. Une histoire somme toute peu originale par les temps qui courent : une pandémie transformant tout un chacun en zombie, robots inclus ; ce qui tombe plutôt bien puisque cette infestation va se répandre dans plusieurs univers (ou dimensions), à travers l'espace et le temps ..


Celui des Covert Vampiric Operations, celui des Transformers, celui de Star Trek, celui de G.I Joe et enfin celui où travail l'équipe des Ghost Busters

Bon, ma méconnaissance de ces séries n'a rien fait pour que je sois captivé outre mesure, ainsi l'antagonisme qui anime les robots de Transformers m'a laissé patauger dans un marasme abyssal (ou peu s'en faut). Reste des petites choses intéressante telles que l'Artillica (de la technologie magique) ou encore un vampire devenant en plus un zombie.
Nonobstant ce qui précède je vais continuer ma lecture, j'en suis à la moitié, car avec Lanning & Abnett on ne sait jamais (même si j'ai peu d'espoir).  

mercredi 23 mars 2011

Power Girl & Terra

... Aventures farfelues, situations loufoques, protagonistes extravagants, antagonistes dingues (dans les deux sens du terme), Power Girl par le trio Justin Gray, Jimmy Palmiotti & Amanda Conner propose en 12 numéros un petit bijou. Douze numéros auxquels il faut ajouter les 4 de la mini série Terra.


Si Gray & Palmiotti livrent des histoires très divertissantes, les magnifiques dessins d'Amanda Conner les hissent au sommet de la réussite : narration impeccable et dynamiques, expressivité des personnages tout concours à faire de la série Power Girl l'une des série les plus agréable du moment.

Mais tout à une fin, sauf les saucisses qui en ont deux et après douze numéro le trio tire sa révérence, alors que la série avait encore un beau potentiel compte tenu des différentes possibilités sous-entendues au fil des aventure de la Kryptonienne.

Dommage. 


Avant de se quitter quelques cases ...

mardi 22 mars 2011

Captain ZOOM


... Nuqneh Jay, il de notoriété commune que la Terre abrite de nombreux héroïnes, héros, super-héros, dieux et demi-dieux etc .., bref c'est comme chez Totor : "Qu'en y en a pus y en a encore".
Ainsi les Thermians n'ont-ils pas hésité à solliciter l'équipage du Galaxy Quest, c'est d'ailleurs une aventure similaire qui est arrivée au Captain Zoom en 1953.


Si le Théâtre des Opérations du Captain Zoom est comme il se doit l'Univers, c'est lors d'une émission de télé sur notre planète qu'il a disparu, happé par un transporteur subatomique et transporté dans un autre quadrant du système solaire (ou peut-être dans un autre système solaire brrr !!).
Cela étant c'est sur la planète Pangée (lieu de son arrivée) qu'il vivra l'une de ses aventures les plus dangereuses.
Face au terrible Lord Vox il devra faire montre de courage, qualité qui semble avoir été en partie dissoute par le transporteur subatomique, et remplacée par une trop haute opinion de lui-même et une bonne dose de couardise. Mais rien n'est impossible au Captain Zoom, même pas se remettre en question.

Y parviendra-t-il ? 


... Film éminemment sympathique, Captain Zoom offre un bon moment de détente avec un scénario plus finaud qu'il n'en parait tout de go. Alors si les effets spéciaux, les décors et les costumes semblent avoir bénéficié d'un budget riquiqui ; si l'humour potache et les péripéties convenues tirent ce film du côté du nanar il n'en demeure pas moins que l'ensemble transcende la somme des parties et hisse Captain Zoom sur le dessus du panier ! 

 
Grâce à l'effet Chocko-Socko c'est Boffo ?

Grâce à son méchant ?


 Vous le saurez en regardant Les Aventures de Captain Zoom dans l'Outre-Espace !


lundi 21 mars 2011

Bustice alias Sara Jean Underwood


... Bustice (aka Sara Jean Underwood) est une super-héroïne étonnifiante & formidiable .....

video

Mais quel est son secret ?



Le yoga bien sûr !

dimanche 20 mars 2011

Outcasts 01 à 03/08

... Obligés de quitter la Terre pour des raisons nébuleuses (catastrophe(s) écologique(s) + guerre(s) ?) quelques rares survivants s'installent sur la planète Carpathia après un voyage d'une durée de 5 ans.


Si les raisons qui ont provoqué le départ de la Terre ne sont pas clairement expliquées dans les trois premiers épisodes, le nom de la planète d'accueil ne laisse pas de doute sur l'insouciance dont ont fait preuve les Terriens .... avant qu'il ne soit trop tard.
Caprathia est le nom du premier bateau qui s'est porté au secours du Titanic, et a recueilli les survivants. Ainsi il est aisé de faire un parallèle entre la Terre et le Titanic, dont l'inconscient collectif véhicule la légende qu'il était alors considéré comme insubmersible et dont le confort était tel que les passagers n'auraient pas senti le choc avec l'iceberg .. avant qu'il ne soit trop tard.


... En outre, il me parait indéniable que la série télévisée Outcasts reproduit l'installation des colons Européens sur ce qui deviendra le territoire des U.S.A. Ainsi l'opposition Wilderness/Civilisation (pour plus de développement concernant la Wilderness & le Settlement voir mes billets sur Hulk) saute-t-elle aux yeux, par exemple les colons s'installent non pas dans une ville mais dans un fort (settlement), Forthaven, ils ont un corps d'explorateurs, etc ... 

Et si les natifs semble faire défaut sur cette planète, qu'à cela ne tienne les rescapés Terrien en créeront ; offrant encore aux téléspectateurs un nouvel indice en cela que ceux-ci deviendront à l'instar des Indiens de parfaits bouc-émissaires. Par ailleurs dés le premier épisode la Frontière (composante essentielle au concept de Wilderness) apparait indubitablement comme un paramètre fondamental de la série. 


... Jacques Lacan a affirmé que l'inconscient est structuré comme un langage, à regarder Outcasts il me semble qu'il doit aussi ressembler à une caserne, aumônier compris. Cependant l'espoir est permis puisque en l'état de mon avancement dans la première saison il semble se dessiner une hiérarchie d'organisation plutôt que de pouvoir, un embryon plus exactement.

Sera-t-il viable ? Le pire est à craindre vu les événements et l'ambiance générale. Des événements & une ambiance qui fait d'Outcasts, de mon point de vue, une série particulièrement très anxiogène.    

Vous voilà prévenus !   

(À suivre... ?)

samedi 19 mars 2011

vendredi 18 mars 2011

Qu'est-ce que la magie ?

... Une histoire de la magie vue au travers des pages magazines de la revue de bandes dessinées Special Strange ...



(À suivre ...)