dimanche 29 juillet 2012

IRON SKY


... Vous connaissez certainement les prémices du film IRON SKY si ce n'est pas le cas je vous en donne un aperçu : en 2018 une nouvelle mission étasunienne est envoyée sur la Lune. Après avoir atterri les deux astronautes s'aperçoivent qu'une colonie est installée sur le satellite de la Terre. Une colonie présente depuis de nombreuses années, et essentiellement composée de Nazis !?
À partir de cette idée saugrenue et complètement barrée Johanna Sinisalo & Jarmo Puskala pour le scénario, et Timo Vuorensola pour la mise en scène vont réaliser l'un des films les plus divertissants et les intéressants que j'ai vu cette année.
Si l'idée parfaitement folle de départ n'est pas bridée et qu'elle est totalement assumée dans ses aspects les plus délirants tout au long du film ; IRON SKY bénéficie en plus d'une distribution assez phénoménale, tous les acteurs sont excellents, sans exception. Même si la séduisante et talentueuse Julia Dietze m'a particulièrement tapé dans l'oeil. [-_ô]
En plus d'être un film aux nombreuse scènes "à se pisser dessus" (ma favorite est certainement celle de l'interrogatoire de Renate Richter et de James Washington par un inspecteur de police), IRON SKY se permet quelques citations cinématographiques plutôt bien vues. En outre la formidable qualité des effets spéciaux est sidérante.
À ce bilan déjà amplement satisfaisant, IRON SKY ajoute, sans s'alourdir et en utilisant avec brio les clichés afférents, une réflexion sur la politique (ici plus particulièrement celle des U.S.A mais que l'on peut étendre à d'autres nations aux visées impérialistes), sur les limites de nos connaissances qui nous font voir le monde sous un certain jour, et propose de se poser des questions sur les images qui nous envahissent et leur mise en scène. Ce dernier point est illustré notamment avec le DICTATEUR de Chaplin, et de fait double la mise en suggérant une séduisante mise en abyme.
Un film qui mérite donc largement le détour ! 

PS: J'apprécierais vraiment de voir (ou de lire) un crossover avec Hellboy et l'idée d'IRON SKY !

Julia Dietze




vendredi 27 juillet 2012

Wonder Woman (1974)


Pour les amateurs du genre, je vous propose de regarder un épisode, le seul, qui met en scène l'héroïne de DC Comics dans une version très seventies

Normal me direz-vous ce pilot a été tourné en 1974.
Or, donc voilà le pilot d'une série consacrée à Wonder Woman disponible en VOSTFR et diffusé en son temps sur la chaîne 13ième Rue.

Gâcheux:
http://x24sqp.1fichier.com/

jeudi 26 juillet 2012

Masqué

... Les lecteurs de la nouvelle série en bande dessinée de Serge Lehman, réalisée en compagnie du dessinateur Stéphane Créty, de l'encreur Julien Hugonnard Bert et de Gaétan Georges à la couleur, intitulée Masqué fait la part belle au "situationisme".

Pour en savoir plus à ce sujet je vous propose une émission sur le sujet :




jeudi 19 juillet 2012

The Raven/L'Ombre du Mal

Une bien belle idée que celle de mettre en scène Edgar Allan Poe face à un tueur qui fait du poète, étrange paradoxe, sa muse.
Mais avant de parler plus en détail du film de James McTeigue laissez-moi vous proposer un petit entretient avec Roger Corman, cinéaste qui a souvent réalisé des films à partir des écrits de Poe. 



... En 1833 un jeune étudiant en médecine Horatio Davis Sheppard lance le Morning Post premier et pour le coup éphémère journal à 1 cent (alors qu'à l'époque un journal coûte 6 fois plus en moyenne), il faudra attendre quelques mois pour que paraisse un autre journal à un prix si bas. Mais le Sun puisque c'est de lui qu'il s'agit, allait ouvrir la porte à ce que l'on appelle la penny press.
La penny press signe l'entrée des Etats-Unis dans une nouvelle ère médiatique, une période où le journal en tant qu’artéfact, jouera un rôle moteur et structurant de la société. Si les journaux bons marchés prennent acte de la révolution industrielle et de la démocratisation de la société (la presse quotidienne se limitait avant l'apparition de la penny press à des journaux d'informations commerciales et politiques, vendus par abonnement à un public restreint), ils sont aussi les acteurs de premier plan de ce qu'on appellera plus tard la "culture médiatique".
Cette presse des années 1830 a été une forme de journalisme équivalente à ce qu'a été le new journalism des années 60. Comme lui elle emprunte à la littérature un certain nombre de traits où la fonction narrative prédomine. Le contenu de ces journaux était essentiellement composé de publicités, de petites annonces et bien évidemment de faits divers. 
Dans le marché très concurrentiel de la presse aux U.S.A, en 1850 un rapport officiel recense pas moins de 2526 publications différentes pour une population de 23 millions d'habitants (dont 3 millions d'esclaves qui n'ont pas accès aux journaux), soit un total de 426 409 974 exemplaires par an ; donc dans cette jungle d'encre et de papier tout est bon pour captiver et fidéliser les lecteurs. 
Ainsi Edgar Allan Poe écrira-t-il pour le Sun un article qui titrait : "l'Atlantique franchi en trois jours!". Ce qui n'était en fait qu'un canular.
Mais c'est d'une autre sorte d'articles que devra écrire l'auteur du Corbeau au cours de l'aventure qu'il vivra sous les traits de l'excellent John Cusack. 
L'idée de faire des histoires de Poe des scénarios pour un tueur dans le contexte de la presse de l'époque tel que décrit précédemment est tout à fait pertinent. Les motivations et les projets du tueur sont aussi une très belle trouvaille. Et la fin du film propose un changement de parallaxe joliment bien vu.
Un film qui en plus d'être un divertissement de qualité m'a donné envie de relire Edgar Allan Poe.

Avant de nous quitter permettez-moi de vous proposer un entretient avec Georges Walter (auteur d'une biographie de Poe) aux micros de Mauvais Genres :    

 

 Pour en savoir plus sur la presse de l'époque : ici, et .