jeudi 17 janvier 2013

La Panthère Rose

JC Caroline



Alice Cooper et les Earth, Wind & Fire ronronnent de conserve devant cette bien séduisante Panthère Rose, grâce à MadMixMustang.

mardi 15 janvier 2013

Alan Moore, 26 octobre 2000

.... Je vous propose aujourd'hui un excellent entretien avec Alan Moore, très enrichissant ; que j'ai pourtant lu plusieurs fois et dont je ne me lasse toujours pas. (Chaque page est à ouvrir dans un nouvel onglet pour obtenir une taille lisible).
Il est extrait de la revue 9e Art.








lundi 14 janvier 2013

Meurtre en chambre close & whodunit

... Dans un précédent billet sur la Justice League Elite j'évoquais que l'intrigue de la mini-série reposait en partie sur un whodunit dans sa forme dite de "meurtre en chambre close". 
J'imagine que vous savez tous de quoi l'on parle, cependant permettez-moi de vous proposer une enquête dans un tel contexte et pas des moindres ; il s'agit du Meurtre de Roger Ackroyd  d'Agatha Christie l'un, sinon son premier grand succès. En outre cette enquête a la particularité d'avoir en quelque sorte violé l'une des "règles" du genre .... mais je vous laisse découvrir par vous même.

lundi 7 janvier 2013

Justice League Elite (suite)

... Si dans un premier temps la Justice League Elite se confronte à quelque chose d'ordinaire, du moins à l'échelle d'un groupe de super-héros travaillant sous couverture face à des tueurs sanguinaires, la suite de leurs aventures va les amener aux confins de l'univers. 
Fort heureusement le scénario a l'appui d'une équipe artistique aussi à l'aise dans la représentation de moments intimes que dans le grandiose, voire l’innommable.
En outre Joe Kelly fait feu de tout bois en donnant des moyens de transport peu conventionnels à nos héros, et en proposant des enjeux qui font rapidement oublier la soupe du quotidien dont on doit se contenter bien souvent.
Justice League Elite #8
D'autre part la mission est bien entendu parasitée par des sentiments terre-à-terre qui donnent une épaisseur psychologique à nos protagonistes, mais pas la même épaisseur ni la même stabilité pour chacun.
D'ailleurs l'intimité des personnages aura des répercussions sur le déroulement, voire le dénouement de cette maxi-série. 
Manitou Raven
Je fais un petit aparté ; contrairement à d'aucuns j'avais envisagé la série de Jack Kirby The New Gods sous un angle non pas nordique, autrement dit The New Gods serait la suite de la série Thor après le Ragnarök mais d'un point de vue américain. Et la présence du Black Racer dans un moment bien particulier de l'aventure de la JLE me fait dire que cette hypothèse que j'avais formulée a aussi germé dans l'esprit de Joe Kelly. Inukchuk !
Ceci étant dit, les 12 numéros de la Justice League Elite valent vraiment le coup, les derniers numéros sont une véritable apothéose qui se transforme cependant en regret : celui de ne pas voir se poursuivre les aventures de ce groupe au delà de la maxi-série.
Reste douze numéros d'une aventure de très grande qualité, peuplée de personnages attachants, une maxi-série dont je sais déjà que je la relirai.
Sans compter que je vais m'intéresser au passage de Kelly sur la JLA, avec d'autant plus de motivation que je sais que j'y retrouverai Manitou Raven un personnage qui m’intéresse beaucoup.

Kemo sabe !

dimanche 6 janvier 2013

Justice League Elite

Action comics #775
... En 2001 Joe Kelly et Doug Mahnke imaginent de confronter Superman à un nouveau groupe de super-héros, pastiche de la célèbre Authorithy de Warren Ellis & Brian Hitch, à partir de laquelle un plutôt réussit dessin animé sera tiré : Superman versus The Elite
En 2004 le duo formé par Kelly & Mahnke remet le couvert avec une Elite légèrement remaniée face à la Justice League of America au service d'un scénario qui met en scène une menace à la mesure d'un numéro #100.
En 2004 toujours ; paraît une histoire courte dans le JLA Secret Files and Origins au titre programmatique : Same coin, qui offre au groupe une fenêtre de tir, dessinée par un John Byrne en forme assisté de Doug Mahnke à l'encrage. Joe Kelly est toujours au scénario. 
JLA Secret Files and Origins 2004
Justice League Elite devient alors pour une maxi-série de 12 numéros une équipe de super-héros clandestine opérant sur le théâtre dit des "opérations spéciales".
Rapidement on voit que Joe Kelly a bien planifié son affaire, dés la première mission il met en place une intrigue solide qui va irriguer le reste de son run, au moins jusqu'au n°6 (le point où j'en suis lorsque j'écris ce billet).
Il y est bien sûr question de faux-semblant, de retournements de situation, de révélations, mais aussi de combats homériques. Rien ne semble laissé au hasard.
Cependant qui dit "black ops" dit également sale boulot, et la Justice League Elite braconne sur les terres du grim and gritty, les combats sont âpres, violents et explicites ; il y est question de drogues, on fume et on boit sec bref adrénaline, testostérone et ovaires en béton sont de rigueur.
JLE #3
Mais a contrario, une grande partie de la tension générée par la série, sur les personnages et sur le lecteur tient en un whodunit (who done it ? littéralement : qui l'a fait ?) c'est-à-dire un roman à énigme sous sa forme particulière, celle du meurtre en chambre close (dont le fondateur de ce genre d'histoire est Allan Edgar Poe). Mais ne croyez pas que vous allez lire les aventures de Miss Marple.
C'est plutôt un mélange détonnant talentueusement dessiné par Doug Mahnke ; qui nous offre une narration impeccable, des visages très expressifs, des points de vue variés ; il est brillamment assisté de Tom Nguyen à l'encrage et de David Baron aux couleurs. Un trio artistique de grande valeur qui n'est pas étranger à l'attrait que cette série exerce sur moi 


samedi 5 janvier 2013

Le Château d'Otrante d'Horace Walpole

... Dans mon premier billet sur Sebastian O (Morrison & Yeowell) j'ai évoqué l'idée du Sublime théorisée par Edmund Burke, source d'inspiration du roman gothique ; dont la première œuvre du genre est celle d'Horace Walpole : Le Château d'Otrante.
Permettez-moi de vous en proposer l'adaptation en pièce radiophonique ...







vendredi 4 janvier 2013

Vampirella


Leeanna
Dj Lobsterdust organise la rencontre du Jefferson Airplane et de Fat Boy Slim : Somebody Love to Praise.

jeudi 3 janvier 2013

Sebastian O2

Grant Morrison & Karen Berger
Le premier devoir dans l'existence, c'est d'être aussi artificiel que possible. [..]
Oscar Wilde 

... Or, donc Sebastian O est un dandy, une sorte de super-héros steampunk (dans le cas présent) dont le masque serait mondain. Le dandy est une figure complexe qui aura connu moult incarnations ; non seulement au travers de ceux qui se sont revendiqués d'elle en des variations subtiles, mais aussi au travers de l'évolution de ceux qui l'ont incarnée. 
Je ne vais donc pas tenter d'en donner une définition absolue mais plutôt par petites touches de nous en approcher. 
Dans Le Peintre de la vie moderne Charles Baudelaire décrit le dandy comme "un de ces êtres privilégiés en qui le joli et le redoutable se confondent mystérieusement", jamais définition n'aura plus collé à Sebastian O (ou à Jerry Cornelius).
Le dandysme écrit Michel Le Maire est "une réaction pour établir la personne humaine dans ce qu'elle a de beau, d'unique, face à une société qui tend à uniformiser, à réduire les êtres", et c'est exactement la position qu'occupera, certes à son corps défendant puisque dans l'ignorance de la machination, Sebastian O face à Theo Lavender.
Magie de l'intertexte ; le lecteur d'aujourd'hui pensera certainement à Matrix
Le style du dandy nous dit Pierre Le Vigan c'est "apparaître, disparaître, et laisser une aura", une belle définition dont on devine qu'elle combine admirablement en un alliage intertextuel le personnage de Janus Stark le roi de l'évasion (apparaître/disparaître) et le Sublime anglo-saxon d'Edmund Burke (laisser une aura) ; et qui convient parfaitement à Sebastian O.  
... Au départ Sebastian O est un projet destiné à Disney Comics qui veut proposer à ce moment là, nous sommes en 1991, un label visant un lectorat différent, plus adulte, que celui de ses productions habituelles. C'est à Todd Klein qu'échoit la privilège de réfléchir à un logo.
Finalement Touchmark ne verra jamais le jour et, au moins trois des projets qui lui étaient destinés : Sebastian O, Enigma et Mercy seront publiés par le label Vertigo de DC Comics grâce à Art Young qui travaillait sur le projet Touchmark et Karen Berger qui dirigera la collection de DC Comics destinée nous dit Patrick Marcel, dans un dossier consacré à Vertigo par SCARCE (n° 41 & 42) à la "génération X dont on parle beaucoup aux États-Unis, généralement déboussolée et cynique, qui lit de l'horreur et retrouve dans ces comics l’atmosphère un peu nihiliste du monde actuel". 
La mort de Dieu condition du nihilisme moderne
... Qualifié par Patrick Marcel de "scénario squelettique, hâtif et mal abouti", Sebastian O lui apparaît comme un "brouillon de bonnes idées qui aurait mérité un meilleur traitement" (SCARCE n°42) ; et indéniablement je suis resté sur ma faim au terme des trois numéros de cette histoire.
Outre une exposition du contexte et des personnages assez trop longue compte tenu de la brièveté de la mini-série, il faut attendre le troisième et dernier numéro pour que l'intrigue s'emballe et livre de nombreuses pistes prometteuses qui, faute de numéro(s) supplémentaire(s) resteront lettre morte. Dommage.
De cette fin en queue de poisson, on peut tirer cependant une satisfaction un peu douloureuse, en repensant au principe que doit appliquer le dandy selon George Brummell : "rester dans le monde tant qu'on n'a pas produit d'effet, disparaître dés qu'on a produit un effet sur la société qui nous environne".
À n'en pas douter Steve Yeowell réussit son effet, lui qui réalise cette aventure dans un style très dépouillé que je qualifierai de Sublime. Une véritable métaphysique des apparences en totale adéquation avec ce virtuose du bizarre qu'est Grant Morrison. 

Sebastian O est donc une mini-série, que je qualifierai de steampunk gothique, qui aurait mérité un développement un peu plus conséquent tant sa richesse le lui permettait, mais qui laissera je pense cependant une empreinte positive sur les gens qui la liront.  

mercredi 2 janvier 2013

Sebastian O

Steve Yeowell & Grant Morrison
... En 1757 Edmund Burke théorise la catégorie du Sublime dans sa Recherche philosophique sur l'origine de nos idées sur le Sublime et le Beau (Philosophal Enquiry into the Origin of Our Ideas of the Sublime and the Beautiful).
Ainsi, l'idée du Sublime tel qu'on le pense généralement n'est pas l'extrémité du Beau, c'est-à-dire quelque chose disons de très beau, de magnifique, mais au contraire quelque chose qui s'oppose au Beau.

Le Sublime devient dés lors une catégorie esthétique dont les critères essentiels sont l'immensité, le grandeur et la terreur. L'horreur, la description de souffrances, peuvent ainsi plaire dans ce nouveau contexte intellectuel qu'est le Sublime. Un paysage de chaos, solitaire et mystérieux devient une source de plaisir. Selon Burke le degré le plus élevé du Sublime est atteint lorsque l'on juxtapose des extrêmes ; ce procédé de contraste est ici central dans la catégorie du Sublime que théorisa l'auteur.

Le Beau concerne les objets menus aux surfaces lisses, aux lignes droites ; le Sublime concerne les objets vastes qui rappellent la notion d'infini, les surfaces rugueuses, les lignes brisées, hautes, verticales qui donnent le vertiges, ....

Burke précise également que le sentiment visé par le Sublime est celui d'un plaisir négatif, que l'auteur définit comme étant le Délice (Delight) lié à l'éloignement ou l'atténuation d'une douleur mais dont on conserve néanmoins l'empreinte physique et qui reste a fortiori douloureuse ; d'ailleurs le Sublime procède d'un art de l'imagination : on croit voir plus qu'on ne voit.
Sebastian O #1
C'est sur cette catégorie esthétique que s'appuiera le roman gothique, à partir de 1764, dont les figures de proue seront Horace Walpole ou Anne Radcliffe. L'originalité de ces romans réside presque essentiellement dans les décors : vieux châteaux en ruine aux couloirs innombrables et sombres, landes désertes et sombres etc ...

Recette du roman noir/gothique :

Un vieux château dont la moitié est en ruine ; un long corridor avec beaucoup de portes dont plusieurs doivent être cachées ; trois cadavres encore tout sanglants ; une vieille femme pendue avec quelques coup de poignard dans la gorge ; des voleurs et des bandits à discrétion ; [...]
Source.

... Dans un récent droit de réponse sur un sujet qui tel un hoquet mal réprimé agite de temps à autre le microcosme de la bande dessinée anglo-saxonne Grant Morrison a révélé que sa mini-série Sebastian O était dans un premier temps une idée pour relancer le personnage de Janus Stark ; s'il en gardera les aptitudes qui lui permettront d'apparaître aux yeux de ses mécontemporains comme un "roi de l'évasion", la manière utilisée pour s'échapper de Bedlam sera très éloignée des techniques de son modèle. 
Autre temps, autres mœurs. 
Le temps, entendu comme période ou époque, est d'ailleurs une composante essentielle de cette mini-série, et il ressort de ce que l'on appelle le steampunk.
J'utiliserai ici ce terme dans la définition proposée par Daniel Riche : "le steampunk s'efforce d'imaginer à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt".
Sebastian O #1
La période de prédilection du steampunk a longtemps été l'ère victorienne, où l'on y croisait dans, cette perspective les automates de monsieur de Vaucanson animés des dernières prouesses de la robotique du XXème siècle ou presque, la vapeur y était le pétrole de cette époque, et la machine analytique de Charles  Babbage n'avait rien à envier à nos ordinateurs domestiques. 
Dans une certaine mesure le steampunk déplace les idée du cyberpunk au XIXème siècle ; l'un regarde vers le futur et l'autre vers le passé, à toute vapeur.

Une vapeur qui ne sera pas seulement le fruit de la rencontre de l'eau et du feu mais également de celle qui génère des paradis artificiels.
Sebastian O #1
Nous verrons au fur et à mesure que Grant Morrison, le scénariste de Sebastian O va chercher dans les intertextes d'autres œuvres les traits qui donneront sa densité au récit ; la logique intertextuelle renvoyant bien évidemment à l'imaginaire collectif où, la qualité du sujet (ou de l'objet) cité ne vient pas de la fidélité à ce dernier mais plutôt de la cohérence du souvenir ou de l'imagination qu'il entretien avec.

... Emprisonné suite à une arrestation arbitraire et par la grâce d'un jugement arrangé du moins selon lui, Sebastain O s'évade donc de son cachot après quelques années et, telle une flèche qui quitte l'arc aux formes de lèvres dans un jet décisif, part sur le chemin de la vengeance. Non sans avoir pris un bain et changé de vêtements.
Car Sebastian O est un dandy et par n'importe lequel. 
L'univers intertextuel construit par Morrison renvoie son personnage à la figure emblématique d'Oscar Wilde.
En premier lieu en lui donnant le prénom que l'écrivain  avait emprunté lors de son exil en France après justement sa peine de travaux forcés, puis en intitulant le premier numéro de son triptyque The Yellow Book référence au livre que lit Dorian Gray dans le roman Le Portrait de Dorian Gray. Un livre qui s'il n'est pas explicitement cité dans le roman de Wilde est sans nul doute le roman de Joris-Karl Huysman À Rebour, un livre dont l'atmosphère n'est pas étrangère à celle dans laquelle Morrison plonge ses personnages. 
      
Sebastian O est donc une des toutes première (la première ?) bandes dessinées steampunk bien avant Moore ou Warren Ellis, un univers intertextuel agrémenté d'une atmosphère qui emprunte autant au Sublime qu'à Chapeau Melon et Bottes de Cuir.
L'Héritage Diabolique - Chapeau Melon et Bottes de Cuir
  

mardi 1 janvier 2013

2013

... Or, donc premier jour de l'année 2013 que je vous propose de passer avec Thora (alias Amber Heard source), accompagnée de Grant Morrison qui nous interprète une chanson qui lui a été donnée lors d'un rituel magique, qu'il a accompli pendant l'écriture de sa série Les Invisibles (1994-2000), par John Lennon (dont je rappelle qu'il est décédé en 1980) ...la guitare lui a été prêtée par Gerard Way (leader du groupe My Chemical Romance et auteur de l'excellente série The Umbrella Academy) qui lui est toujours en vie :