dimanche 22 décembre 2013

Stormwatch : Team Achilles #1 (2/2)

Suite et fin de la première aventure de Stormwatch : Team Achilles :


(À suivre .... (et dans le recueil publié par SEMIC))

samedi 21 décembre 2013

Stormwatch : Team Achilles #1

Suite à mon premier billet sur la série écrite par Micah Ian Wright et dessinée par Whilce Portacio, Stormwatch : Team Achilles et en attendant le suivant je vous en propose le premier épisode publié dans un recueil par l'éditeur SEMIC.
On trouve à la traduction l'ami Niko.
Ce premier épisode a été ici divisé en deux, la suite est pour demain .....

dimanche 15 décembre 2013

Stormwatch : Team Achilles


... L'idée de regrouper plusieurs personnages aux qualités complémentaires au sein d'une équipe est sans doute héritée de l'auteur George Allan England (Cf. Lauric Guillaud) qui la met en page dans son roman The Flying Legion (1920) ; une idée qui fera long feu puisque Jack Williamson l'utilise dans Golden Blood (Sang Doré en V.F) sans oublier The Shadow et Doc Savage au début des années 30, respectivement justicier masqué et surhomme dont l'efficacité repose aussi sur l'équipe de professionnels aguerris qui les entoure.
On se souviendra également des Sept Samouraïs et des Douze Salopards ; sans oublier la Justice Society of America dont on dit qu'elle s'est inspirée de la Société des Détectives Infaillibles.
Scott Godlewski
... À l'origine Stormwatch (1993) est une équipe composée de super-héros ou plus distinctement de "méta-humains" de toute nationalité et de commandos paramilitaires agissant pour le compte des Nations Unies. Leur base opérationnelle est une station orbitale, nom de code de Skywatch ; et les opérations sont supervisées par le Weatherman.
L'arrivée au numéro 37 d'un jeune scénariste, Warren Ellis, donne un bon coup de fouet à la série qui n'avait jusqu'alors pas fait d'étincelles ; ce qui fera dire à J. M. Lainé & J. P. Renoux (in SCARCE N°58) qu'Ellis transforme "cette série insipide en passionnant thriller d'espionnage psychologique". 
Stormwatch #37 / NOVA n°228
Vingt-cinq numéros plus tard, Warren Ellis tourne la page de Stormwatch (dans des conditions que je ne révélerai pas ici) et introduit une nouvelle équipe : The Authority.
Cette dernière se caractérisera notamment par des actions dite proactives, c'est-à-dire qu'elle "agit sur des faits à venir", en d'autres termes elle anticipe les menaces et les détruit avant qu'elles ne se concrétisent. Ou presque.
 ... À l'origine Stormwatch Team Achilles devait s'intituler Team Achilles, c'est à partir du moment où le scénariste Micah Ian Wright a décidé de transférer l'équipe de l'armée américaine à l'O.N.U. que la série a été renommée. D'autant qu'à partir de ce moment-là elle pouvait tenter de capitaliser sur le succès "rétrospectif" du Stormwatch d'Ellis.
D'abord prévue comme une mini-série de 6 numéros elle deviendra une série à suivre.
L'idée du jeune scénariste est de mettre de la politique dans son comic book, si l'idée n'est pas neuve elle s'inscrit néanmoins dans un climat très particulier. En effet le premier numéro paraît en septembre 2002 soit un an après les attentats du 11 septembre 2001.
Et le contenu de ce premier épisode rappelle peu ou prou ce qui s'est passé en 2001 au cœur de Manhattan.
Dans un entretien accordé en 2004 à Fabrice Sapolsky pour Comic Box Micah Ian Wright dit alors : "Je n'ai pas eu à subir la moindre ingérence de la part de Wildstorm sur ce titre [...]."
Cette série inspirera par ailleurs le commentaire suivant à Kurt Busiek : "C'est comme le Sgt Rock, mais avec des super-héros." 
Et en effet, Stormwatch Team Achilles est composée d'anciens soldats dont seule l’expérience du métier des armes peut faire la différence face à une quelconque menace. Et les super-héros sont envisagés sous cet angle menaçant.   
Micah Ian Wright peaufine particulièrement l'aspect militaire de la série, il s'ingénie à faire utiliser par ses personnages certaines armes qui équipent les force armée de notre réalité et sature les récitatifs de descriptions balistiques ou donne le mode d'emploi de telle ou telle arme. Ce qui ne veut pas dire que l'exactitude est au rendez-vous, mais c'est plutôt efficace.
Il faut dire que le scénariste se présente lui-même comme un ex-sous-officier des Rangers avec une solide expérience des théâtres d'opérations extérieures puisqu'il a participé à l'invasion du Panama (1989-1990).
A contrario, il se révélera être un opposant à la politique interventionniste des U.S.A et notamment à l'invasion de l'Irak (2003) au travers d'ouvrages tels que You Back the Attack, We'll Bomb Who We want! (Revenez à l'attaque, nous bombardons qui nous voulons !) en 2003  dans lesquels il détourne des affiches de la Seconde Guerre mondiale.
Cependant la politique qui intéresse le jeune auteur est à entendre dans son spectre le plus large.
Ainsi Micah Ian Wright avait-il proposé à la Marvel un projet où un homme innocent est viré de son boulot et qui, désespéré de ne pas avoir de mutuelle pour sa femme enceinte, accepte le premier job qui lui tombe sous la main.
Malheureusement, c'est un boulot pour l'A.I.M. un groupe de savants à la solde des pires criminels.
Au moment de l'interview de 2004 pour Comic Box, le scénariste est alors en train de travailler sur une série pour Wildstorm : Vigilante, "quelqu'un avec un gros flingue qui rétame les criminels qui échappent à la justice ... Mais il ne s'agira pas de dealers de drogue cette fois, plutôt de criminels en cols blancs".
Une série qui si elle verra bien le jour, n'aura plus rien à voir avec le pitch de M. I. Wright, et pour cause. 
En 2002 l'auteur publie sur son site internet des posters de la Seconde Guerre mondiale, ceux-là mêmes que l'on retrouvera un peu plus tard dans son premier ouvrages (voir supra).
Ces publications anti-guerres et donc anti-Bush sur son site entraînent rapidement moult réactions négatives, allant jusqu'à des menaces de mort.
C'est alors que l'idée de dire qu'il est un ex-rangers, un mensonge qu'il a déjà utilisé au lycée pour impressionner ses amis refait surface.
L'idée c'est d'opposer à ses détracteurs l'image d'un veteran, mais pas n'importe lequel : un ranger qui a participé à l'invasion du Panama, devenu militant anti-guerre.
Reste qu’après cette mise au point les menaces de mort chutent d’après Wright lui-même, et les mail montrent qu'il est alors possible de critiquer la politique étrangère de George W. Bush mais à condition d'être un ancien militaire. Toujours d’après Micah Ian Wright. 
Peu après cette mise au point (qui se révélera être un mensonge) Micah Ian Wright est contacté par un éditeur pour faire un livre avec ses affiches de propagande détournées.
Si l'éditeur trouve le travail de Wright excellent, il est aussi (surtout ?) intéressé par cet ancien militaire qui a fait la guerre (celle du Panama) mais qui est maintenant contre la guerre.
Plutôt que de se rétracter Micah I. Wright s'enferre et en rajoute, il justifiera cela en écrivant plus tard que ses recherches sur l'invasion du Panama (pour mieux accréditer son mensonge) lui ont démontré que le gouvernement de l'époque avait utilisé la même propagande que celle faite à partir du 11 septembre 2001 par l'administration de George W. Bush pour envahir l'Irak.
Son passé militaire, dont personne ne se doute qu'il est un mensonge fera finalement deux pages dans le Washington Post (06/07/2003).
Mais un an après l'article dans le Washington Post Wright apprend que le même chroniqueur des potins mondains, Richard Leiby, qui lui avait consacré deux pages dans ce quotidien travaille sur un article qui s'interroge sur son passé militaire.
Il décide donc d'avouer son mensonge par une publication via l'Internet.
Cette révélation annule immédiatement la publication de son second ouvrage If You're Not a Terrorist, Then Stop Asking Questions (il sera publié ultérieurement par un autre éditeur), et l'éditeur Wildstorm annule purement et simplement la série Stormwatch Team Achilles au numéro 23 (le scénario du numéro 24 est disponible ici au format pdf).
(À suivre ....)     

samedi 14 décembre 2013

Captain Miss America



Thicke, Gaye and Prince

vendredi 13 décembre 2013

L'Homme Truqué de Lehman & Gess

L'Homme Truqué de Lehman & Gess est l'adaptation libre d'une nouvelle homonyme de Maurice Renard (qui se trouve être dans le domaine public), dans laquelle il est également fait référence à un roman du même auteur, le Péril Bleu (également dans le domaine public).
Serge Lehman & Gess (sans Fabrice Colin cette fois-ci) inscrivent leur nouvelle colaboration dans l'univers de la Brigade Chimérique, et donc dans le sillage de ce qu'ils ont nommé le Radiumpunk.
On y croise bien évidemment le Nyctalope personnage créé par Jean De la Hire, Marie Curie, Maurice Renard, etc...
Je ne connais ni la nouvelle, ni le roman de Renard (qui a théorisé par ailleurs le merveilleux scientifique c'est-à-dire la science-fiction avant qu'elle ne porte ce nom), mais ils fonctionnent très bien ensemble ; ce qui donne une sympathique aventure de science-fiction et introduit donc un nouveau personnage : "l'homme truqué" du titre.
Le projet de Serge Lehman est de créer à partir de personnages de la littérature populaire européenne un pendant aux univers super-héroïques d'outre-Atlantique. 
Avec cette nouvelle incursion dans l'Hypermonde où la superscience a d'une certaine manière fabriqué une uchronie, Serge Lehman et Gess délimitent une époque : La Brigade Chimérique en est l'oméga et L'Homme Truqué l'alpha ; et puisque cette dernière série parait dans une collection dite de L'Hypermonde, il est à parier que d'autres histoires de cette univers y seront publiées.

À l'instar de son modèle l'univers Wold Newton créé au départ par P. J. Farmer, Serge Lehman met en scène dans les récits de L'Hypermonde des écrivains dont il fait les biographes de leur créature, entendu que cette dernière est un personnage ayant une existence réelle dans le monde décrit.
Ici Maurice Renard sera celui du lieutenant Jean Lebris alias l'homme truqué, qui blessé sur le front en 1918 deviendra aveugle.
Capturé puis livré à des savants il deviendra capable de "voir" l'électricité, celle qui émane des corps humains par exemple.

Si le travail des deux auteurs est vraiment excellent de mon point de vue, il y a toutefois un bémol à apporter et il concerne le prix de l'album : 15 euros. 
Si le format est supérieur d'un cinquième à celui des ouvrages originaux de la Brigade Chimériques, qui était déjà une série d'albums trop chers à mon avis, il n'en demeure pas moins que ça reste cher même pour un album 64 pages.
Ceci étant dit, l'Atalante n'est malheureusement pas le seul éditeur à proposer des produits beaucoup trop chers à mon goût.

jeudi 12 décembre 2013

Gadgetman (suite et fin)

Fin de l'aventure de Gadgetman paru à l'origine dans l'hebdomadaire britannique LION puis dans le mensuel Atémi pour la traduction française.


(Fin)