jeudi 31 mars 2016

Batman : Nuit après nuit (Kelley Puckett & Tim Sale)

... Une histoire courte par Kelley Puckett & Tim Sale en noir & blanc que l'on retrouve justement au sommaire d'un des volumes Batman Black and White, comme l'histoire d'Otomo (Pour en savoir +), et disponible également au moins en version française dans le Batman Halloween 1 chez SEMIC.
L’histoire courte est un exercice difficile, qui repose souvent sur la chute mais aussi (de mon point de vue) sur la prouesse artistique, Puckett & Sale s'en sont-ils bien tirés ?

À vous de voir ....  







La traduction du recueil où a paru cette histoire a été faite par Alex Nikolavitch Racunica & Ed Touriol/MAKMA (Je ne sais pas qui a fait précisément quoi, qu'ils en soient remerciés tous les deux [-_ô])

mercredi 30 mars 2016

Canicule (Vautrin/Baru)

« Le roman noir, c’est l’apprentissage sur le tas. C’est la vie sous la couverture. Dans l’ombre et dans la marge. Une discipline qui sied aux autodidactes, aux libres penseurs, aux doux dingues de l’utopie, aux fascinés de l’anarchie, aux ennemis de l’ordre noir. »



Adapté pour le coup par Baru en une centaine de pages, Canicule de Jean Vautrin (également adapté au cinéma par Yves Boisset) est une plongée dans le "rural noir". En lieu et place des 4 copains partis descendre la Cahulawasee River dans le roman de James Dickey, on a Jimmy Cobb criminel en fuite qui tente d'échapper à ses poursuivants.
Les gaillards et les gisquettes sur lesquels il va tomber en Beauce, n'ont rien à envier à ceux qui vivent en Géorgie dans le roman de Dickey Délivrance (adapté par John Boorman pour le cinéma en 1972). 
Le roman noir nous dit Thomas Narcejac, au même titre que la bande dessinée du même genre ajouterais-je "peut se ramener à trois grands thèmes : la clandestinité, la cruauté et la révolte", et pour enfoncer le clou, comme Sartre l'a dit : l'homme est de trop. 
Canicule est une histoire absurde sur fond de pauvreté (pas seulement pécuniaire) et de brutalités quotidiennes, où l'horreur exprime totalement la condition humaine même si nous dit Baru, il a choisi d'accentuer le côté grotesque pour rendre le reste supportable.
L'idiome du rural noir en tant que genre, ce dernier entendu au sens d’une convention de nature esthétique et institutionnelle partagée, a besoin pour s'exprimer de trois notions fondamentales (Cf. Pierric Guittaut) : le monde forestier (faune, chasseurs et exploitants), la petite ville et sa mythologie (repli, commérages, vendettas, sexualité exacerbée, continuité historique)  et la rudesse de la vie au quotidien (pauvreté et éducation fruste, climat et nature hostile, omniprésence de la mort), et en ce qui concerne Canicule, elle le baragouine plutôt bien cet idiome.
La mise en récit de Baru est si efficace, si parlante, si expressive qu'il n'hésite pas à nous livrer des planches totalement muettes mais d'une redoutable efficacité.

... Vous l'avez compris Canicule a été un très très bon moment de lecture, une plongée crue dans ce qui peut se faire de mieux en rural noir à la française. 
Canicule c'est si je puis dire la rencontre fortuite sur une table d’équarrissage des Tontons flingueurs et de Délivrance, baignée par un soleil de plomb.

mardi 29 mars 2016

La Princesse des glaces (C. Läckberg/O. Boquet/L. Bischoff)

... L'adaptation en bande dessinée du roman de Camilla Läckberg : La Princesse des glaces par Léonie Bischoff (dessin) & Olivier Bocquet (scénario) est un fort bel album.
L'un de ceux qui produisent un intérêt certain et immédiat au travers de sa forme.
Les deux auteurs ont choisi un introduction sinon original du moins l'une de celles qui qui retient l'attention.
C'est en tout cas ce qui s'est produit dans mon cas :
À partir de là il n'était plus question de lâcher l'histoire jusqu'à sa conclusion, d'autant que les qualités de cette dernière (que l'on retrouve dans le roman homonyme certainement) en font un véritable page-turner (autrement dit un livre scotchant).
Les deux auteurs se sont très impliqués dans cette adaptation, non seulement ils ont lu le livr.
Ne riez pas, j'ai entendu il y a quelques temps Sean Penn expliquer lors d'une interview qu'il avait écrit le scénario de Gunman sans avoir lu le livre de Jean-Patrick Manchette dont ce film est pourtant une adaptation bref, ils ont lu le livre disais-je mais en plus il se sont rendus en Suède dans le village où se déroule l'histoire.
Toutefois l'idée n'était pas de proposer une illustration rigoureuse du roman mais bien au travers de leur sensibilité, d'écrire et de dessiner une variation de La Princesse de glace. C'est du moins comme cela que je l'ai compris au travers de ce que j'ai pu lire dans les entretiens qu'ils ont accordés.
Ainsi certains éléments, qui sont de belles trouvailles en plus, et la presque totalité des dialogues sont le fruit du travail d'Olivier Bocquet & de Léonie Bischoff.
Contrairement à ce que pourrait laisser croire certaines pages, comme celle ci-dessus, La Princesse des glaces n'est pas un livre pour de jeunes lecteurs, la noirceur de l'intrigue et certaines scènes en font une bande dessinée Noir, comme on peut le dire d'un film ou d'un roman.
Je crois savoir que les deux auteurs vont prolonger leur travail en adaptant deux autres romans de Camilla Läckberg, compte tenu du plaisir que j'ai eu en lisant cet album il va sans dire que je serais de l'aventure pour les deux suivants.
À Fjällbacka, il n'y a pas de rideaux aux fenêtres. Ce n'est pas qu'il n'y a rien à cacher : c'est que tout le monde regarde ailleurs. Ce qui permet à certains secrets de rester enterrés pendant des décennies. Mais quand ils refont surface, personne n'en sort indemne. Personne.

lundi 28 mars 2016

Hellblazer (#162-163) suite

... Deuxième partie de l'histoire concoctée par Brian Azzarello & Guy Davis pour le compte de la série Hellblazer sous une couverture de Tim Bradstreet (comme celle du n°162 - Pour en savoir +) ; comme je l'ai dit, le run d'Azzarello est mon favoris sur ce personnage (secondaire) créé par Alan Moore dans les pages de la série Saga of the Swamp Thing.





















Editions THOT, lettrage Pascal Buffaut, traduction Jim Lainé.

vendredi 25 mars 2016

Hellblazer #162-163 (Azzarello/Davis)

... J'ai déjà parlé, à deux reprises, du run d'Azzarrello sur Hellblazer pour Hard Time (Pour en savoir +) et pour Good Intentions (Pour en savoir +), en ce qui me concerne ce sont les meilleurs histoires écrites sur ce personnage (du moins de celles que j'ai pu lire jusqu'à maintenant), une bonne partie de ce qu'a écrit Brian Azzarrello a été publié en français par l'éditeur THOT, traduction de Jim Lainé (Urban Comics annonce deux recueils pour bientôt qui proposeront la totalité de ce que ce scénariste a fait sur ce personnage).
Pour le troisième tome des éditions THOT  intitulé Freezes Over je vous propose d'en lire une histoire (en deux parties) qui représente pour moi la quintessence du travail d'Azzarello sur John Constantine, Guy Davis est au dessin, Lee Loughridge à la colorisation, Pascal Buffaut s'occupe du lettrage (de la V.F) et Jim Lainé est bien sûr à la traduction :






















(À suivre ....)