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Articles

Une Heure-Lumière, Hors-série 2018 [Le Bélial']

••• Proposé gratuitement dans le cadre d'une opération promotionnelle : pour deux titres achetés entre le 6 septembre 2018 et le 31 octobre de la même année, hors numérique, de la collection « Une Heure-Lumière » de l'éditeur Le Bélial', [Pour en savoir +], ce hors-série met les petits plats dans les grands.

Sous une magnifique couverture d'Aurélien Police, l'artiste qui à mon avis doit garantir une bonne partie des ventes de ladite collection, ce hors-série propose un éditorial d'Olivier Girard, big boss des éditions en question, un entretien avec -justement- Aurélien Police, une nouvelle inédite en français de Ken Liu, et bien entendu le catalogue de la collection. 
Lequel est agrémenté pour presque chacun des 16 titres parus d'un « blurb » venu d'une critique d'un blogueur ou d'une blogueuse, non professionnel. Une plutôt belle idée.
Tout comme cette collection d'ailleurs, qui présente la particularité d'être consacrée à des textes court…
Articles récents

Gwendy et la boîte à boutons [King/Chizmar/Pagel]

••• Court récit, Gwendy et la boîte à bouton est ce qu'on appelle communément une novella. Stephen King a collaboré cette fois-ci avec Richard Chizmar, auteur multi-récompensé aux États-Unis, mais inconnu chez nous. Ou presque, l'une des anthologies qu'il a dirigée (Au seuil des ténèbres) a été traduite chez J'ai Lu dans la collection Millénaire.
Bien que différente, cette novella m'en a rappelé une autre intitulée Colorado Kid (commercialisée dans l'Hexagone en 2006), du même Stephen King.

Dans les deux cas, prenant prétexte d'un mystère, vous connaissez la différence entre un mystère et une énigme n'est-ce pas ?!, or donc sorte de « McGuffin », ici un tantinet plus fantastique que dans la novella de 2006, ladite boîte à boutons est surtout le prétexte à brosser le portrait d'une jeune femme. Et en creux peindre, de manière assez superficielle toutefois, la société dans laquelle elle vit. 

C'est ce coup-ci, fort joliment écrit par King & Chizm…

Weapon X [Greg Pak/Yildiray Cinar] Marvel

••• Si ma curiosité a été éveillée par les couvertures de Rahzzah, tout en sachant qu'il n'en était pas le dessinateur des pages intérieures, je me suis lancé dans la lecture de ce run d'une douzaine de numéros (du #12 au #23), dont le premier inaugure l'ère «Legacy». Si la qualité pouvait se mesurer au nombre de labels qu'un éditeur peut étrenner, Marvel sûrement en tête du classement. 

Eu égard à la bonne impression que m'avait laissée Greg Pak sur la série Hulk, j'avançais confiant. 

Las, Weapon X, à force de simplisme scénaristique ne mérite même pas que je m'échine à en parler. Même si je vais quand même le faire.

       Les numéros 12, 13 et 14 donnent assez bien le ton : l'équipe arrive quelque part, elle se bastonne avec un ou des adversaires, pendant des pages et des pages, et elle passe à autre chose. 

Aucun des personnages de l'équipe, ne bénéficient d'un quelconque bagage « psychologique », la palme revenant à Domino, qui nous bassi…

We Stand On Guard [Brian K. Vaughan/Steve Skroce]

••• Plutôt pas mal ce We Stand On Guard
La forme courte semble avoir galvanisé Brian K. Vaughan, dont les scénarios à rallonge, procrastinent un peu trop à mon goût. 

       Or donc, transposition assez limpide des multiples conflits qui détruisent des pays détenteurs de richesses fossiles en tout genre ; il y a néanmoins peu de chance que We Stand On Guard prêche, via la traduction de Jérémy Manesse, autre chose que des convaincus. Toutefois, ce verni politique n'est pas inutile à la mécanique scénaristique, dans la mesure où il fait à la fois office de rouages et de lubrifiant.

Sans réelles surprises, car finalement assez proches de ce que propagent nos propres actualités, ce récit se lit pourtant avec un plaisir évident. 

       Très brillamment soutenu par un Steve Skroce épatant, Vaughan livre l'équivalent d'un Hollywood Night™ d'encre et de papier qui, s'il ne parvient pas à obtenir la mention « arme de distraction massive », s'en tire cependant avec les ho…

Jour J, t26 et t34 [Duval & Pécau, Farkas]

••• Le Dieu vert, 34ème tome de la série Jour J, à vocation uchronique, complète et termine l'histoire commencée au 26ème, et intitulé La Ballade des pendus. Deux albums commercialisés respectivement au prix de 15,50 € et de 14,95 €.

1473, l’ambassadeur du Mali accoste à Aigues-Mortes pour assister au vote visant à attribuer la nouvelle couronne de France.......
       L'impression qui me reste après avoir lu ces deux albums et qu'un travail historique considérable a été abattu par Fred Duval & Jean-Pierre Pécau, mais au détriment d'une intrigue solide. De celles qui malgré des insuffisances en Histoire, rendent captivante l'histoire pour à peu près n'importe quel lecteur. Et force m'est de constater que du côté du scénario, c'est plutôt morne plaine.
Sans entrer dans des détails dont la connaissance ne ferait pas de bien à un scénario que je juge déjà bien anémique, pour quiconque n'aurait pas encore lu ce diptyque, disons que les personnages pri…

n'envoyez pas de fleurs [Martín Solares/Christilla Vasserot]

••• Sous le prétexte d'un polar, Martín Solares sculpte le portrait d'un pays. Lui-même originaire de l'état de Tamaulipas, situé au nord du Mexique, il y incruste son roman à coups de marteau.

Si la première partie surprend par sa violence, elle donne à lire le récit d'une enquête somme toute banale. La deuxième surprend et confirme que le « polar » n'était qu'une excuse, tout en restant aussi violent. À tel point que le personnage central de cette seconde partie, quand bien même est-il apparu lors de la première comme la parfaite incarnation d'un pays en proie au chaos, à la violence et à la corruption. La description d'une tuerie, menée par des détenus qui ont obtenu une autorisation de sortie du directeur de la prison pour la perpétrer, donne une idée de ce dont parle n'envoyez pas de fleurs. Or donc, cet homme apparait dans la partie qui lui est consacrée comme n'étant pas le pire de ce que La Eternida avait en stock. Glaçant !

        369 p…

Superposition [David Walton/Éric Holstein]

« [..] un thriller quantique à la mécanique implacable, qui tient en haleine jusqu’à la dernière page.» selon ActuSF son éditeur français. Du moins l'un de ses éditeurs, puisque Superposition verra les éditions FOLIO l’intégrer cette année, à leur collection. Avec toujours une postface de Roland Lehoucq, amateur de SF et surtout pour le coup, scientifique multicapé.  FOLIO garde aussi, si j'ai bien compris, la traduction d'Éric Holstein.
Or donc, quel meilleur moment pour lire ce roman que celui où il connaitra (mais pas encore tout à fait) lui-même une sorte de superposition éditoriale.

Au-delà de cette fantaisie, et malgré la postface scientifique éclairante (mais abstruse) de Roland Lehoucq, Superposition peine à convaincre. Oscillant et là ce n'est plus seulement une figure de style, entre le très commun et quelques bonnes idée. Sans être ennuyeux, il m'a cependant fallu attendre la fin du 37ème chapitre (sur 41) et son suivant pour que l'idée à la base du ro…