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Articles

Chiens de guerre [Adrian Tchaikovsky / Henry-Luc Planchat]

« Je m’appelle Rex. Je suis un bon chien. »
Mais fait-on de la bonne littérature de genre avec un « bon chien » ? 
Je me suis posé la question pendant 320 pages, et la réponse est non en ce qui concerne le cas d'espèce traité ici. 
En effet Chiens de guerre, court (sans jeux de mots) bien trop de lièvres à la fois, et surtout n'en capture aucun. Adrian Tchaikovsky, s'il n'invente rien dans son roman, s'obstine à vouloir creuser l'aspect éthique de son intrigue, alors que visiblement il n'a rien à dire de plus sur le sujet qui n'ait déjà été dit. Ceci au détriment d'une intrigue intéressante. C'est creux, et en plus on s'ennuie ferme.

Ses personnages ne sauvent pas les meubles, et même Rex, qui a pourtant droit à un traitement de faveur, est un personnage en qui j'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser. Miel qui occupe disons, la seconde place en terme de présence, est sûrement le personnage qui devient le plus incongru du roman, compte ten…
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La Dette [Mike Nicol / Estelle Roudet]

Vers 2005 ou 2006, la plupart des médias s'en faisait l'écho, Philippe Djian opérait une sorte de révolution littéraire. En effet, avec Doggy bag le célèbre romancier lançait une série de romans écrits « avec les codes de la série télé ». On pouvait même lire qu'il leur empruntait « la structure en 24 images seconde » ; comprenne qui pourra.
En 2019 je n'ai toujours pas lu les six tomes de la série en question, mais je viens de lire un roman dont je peux dire qu'il m'a fait penser à une série télévisée. 

            Divisé en trois parties, comme autant d'épisode, La Dette de Mike Nicol se déroule dans une Afrique du Sud contemporaine de sa publication. On y suit les mésaventures de Mace Bishop, un Blanc, et de Pylon Buso, un Noir, qui ont pris les armes aux côtés du  « MK » la branche armée et clandestine de l'ANC, au moment de l'apartheid, et se sont depuis reconvertis dans la protection de riches amateurs de « tourisme médical ».

Mais comme le titre…

PariZ [Rodolphe Casso]

Le « zombie », tel que nous le connaissons aujourd'hui, et qui prend son essor grâce au réalisateur George Romero dès 1968, s'inspire certainement plus du célèbre roman de Richard Matheson « Je suis une légende », que des rites vaudous. 
Ainsi, la horde poussée par le désir instinctif de se nourrir, le décor post-catastrophe, et bien sûr la perspective narrative du rescapé ; tout cela est déjà dans ce roman de 1954. 
On peut aussi y ajouter le thème l'enfermement ; que ce soit une maison, un centre commercial, voire derrière un gigantesque mur.
Dans « PariZ », Rodolphe Casso, dont c'est le premier roman, situe la majeure partie de son histoire dans les couloirs du métro parisien. 

            Mais l'épidémie de « zonards » est surtout un prétexte. 
Il n'est en effet jamais question de « zombies » dans le roman ; pas plus que les personnages dont nous ferons la connaissance n'ont vu ou lu d'histoires les concernant. 

Les zonards donc, sont essentiellemen…

L'Agence [Mike Nicol / Jean Esch]

Acheté sur la foi de son titre, le dernier roman de Mike Nicol paru en France me fait par la même occasion découvrir ce romancier d'Afrique du Sud. Si en faisant quelques recherches après coup, je me suis aperçu que L'Agence était de deuxième d'une série entamée avec Du Sang sur l'arc-en-ciel, je ne regrette pas du tout cette entrée en matière. Qui ne souffre apparemment pas trop, de ne pas connaitre son prédécesseur.

Commercialisé dans la célèbre collection de la Série noire™, L'Agence n'en est pas moins surtout, un « roman d'espionnage ». Lequel enfile avec élégance l'adage de John le Carré disant de ce genre littéraire qu'il était, je cite, « une guerre dans les coulisses de la bonne conscience ». La bonne conscience en question étant ici, la Nation arc-en-ciel© si chère à Desmond Tutu.

            Entre la Mother City et Berlin, via une escale à l'aéroport de Schipol et quelques pérégrinations en République centrafricaineMike Nicol semble s…

Une cosmologie de monstres [Shaun Hamill / Benoît Domis]

Outre des protagonistes auxquels on s'attache rapidement, outre une activité professionnelle originale qui occupe en partie les principaux personnages, outre une entée en matière saisissante : « Je me suis mis à collectionner les lettres de suicide de ma sœur Eunice à l’âge de sept ans. », outre une magnifique couverture d'Aurélien Police.
Ce qui m'a vraiment captivé, c'est la candeur, la quasi naïveté presque, de l’élément qui fait de « Une cosmologie de monstres» un roman Fantastique.
Et non pas seulement l'attachante autopsie d'une famille sur un peu plus de trois décennie, qu'elle est aussi. 
            Si une fois plongé dedans, la brièveté du roman joue de toute façon pour lui (un peu plus de 400 pages), je ne vous cache pas que l'apparition de l’élément Fantastique (dont je ne peux rien dire) m'a sérieusement fichu la frousse.
Comment en effet Shaun Hamill allait-il s'en sortir en s'acharnant à garder le truc le plus incroyable de son r…

Comment je suis devenu super-héros, entretien avec Gérald Bronner

« Paris 2020. Dans une société où les surhommes sont banalisés et parfaitement intégrés, une mystérieuse substance procurant des super-pouvoirs à ceux qui n’en ont pas se répand.
Face aux incidents qui se multiplient, les lieutenants Moreau et Schaltzmann sont chargés de l’enquête. Avec l’aide de Monté Carlo et Callista, deux anciens justiciers, ils feront tout pour démanteler le trafic. Mais le passé de Moreau ressurgit, et l’enquête se complique… ».
            Programmé pour une sortie en salle le 14 octobre 2020, le film de Douglas Attal est l'adaptation d'un roman de Gérald Bronner paru en 2007.
Un roman que j'avais lu à sa sortie, et beaucoup apprécié. Au point de contacter l'auteur, qui si je m'en souviens bien, signait à l'époque au salon du Livre sur la place™ à Nancy.

Très gentiment il avait accepté de répondre à quelques questions par courriel. Un entretien publié à l'époque sur le site SUPERPOUVOIR.Com©. 

Si ma critique du livre a disparu dans crash…