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Articles

Affichage des articles du avril, 2017

LAZARUS t.5 Génocide programmé

....Ce cinquième tome de la série, écrite par Greg Rucka, dessinée par Michael Lark - assisté à l'encrage par Tyler Boos- & colorisée par Santi Arcas s'apprécie à la fois, en tant que tel mais aussi en ce qu'il s'inscrit dans une série à la qualité grandissante. Une série dont le scénariste a laissé entendre un temps, qu'il avait suffisamment d'idées pour écrire une centaine de numéros.
Pour mémoire, Génocide programmé reprend les numéros 22 à 26 parus mensuellement aux U.S.A.

Dans le cadre de la série donc, ces 5 numéros restent à la hauteur de ceux qui l'ont précédés. Et si le titre dudit recueil est tout à fait explicite quant à ce qui s'y déroule, il n'empêche pas Rucka de faire toujours autant preuve de finesse et de duplicité. Et de réserver quelques surprises, dont une particulièrement terrifiante.
Du moins son introduction dans la série fait tout pour qu'elle le soit. Et c'est très réussi.

En tant qu'album, bien qu'il ne pui…

À mains nues (Paola Barbato)

.... Dans le cas de figure où vous vous trouveriez seul face à un couple de terroristes, un couple composé d'un homme et d'une femme, la règle voulait qu'on devait d'abord abattre la femme.
Pourquoi me direz-vous ?

Eh bien, À mains nues, le roman écrit par Paola Barbato contient un élément de réponse.

Roman particulièrement violent, d'un type dont je ne peux d'habitude aller jusqu'au bout, À mains nues dévoile aussi une romancière assez exceptionnelle, du moins dans le genre du thriller
Dire qu'elle ne prend pas de gants n'est pas qu'un jeu de mots facile, mais surtout elle donne une perspective plutôt originale à ce qui n'aurait pu être qu'un étalage d'une violence inouïe et se montre aussi douée que l'un de ses personnages en matière de danse, mais contrairement à lui il ne s'agit pas de danses de salon.

J'ai découvert - si je puis dire - Paola Barbato viaUT, une bande dessinée italienne publiée dans l'Hexagone par l&#…

The Omega Men (King/Bagenda/Fajardo Jr.)

….Formellement la maxi-série The Omega Men est porteuse d’une ambiance à nulle autre pareille. Choisir d’utiliser une mise en page de type « gaufrier », sur un nombre aussi important de planches, est une belle idée tant la démarche est atypique ; même si on frise pour le coup un peu l’overdose lors des premiers mois. 
Les dialogues sont aussi un des points forts de ces premiers numéros, du moins d’un point de vue (là aussi) formel : utilisation d’une langue extraterrestre (et qui nous est incompréhensible), les hésitations, les répétitions, etc. Tout cela donne une impression de spontanéité assez bluffant. 

Pour le fond, ou les explications, on repassera on patientera …
En effet, Tom King - le scénariste - semble avoir décidé de baser son scénario sur le mystère, en appliquant la fameuse règle dite du « Show ! Don’t tell ! » de manière la plus radicale qui soit. Au risque de perdre ses lecteurs en route ; ou à défaut de me perdre.

L’arrivée au 4ème numéro de Toby Cypress aux dessins, en …

All-New Wolverine (Taylor/López) Panini

....Version afterpop d'un des personnages les plus populaires de l'éditeur new-yorkais, dont il reprend d'ailleurs le nom de code (et qui a succombé à ce qu'il faut bien appeler un cliché), Laura Kinney n'est pas la fille de Logan (alias Wolverine), mais un clone du mutant canadien.
Ses aventures sont écrites par Tom Taylor et dessinées par David López, pour l'arc narratif dont je vais parler.
Soit les 6 premiers numéros de la série mensuelle américaine, publiés dans les pages de la revue française All-New Wolverine & X-Men numérotée 1 à 4.
.... C'est en feuilletant la revue en question que j'ai eu envie de lire les aventures de ce personnage, mais les revues de l'éditeur Panini ont un sommaire anthologique qui ne m'intéresse plus depuis longtemps. Je préférerais en effet et de loin, qu'il propose des sommaires consacrés à une seule série, dans le format par exemple, qu'il donne à ses hors-séries plutôt que d'acheter des revues dont…

Aera 10 (Vertigo Crime) Christos N. Gage/Chris Samnee

....Jusqu'à la 75 ème planche (environ) sur 179, je ne donnais pas cher du scénario de Christos N. Gage. Mais ma ténacité (et ma curiosité) a fini par payer.
En effet à partir de là, Area 10 (Zone 10 chez l'éditeur Delcourt) publiée dans l’éphémère collection Vertigo Crime (de DC Comics) aux U.S.A., a déjoué tous mes pronostiques, et s'est révélée être un excellent polar.

L'impression de « déjà-lu » fait place à une histoire joliment construite (où cette impression devient donc une ruse de siouxe), que Chris Samnee met en image avec sobriété. 
Ce qui contrebalance d'ailleurs l’aspect un poil fantastique de l'entreprise.
En noir & blanc, comme l'ensemble de la collection, cet album (paru d'un seul tenant, à la franco-belge), se creuse une place là où je ne l'attendais pas : du côté des bonnes surprises.

....L'éditeur avait publié quelques pages, à l'époque, en avant-première.
Je vous les propose à mon tout, non sans vous avoir précisé pour les …

Le Grand combat (Ta-Nehisi Coates)

« Fuir le ghetto ne nous sauvera pas,  car partout nous sommes présumés violents,  partout on se demande quelle sera notre prochaine victime.»
....À la fois récit autobiographie, cartographie des Etats-Unis d'Amérique des années 1980 (même si Le Grand combat déborde sur le début des années 1990), mais aussi formidable roman initiatique de fantasy. Une sorte de sword and soul (Pour en savoir +) made inBaltimore tel m'apparaît le livre de Ta-Nehisi Coates.

D'ailleurs les premières pages du livre sont consacrées à un arbre généalogique du « clan » Coates, et à une carte (le désormais sceau nécessaire à tout roman du genre qui se respecte) à laquelle il ne manque ni l'épée ni le dragon. 
Une carte commentée, dont les légendes dans tous les sens du terme) sont autant d’incipit à chaque chapitre.

J'ai pour ma part lu les + ou - 260 pages du livre d'une traite.

Il faut dire que Ta-Nehisi Coates scande sont récit avec le talent du rappeur (amateur) qu'il a été dans sa jeu…

SOUL MAN (David Chauvel/Denys/Hubert)

….Conséquence du succès de la série-concept « Sept », et de l’envie de travailler avec des gens qui n’avaient pas trouvé de place dans les 7 albums publiés alors, David Chauvel – directeur de collection – et Guy Delcourt big boss des éditions qui portent son nom ont imaginé « Le Casse ».
•La série-concept : six albums, racontant six hold-up, dans des univers complètement différents. …. Ecrit rapidement (en 1 mois), afin de palier la défection d’un autre scénariste, Chauvel s’associe avec le dessinateur Denys pour ce troisième album de la série intitulé : Soul Man.
Dans un entretien le scénariste, habitué aux polars, raconte que jusqu’à la cinquantième page il ne savait comment se terminerait son one-shot. Deux fins se disputaient la place. 
Cette tension et la contrainte de temps se ressentent d’ailleurs dans l’album. 
Toutefois rien de bâclé, ni du côté de l’intrigue ni du côté des planches. Denys y fait un travail de toute beauté. Dynamique, rythmé, la narration très astucieuse créée du…

Bad Boy (Miller & Bisley)

.... Un Simon Bisley très très en forme, et un Frank Miller inspiré par la Quatrième dimension ; il n'en faut pas plus pour un très court récit lorgnant vers une libido juvénile & un mauvais esprit réjouissant. Publié par l'éditeur étasunien ONI Press en 1997, et traduit par Lorraine Darrow pour les éditions hexagonales Rackham trois ans plus tard, Bad Boy, aurait pu être un petit chef d'oeuvre si Miller avait eu un poil plus d'imagination. 

La chute de cette histoire de S-F & de 44 pages, matinée d'une touche d'épouvante a, pour le moins, un vilain goût de queue de poisson. Quand bien même n'en voit on pas l'ombre d'un.
À l'époque un prix assez prohibitif de 7,22 €, cinquante francs précise la quatrième de couverture en ces temps de préparation de passage à l'euro, nous sommes alors en 2000 après Jésus-Christ, m'avait fait remettre aux calendes grecques l'achat (et la lecture) de ce one-shot
Cela dit, j'ai vu que Panini l…

Unlucky Young Men (Eiji Otsuka & Kamui Fujiwara)

….Unlucky Young Men utilise un procédé pour le moins étrange, certains personnages ne se désignent, et ne sont désignés que par une lettre « N », « T », « K » ou encore « M ». 
C’est en voyant ce dernier, et que j’ai compris qui il était, que j’ai découvert qu’il s’agissait de personnes réelles, que le scénariste Eiji Otsuka utilise dans son histoire. À ma décharge, je n’avais pas lu la quatrième de couverture, simplement attiré par le sujet ce premier tome : un instantané de la jeunesse japonaise pendant les années 1970 (bien que le manga commence en 1968). Et j’ai bien fait puisque le résumé qui s’y trouve en dit un peu trop long à mon goût.
Or donc, une fois identifié « M », j’ai repris ma lecture est compris qui était « T », restait « N » l’un des personnages principaux du récit (et « K » mais son rôle bien que crucial est plus discret). 

C’est par hasard qu’un lien s’est fait entre « T » justement, expliquant qu’il se contentera (dans son prochain film) de montrer des paysages, mai…

Miami Vice (le film)

....À croire que la durée d'un film (2 heures 19) est la contrepartie des longueurs que nous impose son réalisateur : « c'est pas bon mais au moins c'est long ». Certainement moins que le scénario sur lequel il s'appuie, en tout cas.

Cette fois-ci il s'agit de Michael Mann, qui a eu l'idée de greffer à son long-métrage - le susdit Miami Vice - des clips tout aussi longs de ses tubes préférés.
Si la série télévisée était déjà un modèle de vacuité, sa transposition au cinéma est une belle réussite qu'on ne peut décemment pas accuser de trahir sa source.
Oserais-je dire que Mann se regarde filmer ? En tout cas c'est assez bien imité, et le plaisir qu'il y a pris semble inversement proportionnel à celui que j'ai pris à en regarder le résultat. 
Ajoutons un scénario qui ne s’embarrasse ni de cohérence, ni d'une once d'originalité.
En effet comment croire qu'une organisation capable de retrouver en l'espace de quelques heures les proches d&…

In a Valley of Violence (western)

.... Ça commence plutôt bien : un ton décalé, un marshall tout aussi atypique sous un vernis plus conventionnel, et un humour noir pas exempt de quelques surprises.
Seulement, 1 heures 40 c'est long, très long, surtout quand le scénario tient sur un ticket de métro (alors qu'il n'y a pas plus de métro que de ticket afférent à ce moyen de locomotion dans le film en question).

Pour le coup, In a Valley of Violence aurait gagné à être produit comme une « série B » ; à savoir ces films - dont L'Âge d'or se situe du milieu des années 1930 à la fin des années 1940 - produits dans le cadre de la double programmation, et qui ne duraient qu'entre 50 et 70 minutes (Pour en savoir +).

Plus ramassé le film de Ty West aurait gagné au change, et généré plus de plaisir que d'ennui.

....Reste que si tous les acteurs font le job, celui qui s'en sort le mieux n'est autre qu'Abbie (alias Jumpy) :
Un film qu'on peut voir, à la rigueur !

Zone Blanche (Série TV) S01-E08

....Zone Blanche, dont le début (Pour en savoir +) m'avait bien plu, confirme ma première impression au terme des 8 épisodes de sa première saison.

S'appuyant sur des fragments de séries plus ou moins récentes, certaines citations semblent bien plus que des coïncidences, Zone Blanche ne se contente pas d’accommoder les restes. Fussent-ils de qualités, et si tant est que cette impression ne soit pas seulement le fruit de mon imagination, mais en tire une substantifique moelle.

Le dernier épisode, tout en résolvant l'enquête qui parcourt cette saison - l'enlèvement d'une adolescente - donne à voir celle-ci (la saison en question) dans une perspective nouvelle, tout en ménageant une fin ouverte sur une deuxième saison pleine de promesses. 
.... Inattendue dans son dénouement (du moins l'a-t-il été pour moi), et plutôt originale dans sa totalité, particulièrement dans le flou entourant la localisation géographique de Villefranche et son climat presque onirique, cette …

Northlanders t.01 (Brian Wood & Co.)

.... Après avoir lu plusieurs histoires écrites par Brian Wood : DMZ, Mara (l'indigence d'icelle en fait un « must-read »), The New York Five ; je suis étonné de la place qu'il occupe dans le milieu - eu égard aux projets sur lesquels il collabore, et surtout leur publication par des éditeurs - et le peu d’intérêt et la monotonie que m'inspire son travail.
Mais j'imagine bien que je ne suis pas représentatif du gros du lectorat.

Et ce n'est pas le premier tome de Northlanders - sous-titré Le livre anglo-saxon* - qui va me faire revenir sur ce que j'en pense.
Ce premier volume (/3), publié par Urban Comics, est un sacré volume d'eau tiède assez représentatif du travail de Wood, dont le seul intérêt à mes yeux réside (une nouvelle fois) dans la présence de très bons dessinateurs & d'excellents coloristes.
Artistiquement, ces plus de 450 planches sont un sans-faute (voir la première illustration de ce commentaire™© pour la liste des collaborateurs de B

Poisson d'avril