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Articles

Affichage des articles associés au libellé Dark Horse

Black Hammer (Lemire/Ormston/Stewart/Klein)

U ltra-référencée, pensez que dans le sixième numéro deux personnages prénommés respectivement Len & Bernie apparaissent (brièvement) dans une histoire de maison hantée et de créature née dans un marécage, Black Hammer fonctionne plutôt bien jusqu'à maintenant (j'ai lu les six premiers numéros). Si le point de départ de l'intrigue principale n'a pratiquement pas avancée, J eff L emire réussi pourtant à rendre captivant chaque numéro. D ean O rmston, son dessinateur n'est pas pour rien dans cette réussite. Son style que je qualifierais de vintage (manière d'allier le fond et la forme), est mis en récit par un storytelling très moderne dans la mesure également, où il s'adapte à son sujet.  Et ce mariage de la carpe et du lapin fait merveille. D ave S tewart le coloriste de la série (et qu'on ne présente plus) ajoute sa palette à une ambiance qui souffle le chaud et le froid, mais de manière toujours juste.  T odd K lein enfin, apporte sa s...

The Mighty (DARK HORSE)

THE MIGHTY ( TPB ) En tant qu’unique super-héros, Alpha One est devenu une icône de l'espoir dans ces temps incertains. Mais alors que la population est inspirée à distance par leur sauveur, le capitaine de police Gabriel Cole est assez proche de lui pour découvrir que les plans d'utopie d' Alpha One sont plus radicaux que ce que le monde croit !  Un recueil des douze numéros de la série publiés chez DC Comics .  Scénaristes : P eter J . T omasi & K eith C hampagne Dessinateurs : P eter S nejbjerg + C hris S amnee Coloriste : J ohn K alisz Couverture originale de R yan S ook + couvertures (originales) intérieures de D ave J ohnson __________________________ Genre : Super-héros Sortie : le 3 décembre 2014 Format : SC, 304 pages, TPB Prix : 19,99 $ (acheté d'occasion 2,39 € + 2,99 € de frais de port) Classification de l'éditeur : à partir de 14 ans …. P eu avant la publication du recueil ( tpb ) dont il est question ici, l’é...

DREAM THIEF (Jai Nitz + Greg Smallwood) Dark Horse

…. C ’est la présence du dessinateur G reg S mallwood qui a attiré mon attention sur Dream Thief , deux mini-séries respectivement de 5 et 4 numéros, publiées par l’éditeur Dark Horse en 2013 puis en 2014. J’ai découvert assez récemment S mallwood sur la série Moon Knight écrite par J eff L emire ; j’avais fait l’impasse sur le run précédent écrit par B rian W ood, que j’ai lu depuis, toujours pour S mallwood, et c’est d’ailleurs bien le seul intérêt de ces 6 numéros.  Contrairement à Dream Thief où le scénariste J ai N itz (que j’ai découvert avec ce titre) tire profit d’une idée, qui aurait pu tourner court assez rapidement, avec beaucoup de talent. D’autant qu’au terme des quatre numéros de 2014 on sent qu’il en a encore sous la semelle, et l’histoire qu’il a bâti ne demande qu’à s’étoffer.  Une idée et des développements dont je ne dirai rien car je pense que découvrir ce dont il retourne fait vraiment partie du plaisir qu’on peut prendre à lire ces deux mini-sér...

Le Tueur de la Green River

.... S i j'ai développé un intérêt si je puis dire, pour les tueurs en série au début des années 1990 ; il y a longtemps que ce "personnage" devenu presque un archétype de la culture de masse, a cessé de m'intéresser. Et pourtant Le Tueur de la Green River en est un, mais pour le coup c'est le dessinateur J onathan C ase qui m'a fait lire cet album de BD ( Pour en savoir + ), qui n'est par ailleurs pas vraiment une oeuvre de fiction. En effet, le scénariste - J eff J ansen - est le propre fils de l'un des enquêteurs ayant travaillé sur l'affaire et, lui-même journaliste, ce récit est plus un reportage sous la forme d'une bande dessinée qu'autre chose.  Dark Horse son éditeur américain le classe d'ailleurs dans la catégorie «  non-fiction  ». Outre son approche documentaire donc, J ansen a l'intelligence de se focaliser sur un période très courte de l'affaire, qui a presque durée 20 ans, avec quelques flash back , don...

The New Deal (Jonathan Case)

THE NEW DEAL   …. E laboré, aux dires de l’auteur lui-même, sous la forme d’un « graphic novel » - terme que W ill E isner sera le premier à revendiquer pour son ouvrage Un Pacte avec Dieu (1978) – autrement dit aujourd’hui, ce qu’on appelle dans l’ Hexagone un album.  C’est-à-dire une histoire pensée pour être publiée d’un bloc si je puis dire, en dehors de la traditionnelle mensualisation étasunienne, très souvent reprise ensuite en recueil (ou trade paperback ) mais pas - et pour cause - en graphic novel .  Cela dit, l’expression « graphic novel » souvent utilisée telle quelle ou traduite par « roman graphique », sous-entend de nos jours, pour ceux qui finalement ne connaissent la bande dessinée qu’au travers des illustrés qu’ils ont lus enfant, une charge intellectuelle, un gage de sérieux que n’aurait pas la BD que l'on désigne comme telle. Est-ce le cas ici ?  Eh bien, nonobstant l’excellent et bienvenu paratexte dû à W illiam B lanc qui contex...

The Paybacks / Dark Horse

…. L e romancier et scénariste de BD (mais pas seulement) A lfred B ester raconte une bien belle histoire au sujet de G eorge H orace L orrimer, le redoutable rédacteur en chef du Saturday Evening Post . Il a fait quelque chose de très audacieux en son temps dit-il, en publiant un roman en deux parties dont la première s’achevait au moment où une jeune femme emmenait un jeune homme chez elle à minuit pour un petit casse-croûte. La seconde livraison s’ouvrait sur nos jeunes gens en train de prendre leur petit déjeuner ensemble dans l’appartement de la fille le matin suivant. Des milliers de lettres indignées affluèrent au journal, et H orace L orrimer fit imprimer une réponse ainsi libellée : « L e Saturday Evening Post n’est pas responsable de la conduite de ses personnages entre les épisodes publiés. » Ce qui fait dire à B ester que sans doute, nos héros de bandes dessinés menaient-ils des vies normales entre deux épisodes. Batman se saoule la gueule et traque la ...

The End League (Remender/Broome/Canete/MacDonald)

…. A vant que l’éditeur américain Dark Horse ne lance la série The End League , le scénariste de ladite série – R ick R emender - en proposait l’argumentaire suivant sur le site Newsarama : « Pour moi, The End League est un projet où je peux faire tout ce que j'ai toujours voulu faire avec des super-héros. Une fusion du Seigneur des Anneaux et de The Dark Knight Returns. The End League End suit une équipe composée des dernières surhommes, sous la forme d’archétypes familiers, alors qu’ils se lancent dans un voyage désespéré et périlleux dans un monde dominé par le mal, dans l'espoir de trouver l’artefact qui peut sauver leur monde : le marteau de Thor. »  Le résultat, sous la forme de neuf numéros publiés de décembre 2007 à novembre 2009 aux U.S.A. , reprend effectivement le canevas de la quête (devenue sous une forme ou une autre un standard de la fiction) dans une ambiance très sombre ; et si R ick R emender parle d’archétypes familiers j’utiliserai pour ma part plut...

LORDS OF MISRULE (Dan Abnett & Co.)

.... D ifficile de présenter la mini-série LORDS OF MISRULE.  Cette histoire emprunte aussi bien à ce qu’on appelle la fantasy urbaine qu’au weird cher à H . P . L ovecraft, et à la forêt (hantée) de Ryhope de R obert H oldstock.  Dans un magnifique noir & blanc, P eter S nejbjerg dessine cette histoire, 6 numéros parus chez Tundra UK avant d’être repris par l’éditeur Dark Horse (sous des couvertures peu engageantes malheureusement), écrite par D an A bnett, J ohn T omlinson et S teve W hite ; trois scénaristes mais une unité de ton indéniable.  LORDS OF MISRULE captive par son atmosphère d’épouvante où la réalité (des personnages) sursoit progressivement aux lois de la Nature. Jack Goodfellow travaille dans un service téléphonique d’assistance et ses deux meilleurs amis travaillent pour le Eldrich Express .  Il s’agit d’un journal détaillant les événements surnaturels et bizarres qui se déroule dans le monde entier. Un journal à l’esp...

John Byrne's NEXT MEN

... Si la série John Byrne's NEXT MEN ( JBNM ) appartient au genre dit de super-héros, elle s'inscrit néanmoins dans un courant dissident que je qualifierait de "réalisme super-héroïque". Ce courant propose de pousser dans ses derniers retranchements des questions telles que : ... • D'où viendraient des êtres dotés de super-pouvoirs s'ils apparaissaient dans notre monde ? ... • Quel impact auraient-ils sur la société ? ... • Etc...  Et surtout, les auteurs qui tentent l'aventure du "réalisme super-héroïque" dotent d'une capacité qui paradoxalement se signale par son absence dans la totalité des titres de "super-héros classique" (par opposition à ceux du "réalisme super-héroïque") : une sexualité. Ce qui veut dire d'une part qu'elle est explicite, mais également qu'elle a des répercussions sur le vie des personnages. À cela s'ajoute une violence proportionnelle aux pouvoirs dont sont do...