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Articles

Affichage des articles du septembre, 2018

Hellraiser [Clive Barker/Mélanie Fazi] 2008

••• Que dire de cette novella que personne ne sache déjà ?

Sinon que la maison d'édition Bragelonne en commercialise une fort belle édition ; qui outre la novella en question propose une préface (révisée) écrite par Benoît Domis, que les lecteurs de l'édition intégrale de Colheart Canyon auront déjà lue (sans lesdites révisions), et un entretien inédit entre Clive Barker et Peter Atkins (transcrit par Denis Etchison et traduit par Benoît Domis).

       Bien que je tienne Clive Barker pour un excellent écrivains, j'ai toujours hésité à lire Hellraiser. La faute à l'idée que je m'en faisais via la réputation des films que cette courte histoire (150 pages) a inspirée. Mais comme souvent, cette réputation s'est révélée être une sommes de malentendus qui n'ont rien à voir avec la novella que j'ai pu lire.    

Il vous en coûtera 16,90 € pour cette édition, alors qu'il est encore possible d'acheter l'édition Folio pour beaucoup moins chère (et une for…

Anti-Glace [Stephen Baxter/Pierre-Paul Durastanti] Le Bélial'

••• Les bons sentiments font-ils de bons romans ?

Anti-Glace, qui n'en manque pas, démontre que non.

Circonstances aggravantes, il est bourré de bonnes idées. Sans que cela n'améliore son cas pour autant.
La lecture du roman de Stephen Baxter, qui pour le coup travaille dans un format court, moins de trois cent pages, donne l'impression qu'il n'a pas su canaliser son énergie (sic).
Pour le dire grossièrement, on oscille entre un « scientific romance » à la H. G. Wells (au cours de laquelle l'auteur affine l'aspect scientifique), voire un voyage extraordinaire made inJules Verne. Et un parti-pris plus politique (anachronique certes mais intéressant), deux aspects que Baxter peine toutefois à marier.
 Le résultat est une uchronie steampunk un poil poussive.

      Deux caractéristiques jouent cependant en sa faveur.
Sa brièveté, en effet malgré les (trop) nombreux ventres mous de l'intrigue, il est somme toute assez facile de venir à bout des 288 pages. Et surtou…

Retour sur Titan [Stephen Baxter/Éric Betsch]

••• 16ème et dernier tome paru pour l'instant, Retour sur Titan est devenu mon favoris de la collection «Une Heure-Lumière». Stephen Baxter, que je connais peu, j'ai dû le découvrir grâce à la revue Cyberdreams au travers de la nouvelle « Au PVSH » (dont je n'avais gardée aucun souvenir, et que j'ai relu pour le coup), m'a littéralement scotché avec cette novella.
C'est toutefois nanti d'un a priori un poil négatif que j'avais attaqué ma lecture ; la faute à cette réputation d'écrivain de hard science, peu littéraire qui lui colle à la peau. Mais comme chacun sait, toute réputation n'est qu'une somme de malentendus.

Eh bien Retour sur Titan, traduite par Éric Betsch a non seulement balayé tous mes a priori, mais m'a furieusement donné envie de lire du Stephen Baxter*. La preuve, je viens de commencer Anti-Glace, un roman commercialisé comme la présente novella, par les éditions Le Bélial'.  

La quatrième de couverture cite le quotidien

Exodus Manhattan [Nykko/Bannister]

••• Il y a peu de chance, si vous vous intéressez à la science-fiction, sous quelque forme que ce soit, qu'Exodu Manahattan vous surprenne.
Et pourtant, ce premier tome d'une histoire qui devrait en compter deux pour aboutir, fait remarquablement le job !

Constamment sous tension, le scénario écrit par Nykko, distribue les punchlines avec autant d'efficacité qu'un Mohamed Ali sur le ring. 
Dans cette société en déliquescence, les personnages peuvent compter sur l'extraordinaire travail du dessinateur Bannister pour que les lecteurs partagent leurs états d'âme, et en éprouve la violence. D'autant que ce futur, dont on apprendra qu'il est gouverné par une multinationale, n'est pas sans rappeler notre présent. 
Sous une pluie qui n'en finit pas, et les fourches caudines d'un nouveau messie, dont le credo amplifie ce que nos sociétés connaissent déjà en termes de martyrs, Leto & Hana mènent une enquête qui risque de sérieusement hypothéquer leur…

Les Attracteurs de Rose Street [Lucius Shepard/Jean-Daniel Brèque]

••• Récit d'atmosphère (si j'ose dire), Les Attracteurs de Rose Street, traduit par Jean-Daniel Brèque pour l'excellente collection « Une Heure-Lumière » des éditions Le Bélial' est une novella très agréable à lire.

S'inscrivant dans le Londres très littéraire de la fin du XIXème siècle Les Attracteurs de Rose Street n'est pas sans rappeler Frankenstein ou le Prométhée moderne

En effet la novella de Lucius Shepard transforme un des motifs de la littérature fantastique en pur produit de science-fiction, à l'instar de l'ouvrage de Mary Shelley ; sorte de transition entre le gothique et la science-fiction. Pas étonnant que Les Attracteurs de rose Street contienne aussi quelques traces du genre initiè par Horace Walpole.

En outre, l'auteur apporte un soin particulier à ce que j'aime le plus dans les textes courts, la chute. Mais surtout, il montre une belle maestria lorsqu'il s'agit de donner vie à des personnages complexes, malgré la brièvet…

Une Heure-Lumière, Hors-série 2018 [Le Bélial']

••• Proposé gratuitement dans le cadre d'une opération promotionnelle : pour deux titres achetés entre le 6 septembre 2018 et le 31 octobre de la même année, hors numérique, de la collection « Une Heure-Lumière » de l'éditeur Le Bélial', [Pour en savoir +], ce hors-série met les petits plats dans les grands.

Sous une magnifique couverture d'Aurélien Police, l'artiste qui à mon avis doit garantir une bonne partie des ventes de ladite collection, ce hors-série propose un éditorial d'Olivier Girard, big boss des éditions en question, un entretien avec -justement- Aurélien Police, une nouvelle inédite en français de Ken Liu, et bien entendu le catalogue de la collection. 
Lequel est agrémenté pour presque chacun des 16 titres parus d'un « blurb » venu d'une critique d'un blogueur ou d'une blogueuse, non professionnel. Une plutôt belle idée.
Tout comme cette collection d'ailleurs, qui présente la particularité d'être consacrée à des textes court…

Gwendy et la boîte à boutons [King/Chizmar/Pagel]

••• Court récit, Gwendy et la boîte à bouton est ce qu'on appelle communément une novella. Stephen King a collaboré cette fois-ci avec Richard Chizmar, auteur multi-récompensé aux États-Unis, mais inconnu chez nous. Ou presque, l'une des anthologies qu'il a dirigée (Au seuil des ténèbres) a été traduite chez J'ai Lu dans la collection Millénaire.
Bien que différente, cette novella m'en a rappelé une autre intitulée Colorado Kid (commercialisée dans l'Hexagone en 2006), du même Stephen King.

Dans les deux cas, prenant prétexte d'un mystère, vous connaissez la différence entre un mystère et une énigme n'est-ce pas ?!, or donc sorte de « McGuffin », ici un tantinet plus fantastique que dans la novella de 2006, ladite boîte à boutons est surtout le prétexte à brosser le portrait d'une jeune femme. Et en creux peindre, de manière assez superficielle toutefois, la société dans laquelle elle vit. 

C'est ce coup-ci, fort joliment écrit par King & Chizm…

Weapon X [Greg Pak/Yildiray Cinar] Marvel

••• Si ma curiosité a été éveillée par les couvertures de Rahzzah, tout en sachant qu'il n'en était pas le dessinateur des pages intérieures, je me suis lancé dans la lecture de ce run d'une douzaine de numéros (du #12 au #23), dont le premier inaugure l'ère «Legacy». Si la qualité pouvait se mesurer au nombre de labels qu'un éditeur peut étrenner, Marvel sûrement en tête du classement. 

Eu égard à la bonne impression que m'avait laissée Greg Pak sur la série Hulk, j'avançais confiant. 

Las, Weapon X, à force de simplisme scénaristique ne mérite même pas que je m'échine à en parler. Même si je vais quand même le faire.

       Les numéros 12, 13 et 14 donnent assez bien le ton : l'équipe arrive quelque part, elle se bastonne avec un ou des adversaires, pendant des pages et des pages, et elle passe à autre chose. 

Aucun des personnages de l'équipe, ne bénéficient d'un quelconque bagage « psychologique », la palme revenant à Domino, qui nous bassi…

We Stand On Guard [Brian K. Vaughan/Steve Skroce]

••• Plutôt pas mal ce We Stand On Guard
La forme courte semble avoir galvanisé Brian K. Vaughan, dont les scénarios à rallonge, procrastinent un peu trop à mon goût. 

       Or donc, transposition assez limpide des multiples conflits qui détruisent des pays détenteurs de richesses fossiles en tout genre ; il y a néanmoins peu de chance que We Stand On Guard prêche, via la traduction de Jérémy Manesse, autre chose que des convaincus. Toutefois, ce verni politique n'est pas inutile à la mécanique scénaristique, dans la mesure où il fait à la fois office de rouages et de lubrifiant.

Sans réelles surprises, car finalement assez proches de ce que propagent nos propres actualités, ce récit se lit pourtant avec un plaisir évident. 

       Très brillamment soutenu par un Steve Skroce épatant, Vaughan livre l'équivalent d'un Hollywood Night™ d'encre et de papier qui, s'il ne parvient pas à obtenir la mention « arme de distraction massive », s'en tire cependant avec les ho…