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Articles

Affichage des articles du 2018

Jayne Mansfield 1967 [Simon Liberati]

Je dois confesser que ce qui m'a donné envie de lire le roman de Simon Liberati, tenait en la promesse d'en apprendre un peu plus sur Anton LaVey.
Non pas que le fondateur de « L'Église de Satan » soit sous le boisseau d'une omerta, mais j'aime bien prendre des chemins de traverse. Comme celui qui a fait se croiser un 19 octobre Jayne Mansfield et le gourou du 6114, California Street à San Francisco.

Avec ce court roman de moins de 200 pages, et son parti pris minimaliste, Simon Liberati trace le fascinant portrait d'une « it-girl» courageuse, et bien plus intelligente qu'on pourrait que je pouvais le croire. Sans pour autant cacher son côté sombre et jusqu'au-boutiste.
Lieu commun s'il en est, Liberati offre également l'instantané d'une époque, celui du Vieil Hollywood©™, en voie de disparition.

Jayne Mansfield 1967 est d'abord et avant tout un roman, et l'auteur ne ménage pas sa peine.
Dans un style direct et d'une simplicité…

Inavouable [Zygmunt Miłoszewski/Kamil Barbarski]

••• Délaissant le procureur Teodore Szacki, le personnage principal de déjà trois excellents romans, également traduits du polonais au français par Kamil Barbarski, le romancier Zygmunt Miłoszewski a pris une pause, comme il l'écrit dans la postface du résultat de ladite pose.
En effet, Inavouable tient plus du thriller que des romans policiers auxquels il nous avait habitué.

Le pitch est assez simple : trois mousquetaires qui pour le coup respectent la parité homme/femme, sont envoyés en mission. Leur but ?
Ramener le plus vieux prisonnier de guerre polonais au pays. Inutile de vous dire que cette mission, s'ils l'acceptent, se déroule de nos jours, et que le gouvernement polonais niera toute implication s'ils devaient échouer.

Si on peut supposer que Zygmunt Miłoszewski s'est laissé la bride sur le cou pour cette pause, son roman épouse également cet état d'esprit et file à 100 à l'heure. Ce qui n'empêche pas l'auteur de camper des personnages dont je…

Alternative Rock, Folio SF

••• Cinq nouvelles inventent des destins différents de ceux que nous connaissons, pour quelques-unes des figures, devenues légendaires, de la musique « rock » occidentale.

       Michael Moorcock est celui qui, je trouve, s'en tire le moins bien, alors même qu'il s'attache à l'un de mes artistes préférés : Jimy Hendrix. Gardner Dozois, Jack Dann & Michael Swanwick s'associent pour une nouvelle tout aussi fantastique que celle du londonien, mais d'un bien meilleur cru. « En tournée » termine d'ailleurs ex-æquo à mon hit-parade personnel, avec la nouvelle intitulée «Snoodgrass », de Ian R. McLeod. 

C'est pourtant à partir d'une idée toute simple que McLeod construit cette très belle histoire qui pour le coup donne une réponse à l'adage bien connu : « On sait toujours ce qu'on fait, jamais ce que fait ce qu'on a fait». Et si je devais en extraire une scène emblématique, ce serait celle de la rencontre dans les toilettes publiques. Glaçant…

Hellraiser [Clive Barker/Mélanie Fazi] 2008

••• Que dire de cette novella que personne ne sache déjà ?

Sinon que la maison d'édition Bragelonne en commercialise une fort belle édition ; qui outre la novella en question propose une préface (révisée) écrite par Benoît Domis, que les lecteurs de l'édition intégrale de Colheart Canyon auront déjà lue (sans lesdites révisions), et un entretien inédit entre Clive Barker et Peter Atkins (transcrit par Denis Etchison et traduit par Benoît Domis).

       Bien que je tienne Clive Barker pour un excellent écrivains, j'ai toujours hésité à lire Hellraiser. La faute à l'idée que je m'en faisais via la réputation des films que cette courte histoire (150 pages) a inspirée. Mais comme souvent, cette réputation s'est révélée être une sommes de malentendus qui n'ont rien à voir avec la novella que j'ai pu lire.    

Il vous en coûtera 16,90 € pour cette édition, alors qu'il est encore possible d'acheter l'édition Folio pour beaucoup moins chère (et une for…

Anti-Glace [Stephen Baxter/Pierre-Paul Durastanti] Le Bélial'

••• Les bons sentiments font-ils de bons romans ?

Anti-Glace, qui n'en manque pas, démontre que non.

Circonstances aggravantes, il est bourré de bonnes idées. Sans que cela n'améliore son cas pour autant.
La lecture du roman de Stephen Baxter, qui pour le coup travaille dans un format court, moins de trois cent pages, donne l'impression qu'il n'a pas su canaliser son énergie (sic).
Pour le dire grossièrement, on oscille entre un « scientific romance » à la H. G. Wells (au cours de laquelle l'auteur affine l'aspect scientifique), voire un voyage extraordinaire made inJules Verne. Et un parti-pris plus politique (anachronique certes mais intéressant), deux aspects que Baxter peine toutefois à marier.
 Le résultat est une uchronie steampunk un poil poussive.

      Deux caractéristiques jouent cependant en sa faveur.
Sa brièveté, en effet malgré les (trop) nombreux ventres mous de l'intrigue, il est somme toute assez facile de venir à bout des 288 pages. Et surtou…

Retour sur Titan [Stephen Baxter/Éric Betsch]

••• 16ème et dernier tome paru pour l'instant, Retour sur Titan est devenu mon favoris de la collection «Une Heure-Lumière». Stephen Baxter, que je connais peu, j'ai dû le découvrir grâce à la revue Cyberdreams au travers de la nouvelle « Au PVSH » (dont je n'avais gardée aucun souvenir, et que j'ai relu pour le coup), m'a littéralement scotché avec cette novella.
C'est toutefois nanti d'un a priori un poil négatif que j'avais attaqué ma lecture ; la faute à cette réputation d'écrivain de hard science, peu littéraire qui lui colle à la peau. Mais comme chacun sait, toute réputation n'est qu'une somme de malentendus.

Eh bien Retour sur Titan, traduite par Éric Betsch a non seulement balayé tous mes a priori, mais m'a furieusement donné envie de lire du Stephen Baxter*. La preuve, je viens de commencer Anti-Glace, un roman commercialisé comme la présente novella, par les éditions Le Bélial'.  

La quatrième de couverture cite le quotidien

Exodus Manhattan [Nykko/Bannister]

••• Il y a peu de chance, si vous vous intéressez à la science-fiction, sous quelque forme que ce soit, qu'Exodu Manahattan vous surprenne.
Et pourtant, ce premier tome d'une histoire qui devrait en compter deux pour aboutir, fait remarquablement le job !

Constamment sous tension, le scénario écrit par Nykko, distribue les punchlines avec autant d'efficacité qu'un Mohamed Ali sur le ring. 
Dans cette société en déliquescence, les personnages peuvent compter sur l'extraordinaire travail du dessinateur Bannister pour que les lecteurs partagent leurs états d'âme, et en éprouve la violence. D'autant que ce futur, dont on apprendra qu'il est gouverné par une multinationale, n'est pas sans rappeler notre présent. 
Sous une pluie qui n'en finit pas, et les fourches caudines d'un nouveau messie, dont le credo amplifie ce que nos sociétés connaissent déjà en termes de martyrs, Leto & Hana mènent une enquête qui risque de sérieusement hypothéquer leur…

Les Attracteurs de Rose Street [Lucius Shepard/Jean-Daniel Brèque]

••• Récit d'atmosphère (si j'ose dire), Les Attracteurs de Rose Street, traduit par Jean-Daniel Brèque pour l'excellente collection « Une Heure-Lumière » des éditions Le Bélial' est une novella très agréable à lire.

S'inscrivant dans le Londres très littéraire de la fin du XIXème siècle Les Attracteurs de Rose Street n'est pas sans rappeler Frankenstein ou le Prométhée moderne

En effet la novella de Lucius Shepard transforme un des motifs de la littérature fantastique en pur produit de science-fiction, à l'instar de l'ouvrage de Mary Shelley ; sorte de transition entre le gothique et la science-fiction. Pas étonnant que Les Attracteurs de rose Street contienne aussi quelques traces du genre initiè par Horace Walpole.

En outre, l'auteur apporte un soin particulier à ce que j'aime le plus dans les textes courts, la chute. Mais surtout, il montre une belle maestria lorsqu'il s'agit de donner vie à des personnages complexes, malgré la brièvet…

Une Heure-Lumière, Hors-série 2018 [Le Bélial']

••• Proposé gratuitement dans le cadre d'une opération promotionnelle : pour deux titres achetés entre le 6 septembre 2018 et le 31 octobre de la même année, hors numérique, de la collection « Une Heure-Lumière » de l'éditeur Le Bélial', [Pour en savoir +], ce hors-série met les petits plats dans les grands.

Sous une magnifique couverture d'Aurélien Police, l'artiste qui à mon avis doit garantir une bonne partie des ventes de ladite collection, ce hors-série propose un éditorial d'Olivier Girard, big boss des éditions en question, un entretien avec -justement- Aurélien Police, une nouvelle inédite en français de Ken Liu, et bien entendu le catalogue de la collection. 
Lequel est agrémenté pour presque chacun des 16 titres parus d'un « blurb » venu d'une critique d'un blogueur ou d'une blogueuse, non professionnel. Une plutôt belle idée.
Tout comme cette collection d'ailleurs, qui présente la particularité d'être consacrée à des textes court…

Gwendy et la boîte à boutons [King/Chizmar/Pagel]

••• Court récit, Gwendy et la boîte à bouton est ce qu'on appelle communément une novella. Stephen King a collaboré cette fois-ci avec Richard Chizmar, auteur multi-récompensé aux États-Unis, mais inconnu chez nous. Ou presque, l'une des anthologies qu'il a dirigée (Au seuil des ténèbres) a été traduite chez J'ai Lu dans la collection Millénaire.
Bien que différente, cette novella m'en a rappelé une autre intitulée Colorado Kid (commercialisée dans l'Hexagone en 2006), du même Stephen King.

Dans les deux cas, prenant prétexte d'un mystère, vous connaissez la différence entre un mystère et une énigme n'est-ce pas ?!, or donc sorte de « McGuffin », ici un tantinet plus fantastique que dans la novella de 2006, ladite boîte à boutons est surtout le prétexte à brosser le portrait d'une jeune femme. Et en creux peindre, de manière assez superficielle toutefois, la société dans laquelle elle vit. 

C'est ce coup-ci, fort joliment écrit par King & Chizm…

Weapon X [Greg Pak/Yildiray Cinar] Marvel

••• Si ma curiosité a été éveillée par les couvertures de Rahzzah, tout en sachant qu'il n'en était pas le dessinateur des pages intérieures, je me suis lancé dans la lecture de ce run d'une douzaine de numéros (du #12 au #23), dont le premier inaugure l'ère «Legacy». Si la qualité pouvait se mesurer au nombre de labels qu'un éditeur peut étrenner, Marvel sûrement en tête du classement. 

Eu égard à la bonne impression que m'avait laissée Greg Pak sur la série Hulk, j'avançais confiant. 

Las, Weapon X, à force de simplisme scénaristique ne mérite même pas que je m'échine à en parler. Même si je vais quand même le faire.

       Les numéros 12, 13 et 14 donnent assez bien le ton : l'équipe arrive quelque part, elle se bastonne avec un ou des adversaires, pendant des pages et des pages, et elle passe à autre chose. 

Aucun des personnages de l'équipe, ne bénéficient d'un quelconque bagage « psychologique », la palme revenant à Domino, qui nous bassi…

We Stand On Guard [Brian K. Vaughan/Steve Skroce]

••• Plutôt pas mal ce We Stand On Guard
La forme courte semble avoir galvanisé Brian K. Vaughan, dont les scénarios à rallonge, procrastinent un peu trop à mon goût. 

       Or donc, transposition assez limpide des multiples conflits qui détruisent des pays détenteurs de richesses fossiles en tout genre ; il y a néanmoins peu de chance que We Stand On Guard prêche, via la traduction de Jérémy Manesse, autre chose que des convaincus. Toutefois, ce verni politique n'est pas inutile à la mécanique scénaristique, dans la mesure où il fait à la fois office de rouages et de lubrifiant.

Sans réelles surprises, car finalement assez proches de ce que propagent nos propres actualités, ce récit se lit pourtant avec un plaisir évident. 

       Très brillamment soutenu par un Steve Skroce épatant, Vaughan livre l'équivalent d'un Hollywood Night™ d'encre et de papier qui, s'il ne parvient pas à obtenir la mention « arme de distraction massive », s'en tire cependant avec les ho…

Jour J, t26 et t34 [Duval & Pécau, Farkas]

••• Le Dieu vert, 34ème tome de la série Jour J, à vocation uchronique, complète et termine l'histoire commencée au 26ème, et intitulé La Ballade des pendus. Deux albums commercialisés respectivement au prix de 15,50 € et de 14,95 €.

1473, l’ambassadeur du Mali accoste à Aigues-Mortes pour assister au vote visant à attribuer la nouvelle couronne de France.......
       L'impression qui me reste après avoir lu ces deux albums et qu'un travail historique considérable a été abattu par Fred Duval & Jean-Pierre Pécau, mais au détriment d'une intrigue solide. De celles qui malgré des insuffisances en Histoire, rendent captivante l'histoire pour à peu près n'importe quel lecteur. Et force m'est de constater que du côté du scénario, c'est plutôt morne plaine.
Sans entrer dans des détails dont la connaissance ne ferait pas de bien à un scénario que je juge déjà bien anémique, pour quiconque n'aurait pas encore lu ce diptyque, disons que les personnages pri…

n'envoyez pas de fleurs [Martín Solares/Christilla Vasserot]

••• Sous le prétexte d'un polar, Martín Solares sculpte le portrait d'un pays. Lui-même originaire de l'état de Tamaulipas, situé au nord du Mexique, il y incruste son roman à coups de marteau.

Si la première partie surprend par sa violence, elle donne à lire le récit d'une enquête somme toute banale. La deuxième surprend et confirme que le « polar » n'était qu'une excuse, tout en restant aussi violent. À tel point que le personnage central de cette seconde partie, quand bien même est-il apparu lors de la première comme la parfaite incarnation d'un pays en proie au chaos, à la violence et à la corruption. La description d'une tuerie, menée par des détenus qui ont obtenu une autorisation de sortie du directeur de la prison pour la perpétrer, donne une idée de ce dont parle n'envoyez pas de fleurs. Or donc, cet homme apparait dans la partie qui lui est consacrée comme n'étant pas le pire de ce que La Eternida avait en stock. Glaçant !

        369 p…

Superposition [David Walton/Éric Holstein]

« [..] un thriller quantique à la mécanique implacable, qui tient en haleine jusqu’à la dernière page.» selon ActuSF son éditeur français. Du moins l'un de ses éditeurs, puisque Superposition verra les éditions FOLIO l’intégrer cette année, à leur collection. Avec toujours une postface de Roland Lehoucq, amateur de SF et surtout pour le coup, scientifique multicapé.  FOLIO garde aussi, si j'ai bien compris, la traduction d'Éric Holstein.
Or donc, quel meilleur moment pour lire ce roman que celui où il connaitra (mais pas encore tout à fait) lui-même une sorte de superposition éditoriale.

Au-delà de cette fantaisie, et malgré la postface scientifique éclairante (mais abstruse) de Roland Lehoucq, Superposition peine à convaincre. Oscillant et là ce n'est plus seulement une figure de style, entre le très commun et quelques bonnes idée. Sans être ennuyeux, il m'a cependant fallu attendre la fin du 37ème chapitre (sur 41) et son suivant pour que l'idée à la base du ro…

Upgrade [Leigh Whannell/Logan Marshall-Green]

Abrégé en « high concept » le film de Leigh Whannell (scénariste & réalisateur) pourrait se formuler ainsi : «Steve Austin devient un justicier dans la ville». Mais ça ne serait pas rendre justice à cet astucieux film qui mélange, sous un vernis légèrement SF, pas mal d'humour, une rasade de gore, et le genre de fin dont le mauvais esprit vous rassérène.
De la distribution resserrée, je ne connaissais que Logan Marshall-Green (vu dans les séries télévisées Quarry [Pour en savoir +] et Damnation), qui s'en sort plutôt bien. Mais l'essentiel n'est pas là.
Sous ses allures de production Hollywood Night™, Upgrade réussit un joli coup de bluff

En d'autres termes, cette production américano-australienne mérite qu'on aille au bout de ses 1h40, quand bien même l'originalité de son scénario n'est-elle pas immédiatement flagrante. Pas de quoi s'ennuyer non plus pour les amateurs d'actioners, cela dit.  Ou pour ceux qui feront attention à son générique …

Les Griffes et les crocs [Jo Walton/Florence Dolisi]

••• Dévoré sur le seul nom de l'autrice, Les Griffes et les crocs, est un roman qui ne laisse pas d'interroger.
En effet, Jo Walton livre ici la version la plus proche de ce que serait un roman sentimental victorien, selon elle. Entendu que d’après Jo Walton, certains postulats du genre sont parfaitement infondés, elle a décidé de les transformer en impératifs biologiques.
D'où cette société de dragons vivant sous la férule d'un Anthony Trolloppe, un des auteurs les plus respectés de l'ère victorienne, auteur notamment de La Cure de Framley. Un roman auquel nous dit Walton, le sien doit beaucoup. 
Évidemment cette autorité est tout ce qu'il y a de conventionnel et de formel, à aucun moment dans Les griffes et les crocs n'est évoqué Trolloppe. J'ai par ailleurs appris son existence si je puis dire, en lisant les remerciements et notes de l'ouvrage de Jo Walton.

Or donc, si Les Griffes et les crocs interroge c'est justement en tant qu'il est un ro…

Sacred Games [série télévisée]

••• Série télévisée en huit épisodes, diffusée sur Netflix, Sacred Games adapte le roman de Vikram Chandra. Netflix, qui semble avoir pour ambition de produire des séries beaucoup moins américano-centrées que ses consœurs s'attaque, après l'Amérique du Sud (Narcos), l'Europe (Dark), à l'Inde.

Le Seigneur de Bombay, pour reprendre le titre du roman paru en 2008 chez l'éditeur Robert Laffont, dont je n'ai vu que les deux premiers épisodes, est une série criminelle très prometteuse.

Elle raconte l'enquête que mène plusieurs personnes, suite au retour d'un caïd de Bombay, disparu des radars depuis plus de 20 ans.
Entre des flashbacks sur l’ascension du caïd en question, les vicissitudes que rencontre l'inspecteur Sartaj Singh et l'analyste Anjali Mathur, c'est aussi l'Inde, du moins l'état du Maharastra que nous invite à découvrir Sacred Games.   
Le tout dans une ambiance de corruption, de trafiques, de terrorisme et de surnaturel évanesce…

Punisher : La Section [Garth Ennis/Goran Parlov]

••• Point d'orgue des années « Vietnam » pour Frank Castle (alias The Punisher) La Section s'apprécie d'autant plus que l'on a en tête les recueils précédents, intitulés respectivement Born et Valley Forge, Valley Forge (les 1er et 13ème tomes de la série The Punisher dans sa version MAX).

Born :Garth Ennis/Darick Robertson/Nicole Duclos 
Born, sous couvert de réécrire les origines du Punisher, est avant tout un récit de guerre. Garth Ennis n'a jamais fait mystère de l’intérêt qu'il portait au genre. Si le scénariste d'Irlande du Nord n'est pas quelqu'un qui glorifie la guerre, il ne cache pas l'affection qu'il porte aux individus qui y font leur devoir. Celui de protéger leurs camarades.
Quand bien même n'ont-ils pas choisi d'être là où ils sont, pas plus qu'ils ne partagent forcément l'idéologie sensée être défendue par le conflit en question. 
Born ni va pas par le dos de la cuillère, et démontre que l'hapax existentiel* d…