mardi 26 septembre 2017

Jerusalem, édition limitée

.... L'éditeur Inculte, déjà à l'origine de la publication - en français - de Jerusalem, récidive avec une très belle édition limitée (200 exemplaires) au prix de 100 € + 10 € de frais de port, qu'accompagne un croquis appuyé de la couverture que Moore a dessinée pour son roman, et que pour le coup il signe :
Tous les renseignements sur le site d'Inculte

Glory par Alan Moore (Awsome)

  .... Au tournant des années 1990, Alan Moore a pratiquement disparu du radar des lecteurs de bandes dessinées, ses travaux du moment, moins mainstream : From Hell, Filles perdues ou encore son roman la Voix du feu sur lesquelles il travaille ne correspondent pas au genre dominant - les super-héros - et connaissent, en plus, des parutions erratiques.

C'est à ce moment-là, que Jim Valentino lui propose, via Steve Bissette, que les deux hommes collaborent sur un épisode de sa propre série ShadowHawk.
Jim Valentino avec d'autres dessinateurs très côtés alors, vient de claquer la porte de Marvel pour fonder la maison d'édition Image Comics. Une « bannière » sous laquelle les sept dessinateurs en question via leur maison d'édition respective comptent publier leurs créations.

« [..] leurs comics ne me plaisent pas mais emmerdent les gros éditeurs, c’est une bonne chose » dira Moore. D'autant que la politique d'Image permet aux auteurs de toucher des profits plus important que chez les Big Two, avec lesquels il est par ailleurs brouillé.

On connait la suite, Moore décline la proposition de Valentino mais en retour propose la mini-série 1963, un scénario qui devait lui permettre de proposer autre chose que ce qu'on l'accuse d'avoir provoqué. Si Watchmen a profondément marqué la BD, certains effets collatéraux, comme la prolifération de personnages de plus en plus cyniques (et sinistres), ce qu'on nomme communément le « grim and gritty », sont imputés à la maxi-série, et à Moore son scénariste.

Bref de 1963 en Spawn et autres WildCats, Alan Moore se retrouve finalement à donner du fond aux créations de Rob Liefeld ; dont le sujet du jour : Glory.

Des avanies financières empêcheront la maison d'édition de Liefeld, Awsome, (qui a à l'époque déjà quitté Image Comics) de publier plus qu'un preview pour cette série.
C'est cet « aperçu » de ce que devait être la série, que je vous propose aujourd'hui.

Il s'agit (bien évidemment) de la version française, publiée par le magazine Comic Box dans un supplément, fin 1999. 
   







.... C'est avec ces quelques pages de Glory (personnage qui d'une certaine manière annonce Promethea) que se termine le « mois Alan Moore », centré autour de l'auteur, pour la sortie de son roman Jerusalem aux éditions Inculte.

En effet, je suis arrivée au bout de ce que je pouvais proposer, en français, sur le scénariste de Northampton, que je n'avais pas déjà proposé sur ce blog.
Un merci tout particulier à Œil de lynx


(À suivre .... ?

lundi 25 septembre 2017

Alan Moore préface Hellboy

.... Oui encore une préface, et encore une manière d'appréhender - de manière oblique - et le travail de Moore, et plus particulièrement Jerusalem son roman de plus de 1200 pages.

Ce coup-ci il s'agit d'une préface à la série Hellboy créée par Mike Mignola, et embellie par nombre d'excellents scénaristes, dessinateurs, encreurs et coloristes. 
Comme d'habitude Alan Moore n'est pas avare, et cette préface, comme toutes celles que j'ai lu de lui, vaut aussi par elle-même, indépendamment de l'ouvrage dont elle parle.
Les crédits en fin de volume, ne détaillent pas qui, dans l'édition d'où est extrait cette préface, qui l'a - précisément - traduite ; je reproduit donc la liste des traducteurs associés. 

Dieu reconnaîtra le sien, et pour ma part je les remercie tous !

 Merci également aux éditions Delcourt pour leur travail. 

dimanche 24 septembre 2017

America's Best Comics (Alan Moore)

.... Petit retour en arrière sur l'unes des plus ambitieuses entreprises d'Alan Moore.

Après s'être absenté du devant de la scène mainstream de la BD américaine, puis s'être échauffé entre autres sur Spawn, Glory ou encore Supreme ; Moore se lance dans la publication d'un label - America's Best Comics - qu'il anime presque seul au scénario, à la manière d'un Stan Lee des âges farouches de la Marvel des sixties (qu'il avait justement, et plutôt gentiment, parodié au travers de la mini-série 1963).

La revue Comic Box avait traduit un petit supplément de quelques pages où le label en question y était présenté. C'est charmant & ludique, et pour le coup - bien sûr, en français.












  

samedi 23 septembre 2017

Alan Moore préface Elric

.... Toujours dans le cadre de la sortie de Jerusalem, je vous propose aujourd'hui une préface écrite par Alan Moore.
Encore une me direz-vous, eh bien oui !

D'une part parce que le matériel disponible (en français) autour du barde des Boroughs tend à se faire rare, j'en ai - je crois- proposé une bonne part sur ce blog.
Et d'autre part, je pense qu'au travers d'une préface, un auteur aussi généreux que Moore, donne aussi une image de son propre travail, de ses propres conceptions.

On le vérifie encore ici, avec la manière dont le romancier de Northampton parle du temps, ou de la contre-culture. Deux sujets qui éclairent, selon moi en tout cas, son propre roman Jerusalem (aux éditions Inculte [Pour en savoir +], dans une belle traduction de Claro [Pour en savoir +]).

Je saisis aussi l'occasion de cette préface pour parler de la BD dans laquelle on la trouve.
Il s'agit de l'excellente adaptation d'Elric, la saga écrite par Michael Moorcock, qui paraît aux éditions Glénat.

Énumérer les gens qui participent à cette aventure ressemble à un véritable générique de film: Julien Blondel & Jean-Luc Cano sont au scénario, Julien Telo, Robin Recht & Didier Poli s'occupent des dessins, Scarlett Smulkowski, Robin Recht, et Jean Bastide colorisent, et Jean Batside & Robin Recht réalisent les couvertures. 
Et pour cause, Elric entre leurs mains, n'a rien à envier à aux blockbusters « hollywoodiens ». 
Le troisième tome vient d'ailleurs de paraître, et je ne peux que vous recommander d'y jeter un coup d’œil. Ça m'étonnerait beaucoup que cela vous laisse indifférent. 

.... Or donc, place au maestro :
Traduction : Anne Capuron

Lettrage : Philippe Blondel

vendredi 22 septembre 2017

JERUSALEM (Alan Moore) Critiques

.... Après ma propre critique [Pour en savoir +] du roman Jerusalem d'Alan Moore, voici celles de Myriam Perfetti et de Stéphane Jarno, respectivement pour les hebdomadaires Marianne & Télérama :

jeudi 21 septembre 2017

Vampirella par Alan Moore (et Gary Frank)

.... Si on cite volontiers, et avec raison : From Hell, V for Vendetta ou encore Watchmen, voire plus rarement Filles Perdues, lorsque l'on parle d'Alan Moore, celui-ci n'a pas écrit que des histoires mémorables.
Toutefois, même dans celles que l'on ne cite jamais (ou presque), il y a un lecteur qui y a trouvé une porte d'entrée vers le restant de son oeuvre.

Ainsi Ed Piskor (Hip Hop Family Tree/éditions Papa Guédè) a-t-il expliqué - en image - sa découverte du scénariste de Northampton [Pour en savoir +], laquelle est passée par le huitième numéro de la série Spawn. Pas, de mon point de vue en tout cas, le meilleur travail de l'auteur de Jerusalem.

Or donc, aujourd'hui, après les préfaces, les interviews, ou les critiques, place à la BD, avec une petite histoire de la série Vampirella, parue - en France - dans les pages d'une « édition spéciale » proposée par le magazine Comic Box, et bien entendu signée Alan Moore au scénario :














  
Merci à Magneto38
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Avec en plus, un lien vers le site CARBONE (bientôt en kiosque), où il est question du roman Jerusalem.

mercredi 20 septembre 2017

Brian Eno par ... Alan Moore

.... Une fois n'est pas coutume, Alan Moore interviewe l'un des ses pairs, en l’occurrence Brian Eno. 


Il s'agit bien entendu de la traduction (par Emillien Perdereau) de cet entretien que je vous propose, paru dans l'excellent magazine Gonzaï de novembre-décembre 2016.
Une discutions qui fait en outre partie d'un dossier fort bien écrit par Thomas E. Florin, et joliment illustré par Valentin Pinel. 

La couverture dudit magazine est l'oeuvre de Benjamin Vareille, lequel est en ce moment en vente au prix de 4 € (frais de port compris) sur le site de Gonzaï [Pour en savoir +], ainsi que d'autres numéros. 
Un rapport qualité/prix très en faveur des lecteurs me semble-t-il.

Bref, place à l'interview où il est notamment question de « stratégies obliques », dans une fort agréable mise en page (due très certainement à Jules Estèves, le directeur artistique & maquettiste de la revue) :