samedi 1 avril 2017

Northlanders t.01 (Brian Wood & Co.)

Massimo Carnevale
.... Après avoir lu plusieurs histoires écrites par Brian Wood : DMZ, Mara (l'indigence d'icelle en fait un « must-read »), The New York Five ; je suis étonné de la place qu'il occupe dans le milieu - eu égard aux projets sur lesquels il collabore, et surtout leur publication par des éditeurs - et le peu d’intérêt et la monotonie que m'inspire son travail.
Mais j'imagine bien que je ne suis pas représentatif du gros du lectorat.

Et ce n'est pas le premier tome de Northlanders - sous-titré Le livre anglo-saxon* - qui va me faire revenir sur ce que j'en pense.
Dean Ormston
Ce premier volume (/3), publié par Urban Comics, est un sacré volume d'eau tiède assez représentatif du travail de Wood, dont le seul intérêt à mes yeux réside (une nouvelle fois) dans la présence de très bons dessinateurs & d'excellents coloristes.
Artistiquement, ces plus de 450 planches sont un sans-faute (voir la première illustration de ce commentaire™© pour la liste des collaborateurs de Brian Wood).
Pour le reste, seul l'arc intitulé La croix et le marteau tire son épingle du jeu. Et encore.

En effet, le twist narratif (le seul du recueil, une sorte de record) se devine bien avant qu'il ne se manifeste, et les anachronismes aussi amusants soient-ils témoignent surtout - à mon avis - d'un manque d'imagination.

Il est en effet sûrement plus facile de s'inspirer des multiples séries télévisées qui mettent en scène des enquêteurs dressant le profil de suspects tout en utilisant un arsenal pseudo-scientifique, que d'inventer une chasse à l'homme en plein XIème siècle de façon captivante durant un peu plus de 130 pages. Oui 130 pages c'est long, quand bien même sont-elle dessinées par Ryan Kelly & colorisées par Dave McCaig.

Mais je ne voudrais pas paraître trop bégueule non plus. [-_ô]
Ryan Kelly
 .... En conclusion, un premier tome qui regroupe 20 numéros (parus mensuellement aux U.S.A. sous le label Vertigo) inversement aussi creux scénaristiquement parlant qu'il sont réussis artistiquement. 
Un recueil que j'ai décidé de finir ne serait-ce que pour faire preuve d'équité envers le scénariste lorsqu'il est apparu que je ne dirais pas du bien de sont travail.

Heureusement ce clavaire ne m'a coûté qu'un déplacement à la médiathèque, une marche qui sera finalement l'un des deux seuls aspects positifs de l'affaire (avec, je le rappelle, la flopée d'artistes prenant part à l'aventure).
Dave McCaig
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• Traduction de Benjamin Rivière (qui n'hésite pas à traduire «Lice-Beard », félicitations) du studio MAKMA
• Lettrage de Moscow*Eye

J'ajouterai également Willem Meerloo à l'adaptation graphique, bien que je ne sache pas précisément ce que recouvre ce poste.

* Je salue le travail d'édition de l'équipe éditoriale d'Urban Comics qui a décidé de donner une cohérence géographique & chronologique au travail du scénariste, en sus de proposer une préface et une postface de Patrick Weber. Ainsi que le choix de publier cet ouvrage (comme la totalité de son catalogue je crois bien) sur du papier mat.

Prix : 28,00 € 

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