jeudi 13 avril 2017

All-New Wolverine (Taylor/López) Panini

.... Version afterpop d'un des personnages les plus populaires de l'éditeur new-yorkais, dont il reprend d'ailleurs le nom de code (et qui a succombé à ce qu'il faut bien appeler un cliché), Laura Kinney n'est pas la fille de Logan (alias Wolverine), mais un clone du mutant canadien.
Ses aventures sont écrites par Tom Taylor et dessinées par David López, pour l'arc narratif dont je vais parler.
Soit les 6 premiers numéros de la série mensuelle américaine, publiés dans les pages de la revue française All-New Wolverine & X-Men numérotée 1 à 4.
.... C'est en feuilletant la revue en question que j'ai eu envie de lire les aventures de ce personnage, mais les revues de l'éditeur Panini ont un sommaire anthologique qui ne m'intéresse plus depuis longtemps. Je préférerais en effet et de loin, qu'il propose des sommaires consacrés à une seule série, dans le format par exemple, qu'il donne à ses hors-séries plutôt que d'acheter des revues dont je ne lis qu'une seule série sur 3 ou 4.
Mais je connais d'autres personnes qui y sont encore attachées et qui n'hésitent pas à me les prêter.

.... Bon, si c'est le dessin qui m'a fait lire All-New Wolverine, ce n'est pas son scénario qui va m'y faire rester.
En effet, « Les Quatre sœurs » titre de l'arc en question, me semble destiné à un lectorat très jeune ou alors manquant singulièrement d'expérience ; voire l'addition de ces deux ingrédients.
Tom Taylor y utilise des ficelles bien trop visibles, et les quelques bonnes idées qu'il y injecte le sont d'une manière bien trop artificielle, et surtout elles ne servent finalement à rien.
SPOILERS

.... Au rayon des (fausses) bonnes idées, je mets la rencontre avec le Dr Strange et la virée façon Joe Dante.

La première montre toutefois ses limites assez rapidement, la surprise passée de voir ce personnage choisi dans le contexte de l'épisode.
Elle n'est d’ailleurs qu'une manière d'appuyer ce que fait de son côté Jason Aaron au même moment, avec le Sorcier Suprême, lui redonner de façon ostentatoire son doctorat en médecine. (Pour en savoir +) 
Mais puisqu'il faut - un peu - justifier cet intermède made in continuité, Taylor invente une péripétie aussi gratuite et inintéressante que la virée susdite.

C'est d'ailleurs l'idée-force de l'arc dont je traite ici : un enchaînement de péripéties sans autre(s) but(s) qu'elles-mêmes, et qui ont - comme souvent - commencées in medias res. Une façon de débuter les histoires en passe de devenir à elle seule un stéréotype narratif tant il est utilisé à tout bout de champ.  
Le reste est truffé d'invraisemblances et surtout, l'arc dans sa totalité, débouche sur un dénouement qui n'est là que pour (éventuellement ) resservir plus tard. 
On est finalement pas plus avancé qu’après avoir lu le premier numéro. 
Un tour de force en soi, que de n'avoir rien à dire en autant de pages. (Sans compter qu'écrire une histoire de clones pour un personnage qui en est déjà un, c'est un peu too much aussi) 
Le coup de fil anonyme ou encore les buts d'Alchemax par exemple, ne sont là que pour titiller le lecteur, sans qu'il n'ait pour autant de réponse satisfaisante. 
Je me demande d'ailleurs si Tom Taylor en a.

Reste les dessins de David López & David Navarrot colorisés par Nathan Fairban. Une bien maigre consolation.

.... Écrire mensuellement une série n'est sûrement pas une chose facile à faire, vouloir à tout prix occuper les linéaires des comic shops vaille que vaille, va clairement à l'encontre de la qualité, vu la piètre qualité des séries qu'il m'arrive de lire.
Et pourtant les éditeurs étasuniens augmentent encore la périodicité de leurs revues, et inonde toujours les rayons des magasins spécialisées.
Et All-New Wolverine est une bonne candidate - en tant que série - de ce qui se fait de moins bien dans le milieu de l'édition U.S.

Le problème (pour moi en tout cas) est que rien ne vient vraiment relever le niveau.
La (grande) majorité des scénarios ne vaut pas un pet de lapin, et chercher un peu d'originalité ressemble à s'y méprendre à une chasse au Dahu
Pour être honnête, et utiliser une formule toute faite, toute aussi usée que celles qu'utilise Tom Taylor, ça ne date pas non plus d'aujourd'hui. 
Dès le milieu des années 1980 j'avais lâché les Uncanny X-Men (en V.F), et j'ai lu cette semaine le recueil qu'Urban Comics a consacré à Lobo (le personnage de DC Comics), avec des histoires - pour les plus anciennes - datant de l'année 1990 (je crois), et le moins que je puisse dire c'est que j'ai perdu un temps précieux avec cette tentative. 
Et comme si tout cela ne suffisait pas, les multiples crossovers et autres « events » sèment le bronx dans les quelques séries qui tentent d'obtenir un rapport qualité/prix honorable.

La suite  de cette série, se fera donc sans moi.

1 commentaire:

  1. je m' étais laissé convaincre, sans etre aussi dur que toi, j' ai vite vue que c' était pas indispensable.

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