Interdit en Allemagne, ce qui lui a fait profiter de l’Effet Streisand™ (du moins sur X®) Citizen Vigilante est donc le dernier film en date du réalisateur allemand Uwe Boll - « le pire des meilleurs réalisateurs ou le meilleur des pires réalisateurs », a-t-on pu dire de lui.
L’argument du film est celui-ci : un riche Américain, Sanders (Armie Hammer, impeccable comme le reste de la distribution), ex-militaire, décide de palier l’incurie du système judiciaire d’un pays d’Europe en appliquant une justice expéditive en dehors de tout cadre légal (vigilantism).
Compte tenu du courage politique d’Uwe Boll, son film ne fera pas parler de lui. À l’instar cela dit, de ce qu'il montre.
Car Boll s’attaque à une « vache sacrée » des démocraties occidentales : la surreprésentation de l’immigration de masse dans les crimes et délits. Mais aussi et surtout, la protection dont bénéficient ces mêmes criminels de la part de la justice. Bien aidés par les médias grand public.
Non seulement la justice ne punit pas, mais elle criminalise les victimes.
Ce qu’omet par ailleurs de dire le film d’Uwe Boll.
Et ce n’est pas la seule faiblesse de son film.
En effet, le réalisateur ne veut pas rendre son justicier auto-proclamé sympathique, ce qui se comprend vu le pari pris « réaliste » de son film. Et si donc la froideur de son protagoniste est parfaitement rendu par un Armie Hammer (il ferait physiquement un très bon Punisher période Mike Baron/Klaus Janson), quelques figure imposées par le cahier des charges ( ?) sont beaucoup moins heureuses.
Ainsi la scène de sexe dans un bordel, ou le massacre d’une unité d’intervention de la police, par exemple ; dont je me demande bien ce qu'elles viennent faire là !?
Le rythme du film n’est pas très bon non plus. On se croirait dans un porno des années 1970, où ce qu’attendent - avec une certaine impatiente – les spectateurs est retardé de manière particulièrement ennuyeuse.
Ce qui me fait dire que Citizen Vigilant n'est pas un bon film
Mais est-il divertissant ?
Non, il ne l’est pas.
Car son intrigue rappellera sans aucun doute des événements et des situations bien réels (et volontairement connotés) qu'il n'est pas possible de trouver distrayants.
Même la scène - assez anodine, compte tenu du reste, des trois resquilleurs dans les transports publics, ou encore celle du racket évoqueront là encore des situations équivalentes qui ne se seront pas aussi bien terminées pour le conducteur de bus ou la victime d'extorsion dans la « vraie vie ».
Chacun jugera.
Reste que je parlais de courage s'agissant de montrer le coût qu'une immigration massive et incontrôlée fait payer à ceux qui ne demandent que de vivre en sécurité dans leur propre pays, protégés par les lois et la justice du pays en question.
Et c'est justement là que le bât blesse.
Citizen Vigilant devrait être une fiction, et il devrait être possible de la regarder partout, en fonction de ses propres goûts esthétiques (si je puis dire).
Alors qu'au final, Citizen Vigilant a des allures de zamidzat (toutes choses égales par ailleurs car le film est tout de même diffusé sur quelques plateformes de streaming), et qu'il est interdit non pas à cause de sa violence proprement dite, mais parce que celle-ci est l’œuvre d'immigrants extra-européens.
L'interdiction dont il a écopé en Allemagne est d'ailleurs révélatrice.
Bien plus, elle est un aveu !





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