Si j'aime particulièrement les histoires policières, j'ai un faible encore plus prononcé pour ce que j'appelle les whodunits sous contraintes © . Le film La Nuit des généraux 1967 quintessencie à mon avis ce (mauvais) genre, et il m'apparait idéal pour en brosser le portrait-robot. Or donc, pendant la Seconde Guerre mondiale, un officier allemand enquête sur les assassinats de ce qu'on appelle pas encore un tueur en série. Vous voyez donc immédiatement le paradoxe qu'il y a à enquêter sur la mort d'un individus, voire comme ici de quelques-uns d'entre eux, alors que la guerre fait rage (sans parler de la Shoah ). Première contrainte donc, qui joue forcément sur la caractérisation de l'enquêteur. Le film d' A natole L itvak, scénarisé par P aul D ehn et J oseph K essel, utilise aussi la deuxième contrainte du (mauvais) genre en question, à savoir que l'enquête se déroule sous les fo...