mardi 26 février 2013

Chapeau Melon & Bottes de Cuir par Grant Morrison

... Un extrait du livre proposé par les éditions 8eme Art sur la série télévisée Chapeau Melon et bottes de Cuir, et plus précisément celui écrit par Grant Morrison. 

jeudi 21 février 2013

GRIMJACK (02)

Dans un premier temps (c'est-à-dire aux environs de 1979) John Ostrander, qui n'est pas encore introduit dans le milieu de la bande dessinée, envisage plutôt d'écrire des histoires courtes sous forme de romans qui se dérouleraient dans un Chicago post-apocalyptique, nous savons maintenant que John Gaunt alias GrimJack s'est incarné sous une autre forme médiatique.
Le scénariste explique ensuite dans l'éditorial - ce sera par ailleurs une constante de la série, John Ostrander entretiendra un dialogue permanent avec ses lecteurs via la page courrier - que le nom de son personnage il l'a trouvé, selon une technique éprouvée, en regardant les noms des protagonistes des pièces de Shakespeare. Dans le cas d’espèce il s'agit de Richard II et du personnage de John of Gaunt.
En outre il voulait que son protagoniste ait un surnom (et plus précisément un street name) qui soit aussi en quelque sorte sa "signature comportementale" (trademark schtick) : souriant juste avant que les choses n'empire, qui fasse penser à une sorte de tête de mort avec un large rictus
John Ostrander essaie avec le mot grin, l'équivalent de rictus en français : Grinner. Mais il n'en est pas satisfait, toutefois l'idée réapparaîtra dans la série. 
Se souvenant que le diminutif de John est Jack, il tente Grinjack ; puis GrimJack et là la magie opère. 

Pour le lecteur francophone il est peut-être bon de savoir que grim peut se traduire par sinistre, lugubre ; c'est un mot que l'on retrouve dans l'expression maintenant (trop) bien connue "grim and gritty", mais lorsque GrimJack fait ses premiers pas dans les pages des bandes dessinées de l'éditeur First Comics on est encore assez loin de Batman : The Dark Knight Returns ou de Watchmen les deux évènements qui ont précipité (du moins selon certains) les comic books dans une période "sombre et violente".
Lenin Delsol
C'est d'abord son pote Lenin Delsol qui croque le personnage dont l'apparence rappelle celle de Clint Eastwood, puis Timothy Truman qui reprendra finalement les rênes artistiques de la série, s'approprie le personnage qui selon Ostrander s'inspire plus alors de Jack Palance voir de Truman lui-même que d'Eastwood. D'autres artistes succéderont à Truman (Tom Mandrake, Flint Henry etc.. ) mais je n'en suis pas encore là.

Ce qui fait la qualité de la série ce n'est pas seulement cette d'ébauche d'action que l'on est en droit d'attendre d'une série dont le personnage principal est un hard-boiled babarian, c'est aussi et surtout la qualité d'écriture de GrimJack
Les personnages sont doté d'une épaisseur psychologique qui les rendent particulièrement proches des lecteurs. Pour le meilleurs ou le pire.
En outre, Ostrander offre une variété d'intrigues, de point de vue et de lieux extrêmement diversifiés et stimulant. 

Il faut dire que l'action se déroule principalement dans la ville de Cynosure un carrefour dimensionnel peuplé d'humains, de vampires, de magiciens, de policiers transdimensionels, d'espions, d'une variété de tueurs assez étonnante, de clones, de monstres, des vélociraptors armés d'armes automatiques, de toons etc...  Autre chose à savoir si d'aventure vos pas vous mènent jusqu'à Cynosure, selon les quartiers les lois physiques changent et dans certains quartiers la science s'applique dans d'autre c'est la magie, des aires d'influence que certains ont expérimentées plutôt brutalement.
Ce qui permet notamment à John Ostrander d'offrir à GrimJack des manières astucieuses et toujours inattendues de jouer ses cartes. Il faut dire que GrimJack a la topologie d'un couteau suisse, il est multifonction. 
Tom Mandrake
D'autre part le scénariste a semble-t-il, une vision sur le long terme, c'est du moins ce que laisse penser le passé du personnage principal  (que je vous laisse découvrir) évoqué par bribes dans les premiers numéros (ce qui rend le personnage à la fois mystérieux et surtout tend à intriguer le lecteur) et la manière, élégante et subtile, dont sont gérées et amenées les sous-intrigues. C'est vraiment du grand art.


(À suivre ....)




mercredi 20 février 2013

mardi 19 février 2013

GRIMJACK

... Dans son éditorial pourrait-on dire, du premier numéro de la série régulière en 1984 (GRIMJACK a commencé de paraître en bande de complément (back-ups) de la série Starslayer en 1983) John Ostrander - le co-créateur avec Timothy Truman du personnage - explique que GRIMJACK est né de sa volonté de fusionner le genre sword-and-sorcery (on parle plus volontiers d'heroic fantasy dans l'Hexagone) avec le hard-boiled detective (plus communément appelé roman noir en France) à l'instar de Robert E. Howard (auteur pour lequel il a beaucoup d'admiration) qui d’après Ostrander a  justement combiné la pulp horror story et la pulp adventure story pour en faire le sword-and-sorcery (disons en 1929 avec Kull le conquérant) dont le héros emblématique du genre est certainement Conan.

Or, donc puisant dans la kermesse héroïque des pulp magazines en ce qui concerne le sword-and-sorcery, Ostrander y puise également son deuxième ingrédient, le roman policier hard-boiled. Deux genres qu'il affectionne. 
C'est dans Black Mask, l'un des plus fameux  pulp de l'époque que naîtra - aux alentours de 1923 - la "hard-boiled school of writing" dont l'un des représentants (et fondateur du genre) n'est autre que Dashiell Hammett.

Le roman policier hard-boiled nous dit Robert Louit en août 1968, se distingue par une écriture brutale, lucide et dépouillée, appelée à bouleversé l'écriture romanesque dans son ensemble ; Raymond Chandler à qui l'on doit dit-on l'utilisation du terme hard-boiled (qui peut se traduire par "dur à cuir") expliquera que Dashiell Hammett  a remis l'assassinat entre les mains des gens qui le commettent pour des raisons solides et non pour fournir un cadavre à l'auteur
L'auteur visé est ici en l’occurrence celui des romans de meurtre en chambre close.    
Patrice Louinet dans son introduction au premier volume des aventures de Conan trace un parallèle entre Dashiell Hammett et Robert Ervin Howard (les deux inspirateur de John Ostrander au travers des genres dans lesquels ils ont oeuvré), ce dernier posant les bases de l'heroic fantasy moderne en revitalisant et en américanisant le genre ; alors qu'Hammett inventait un nouveau genre : "Les nobles héritiers plongés dans leur quête initiatique et les détectives amateurs ou philanthropes, héros privilégié (et souvent issus du Vieux Continent) de ce genre de récits, venaient brusquement de se faire bousculer par des personnages violents, pragmatiques et au langage volontiers grossier." 
Afin de préciser les contours du roman noir, lisons ce que Thomas Narcejac écrivait en 1949 à son propos : "[..] Ce qui est noir, [..], ce n'est pas, [...] sa violence, sa crudité ; ce n'est même pas le désespoir qu'il peut éveiller chez le lecteur facile à suggestionner, c'est quelque chose de plus foncier et de plus mystérieux que l'on pourrait définir en disant qu'il nous présente le monde comme un TRAQUENARD. [..]"
Cette vision qu'a Thomas Narcejac du roman noir s'applique selon moi, sans coup férir à la série GRIMJACK.


dimanche 17 février 2013

Le Monde de SPIROU & FANTASIO (Fin)

... Suite et fin de l'article consacré au monde de Spirou & Fantasio.

dimanche 10 février 2013

Le Monde de SPIROU & FANTASIO (suite)

... Suite de l'article dont le début de la publication sur ce blog vous a été proposé hier ...


samedi 9 février 2013

Le Monde de SPIROU & FANTASIO (1980)

... Le monde de Spirou et Fantasio par Numa Sadoul, Les Cahiers de la Bande Dessinée n°47/48 (1980).
( À SUIVRE ... )

mardi 5 février 2013

Dick Rivers

... Une petite anecdote en ouverture, j'ai regardé dernièrement le documentaire consacré aux 75 ans de Spirou , très intéressant au demeurant  il m'a donné l'envie de relire les aventure du groom le plus célèbre de la BD franco-belge et le livre que lui ont consacré Christelle & Bernard Pissavy-Yvernault ; or, donc en regardant ce reportage j'y ai vu Dick Rivers ce qui m'a donné envie de voir ou plutôt d'écouter ce qu'il faisait ces temps-ci.

Et quelle ne fut pas ma surprise de constater que le vieux Dick avait encore de l’énergie à revendre. 

Je me suis donc procuré son CD Dick Rivers Gran' Tour (Olympia 2012), dont je vous propose un extrait ...



Et je ne le regrette pas !

lundi 4 février 2013

L'Énigme du fétiche noir : FIN !

... Dernier épisode des aventures de nos héros dans un genre assez peu répandu le roman-photo, qui je l'ai appris récemment est camp.
Mais savez-vous ce qu'est le camp ?
Pour vous éclairer une rubrique extraite de l'émission Downtown sur France Inter, et présentée par Géraldine de Margerie qui nous brosse le portrait de cette expression ....