jeudi 30 janvier 2014

Batman (1989)

Le film, dont Batman est le protagoniste principal, réalisé par Tim Burton (1989) a fait l'objet d'une adaptation officielle en bande dessinée : celle-ci a été écrite par Dennis O'Neil, c'est l'excellent Jerry Ordway qui s'occupe de la partie artistique, secondé par Steve Oliff aux couleurs. 

(À suivre ......)

mercredi 29 janvier 2014

Il y a 25 ans : la Batmania

Il y a 25 ans Batman avait 50 ans, à cette occasion une véritable "batmania" a été orchestrée autour de cet anniversaire extrait : 

mardi 28 janvier 2014

Batman a 50 ans

Cette année Batman a 75 ans, la trilogie de Christopher Nolan a permis l'exposition du protecteur de Gotham à un plus large public, phénomène auquel s'ajoute une percée des super-héros sur le grand écran ce qui rend ces icônes culturelle beaucoup plus présentes dans la culture de masse hexagonale.
Sans parler de l'excellent travail éditorial de l'éditeur Urban Comics sur ce personnage en particulier.
Mais il n'en pas toujours été ainsi ; vous serez peut-être intéressé de connaitre comment,lors des 50 ans du personnage, la presse spécialisée, en l’occurrence USA Magazine, présentait le vigilante gothamite aux lecteurs français. 
Plus les origines, bien connues maintenant du personnage ; en seulement deux pages, par Bob Kane ...


lundi 20 janvier 2014

Hunter S. Thompson (Entretien)

Un entretien avec l'inventeur du gonzo journalism Hunter S. Thompson ; cette interview a paru dans le numéro 56 de la revue Métal Hurlant (octobre 1980).

samedi 18 janvier 2014

Metropolis : Lehman, De Caneva & Martinos

Capitale de tous les excès, de tous les délires urbanistiques. Carrefour de tous les mouvements politiques et artistiques. Centre névralgique de l’espionnage et des coups tordus. Metropolis possède ses zones d’ombres à l’instar des crimes atroces qui défraient depuis peu la chronique. Pour les résoudre, la police fait appel à un médecin autrichien, inventeur d’une science de l’esprit méconnue : le docteur Freud.
Un premier tome assez étonnant , Stéphane De Caneva (dessin) & Dimitris Matinos (couleurs) dont je ne connaissait pas le travail avant de lire cet album livrent  un magnifique travail.
Les nombreuses cases muettes mettent en avant la talent de narrateur du dessinateur.
Le talent du coloriste n'est pas pour rien dans la réussite de ce premier tome de Metropolis ...
Quant à Serge Lehman, je l'aimais déjà beaucoup en tant que romancier de science-fiction mais aussi dans ses études sur le genre lui-même, et je continue de l'apprécier en tant que scénariste de bande dessinée. 
Il est bien sûr trop tôt pour dire quoi que ce soit sur l'histoire elle-même, qui mêle des personnages fictifs et des personnages historiques dans une Europe uchronique ; cependant ce premier album (de 96 Pages pour 15,15 euros ce qui n'est tout de même pas donné) de ce qui s'annonce d'ores et déjà comme une tétralogie est une très belle réussite. 
En attendant la suite, un entretien avec Serge Lehman & Stéphane De Caneva.

Mise à jour : 19/01/2014 :
Un entretien audio de Serge Lehman accordé à nos amis Suisses de la RTS.

vendredi 17 janvier 2014

dimanche 12 janvier 2014

The Unwritten : Dead Man's Knock

La création de la série The Unwritten (Entre les lignes) est venue d'une part d'un désir de Mike Carey et de Peter Gross de travailler de nouveau ensemble, et d'idées qu'ils avaient proposées séparément au label Vertigo de l'éditeur DC Comics et dont quelqu'un a suggérer de les réunir. 
Mike Carey avait dans l'idée une série basée sur une trompette magique capable d'altérer la réalité, et Peter Gross celle d'un personnage appartenant au monde réel et au monde de la fiction.
Dans un premier temps la série devait s'appeler Faction, un néologisme résultat de la contraction de facts (les faits) et de fiction (idem). Quelque chose qui en français aurait peut-être donné Faiction.
Inspirée de la vie de Christopher Robin Milne, The Unwritten met en scène le stéréotype de l'orphelin résilient dans sa variante du jeune magicien à l'instar de personnages tels que Kaytek le magicien de Janusz Korczak, Christopher Chant de Diana Wynne Jones, de Timothy Hunter de Neil Gaiman et bien sûr de Harry Potter de J. K. Rowling (liste non exhaustive).
Ce troisième recueil (épisodes 13 à 18) tourne autour de la parution du quatorzième tome de la série des aventures de Tommy Taylor et de l'éventuelle réapparition de l'auteur Wilson Taylor.
Tom Taylor (le fils de Wilson et source d'inspiration pour le personnage de fiction Tommy Taylor), Lizzie Hexam (qui porte le nom d'un personnage de Dickens) et Richie Savoy (un journaliste) sont toujours en fuite.
Comme Howard Chaykin (American Flagg) ou Frank Miller avant eux, Carey & Gross utilisent les écrans de télévision à la fois comme outil pour résumer la situation mais aussi en tant que miroir déformant (ou pas) du monde et d'instrument de formatage de la réalité.
Ces écrans de télévision, mais aussi les extraits de blogs, les tweets qui apparaissent au fil des pages, mettent également en lumière la consommation de la bande passante sociale par les médias et les réseaux sociaux de l’ère informatique.  
Tom Taylor est à la fois recherché par la police mais également par une mystérieuse organisation, la Cabale, à propos de laquelle Peter Gross dit s'être inspiré du mensonge fomenté par les néo-conservateurs américains au sujet des armes de destruction massive (2003).
Et par le comte Ambrosio (inspiré du comte Orlok de Murnau), l'ennemi intime du jeune magicien Tommy Taylor, donc rien de moins qu'un personnage de roman !
Car si The Unwritten traite de littérature, de magie, de la célébrité, et de bien d'autres choses, cette série explore aussi la frontière entre la fiction, la réalité et le monde.     
Luc Boltanski propose d'opérer une distinction, fondamentale à ses yeux, entre la réalité et le monde.
La première renvoie à ce que chacun se représente comme étant "normal", une situation tissée d'évidences mais qui résulte en fait d'une construction sociale cadrée par les institutions. Autrement dit : une sélection dans l'immensité des possibles qu'offre le monde (voir infra), de certains éléments organisés en fonction de formats préétablis.
Alors que le second, le monde, désigne tout ce qui arrive : le flux de la vie, incertain par nature, qui se manifeste sans formatage préalable et échappe à tout projet de connaissance totale.  
Et comment la fiction peut influencer le monde afin de formater la réalité, ou comment au fil du temps un texte politique peut devenir historique (Cf. La Chanson de Roland), ou encore l'utilisation du cinéma en tant que vecteur de propagande en détournant un roman historique (Cf. Le Juif Süss) in dans le précédent recueil disponible en français sous le titre The Unwritten - Les infiltrés (Panini). 
Ceci dit, le tour de force de ce recueil est à mes yeux le numéro 17 de la série régulière.
Couverture de Yuko Shimizu
Ce numéro qui raconte "l'origine" de Lizzie Hexam est structuré comme un livre dont vous êtes le héros, hormis la première page toutes les autres doivent être lues en "position paysage". Chaque page est divisée en deux dans le sens de la longueur.
Ce qui monte à 60 pages THE MANY LIVES of LIZZIE HEXAM.
Si le procédé est extrêmement ludique, Carey & Gross ne s'appuient pas seulement sur la structure de leur histoire mais ils en ont également soigné le contenu.
En outre l'interactivité sollicitée ici fait sens avec le propos des deux auteurs concernant la relation qu'entretiennent fiction (The Many Lives of Lizzie Hexam) et réalité (la série The Unwritten) puisque le lecteur peut suivre différentes voies, voire recommencer ou encore lire ce "livre" de manière conventionnelle. 
Ce qui donnera des contenus différents.
L'idée d'utiliser ce procédé interactif est venue de l'editor Pornsak Pichetshote, qui occupe de fait un poste de l'ombre mais dont le rôle est très important.
Au début des comic books, l'editor est un employé chargé d'adapter les comic strips au nouveau format, petit à petit son rôle augmente : il coordonne alors le travail entre le scénariste, le dessinateur, l'encreur, le coloriste et l'imprimeur.
Un editor (poste qui n'existe pas en tant que tel en France) est aujourd'hui peu ou prou le croisement entre le poste de rédacteur en chef d'un illustré de BD et celui de directeur de collection.