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Articles

Affichage des articles du mars, 2014

Planetary : Printemps Nucléaire

En 1998 paraissait le preview (c'est-à-dire l'avant-première)d'une série destinée à un grand avenir tant critique que populaire : Planetary ; dont voici une présentation : En guise d'introduction je vous propose la préface au premier recueil de cette série, écrite par le talentueux Alan Moore. Or, donc voici quelques pages de l'oeuvre de Warren Ellis et John Cassaday, sans oublier la talentueuse coloriste Laura Depuy (devenu Laura Martin par les liens sacrés du mariage, ce qui n'a rien enlevé à son talent).

Black Canary (cosplay)

Nous sommes tous des flics (Morrison, Bond & Co.)

Peut-être serez-vous intéressés de lire une histoire courte de la série The Invisibles du scénariste Grant Morrison extraite de l'anthologie Vertigo : Winter's Edge n°1 (et paru dans la version proposée ici, dans la revue Bang ! en 2004) Selon certains exégètes, cette histoire se situerait après la fin du volume 3, c'est-à-dire après la conclusion de la série.  The Invisibles a commencé d'être publiée en 1994 au sein du label Vertigo de DC Comics, c'est une série dite en creator owned, c'est-à-dire qu'elle appartient à ses créateurs, ici Morrison et non pas à l'éditeur comme la majorité des séries publiées outre-Atlantique (Superman, Spider-Man, etc. ...) ; elle est toujours selon les exégètes le magnum opus du scénariste.  Les Invisibles c'est une cellule d'occultistes anarchistes, pour faire court, qui évolue dans un monde fait de complots, visité par des êtres d'autres dimensions, et où les voyages temporels sont possibles ; paranoïa, transs…

Galveston par Nic Pizzolatto

...Nic Pizzolatto a grandi à Lake Charles, en Louisiane, une région très rurale et très pauvre des Etats-Unis, dont il a dit qu’elle est « d’une incroyable ignorance et où la violence ordinaire sert de langage commun. » : le meilleur endroit de la côte pour recevoir des coups de pieds au cul. Un endroit où il y a beaucoup de pauvres, de gens stupides, beaucoup d’alcool, de bagarre. Un endroit très dur, où l’on grandit en se battant. Une maison isolée, pas de livre, le jeune Nic passe alors beaucoup de son temps libre dans les bois.  Après avoir quitté Lake Charles et ses parents, avec qui il n’entretient plus aucun rapport, à l’âge de 17 ans il apprend à se débrouiller seul. 
Avant d’écrire Galveston Nic Pizzolatto a mis deux ans pour écrire un roman qu’il jugera effroyable et qui ne sera jamais publié, il est alors professeur de littérature mais méprise paradoxalement l'université.  Au sujet de son travail, il avoue porter un intérêt très prononcé à l’intrigue et à l’action, deux élé…

Übermensch ! (Kim Newman)

Et si la fusée de Kal-El (alias Superman dans l'univers de DC Comics) n'était pas tombée aux Etats-Unis ? Kim Newman, notamment connu pour son excellent roman Anno Dracula, nous propose ici une brillante nouvelle sur la variation du Et si ...... ?  Extraite de la revue Cyberdreams. Bonne lecture.

L'Eveil de la Lune (Elizabeth Hand)

... Précédemment paru en français dans la collection Fantasy de Rivages, je l’ai pour ma part lu chez Pocket Terreur ; entendu que les genres ne sont pas des catégories inertes partagées par tous [...] mais des revendications discursives effectuées par des locuteurs réels pour des buts particuliers dans des situations spécifiques (Eric Altman) je dirais qu’après l’avoir lu, L’Eveil de la Lune d’Elizabeth Hand, ressort du plutôt du fantastique, du moins tel que Tzvetan Todorov l’analysait : « Dans un monde qui est bien le nôtre […] se produit un événement qui ne peut s’expliquer par les lois de ce même monde familier […]. Le fantastique est l’hésitation éprouvée par un être qui ne connaît que les lois naturelles, face à un événement en apparence surnaturelle. ». Cette « hésitation » est celle que ressentira Katherine Sweeney Cassidy face aux événements auxquels elle sera confrontée lors de sa première année à l'université des Archanges et de Saint-Jean-le-Divin sise à Washingto…

SARAJEVO-TANGO [Hermann] + le dossier de presse

« En échange d'une certaine somme d'argent, Zvonko Duprez, un ex-légionnaire devenu une sorte de mercenaire, va tenter de ramener auprès de sa mère une fillette détenue à Sarajevo par son père », telle est l'accroche de l'album de BD Sarajevo-Tango.

Cet album est un « coup de gueule » du scénariste/dessinateur Hermann (voir supra), un exemplaire a d'ailleurs été adressé aux journalistes et à toute une flopée de personnalités internationales, suite à ce qui se passait alors en Yougoslavie, et plus précisément devant ce qu'on qualifiait déjà de « siège de Sarajevo » (1992-1996) ; mais c'est surtout le geste d'un homme révolté par l'inaction de l'ONU et des instance gouvernementales.

Hermann choisit de rester dans son domaine de prédilection, à savoir la fiction, mais le personnage de Zvonko Duprez, évolue dans une Sarajevo tout ce qu'il y a de plus réel, du moins c'est l'impression que j'ai eu en la confrontant mes souvenirs : une vi…