Accéder au contenu principal

Captain Midnight

Clem Sohn
... J'ai depuis longtemps un faible pour les justiciers des années 30 ; issus ou inspirés des pulps tels que Doc Savage pour le premier cas, ou bien Johnson le Homard pour le second.
Voire nés à la radio comme The Shadow ou, dans le cas présent Captain Midnight
Victor Ibáñez
L'éditeur Dark Horse a eu la très bonne idée de faire revenir dans les pages de son anthologie - Dark Horse Presents - ce personnage, qu'il a confié à Josh Williamson (que je ne connais pas) et au très talentueux Victor Ibáñez.
En trois livraisons et pour un total de 25 pages les deux compères captivent aisément le lecteur qui aura eu la bonne idée de s'intéresser à ce retour grâce notamment à la magnifique couverture du 18ème numéro due à Steve Rude.

Or donc, fort de cette première impression (et en attendant la suite des aventures du Captain Midnight promise dans un prochain Free Comic Book Day) je me suis jeté sur la mini-série 2 Past Midnight où notre héros partage l'affiche avec The Ghost et X ; deux personnages eux aussi ressuscités mais du plus récent Comic's Greatest World la tentative des années 90 de l'éditeur Dark Horse dans le milieu des super-héros pur sucre.
Si Edouardo Francisco offre de magnifiques planches, le scénario de Duane Swierczynski semble quant à lui être assez convenu pour ne pas dire soporifique. 
Cela n'augure rien de bon pour la suite des événements.

Pour en revenir à Captain Midnight je n'ai pu m'empêcher de trouver à son costume comme un air non pas de navaja mais d'hommes-oiseaux de la "grande époque" celle des pionniers : Léo Valentin l'inventeur de la célèbre position "valentin" et dont le livre dans son édition de la bibliothèque verte m'a probablement influencé dans mon désir de faire du parachutisme, ou encore Clem Sohn surnommé The Batman.
Clem Sohn dont certaines tenues ne sont pas loin de celle du Batman créé par Bob Kane & Bill Finger ...
Je ne serais pas étonné d'apprendre qu'une partie de l'inspiration du plus célèbre détective de Gotham vienne de Clem Sohn, ce dont s'est probablement douté Grant Morrison en créant Batwing.    

Commentaires

  1. je sais qu'il a un côté kamikaze, mais est-ce vraiment normal que l'homme oiseau de la couve de la Bibliothèque Verte ait l'air de porter une ceinture d'explosifs ?

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Doctor Strange Legacy [Cates / Hernández Walta / Duclos]

La curiosité m'avait poussé, il y a 4 ou 5 ans, à m'intéresser au travail d'un nouveau venu du nom de Donny Cates. Depuis il a fait son petit bonhomme de chemin et est devenu un scénariste en vue de la Maison des idées™.
Et c'est tout à fait mérité.

Donny Cates n'est pas le genre à vouloir réinventer la poudre, pour finalement accoucher d'un pétard mouillé (qui a dit Tom King ?). Son domaine c'est le divertissement, l'évasion, et très souvent un excellent moment de lecture. 

Cette reprise de la série « Doctor Strange », 5 numéros mensuels compilés dans ce premier tome, en est la carte de visite idéale. 

Si l'adaptation cinématographique du personnage, créé par Stan Lee & Steve Ditko en 1963, lui a permis de retrouver les têtes de gondole des comics shop, on est toutefois passé par un petit lifting façon Jason Aaron & Chris Bachalo [Pour en savoir +] pour la version bande dessinée.

Mais rassurez-vous, ne rien connaître du personnages et de ses pré…

Immortal Hulk [Al Ewing / Joe Bennett / Thomas Davier]

Certainement mal luné, j'avais calé sur le premier numéro de cette relance du géant de jade. Néanmoins, mon intérêt pour le travail du scénariste Al Ewing m'a convaincu de laisser une seconde chance à cette série.
Sans toutefois oublier qu'un scénaristes travaillant pour des entreprises telles que Marvel ou DC Comics, lesquelles sont les propriétaires des personnages (et des histoires) qu'elles publient, c'est un peu comme d'être un jockey. 
Tout aussi prometteur qu'il soit, ce dernier est au service du cheval, et au ordres du propriétaire via l'entraîneur. Chaque Grand prix est surtout l'occasion de retenir le nom du cheval.
Ceci étant dit quid de ce nouveau départ ? 

Pour ce nouveau run, Hulk renoue donc avec ses origines sixties, et s'inspire de l'errance qu'avait popularisée la série télévisée des années 1970 avec Bill Bixby et Lou Ferrigno.
Ce parti pris d'un personnage en cavale est aussi surtout une forme de réflexe atavique très é…

Le pot au noir [Robert Ferrigno / Hubert Galle]

Ce roman m'a été recommandé par Duane Swierczynski [Pour en avoir +]. Jeune lecteur encore adolescent, assidu de Sf et de fantastique, Swierczynski est entré dans le monde du polar et du thriller, grâce au roman de Robert Ferrigno.
« Le pot au noir » commence comme un roman policier tout ce qu'il y a de plus conventionnel : une disparition inquiétante, un suspect tout ce qu'il y a de crédible, et un duo de flics. L'ambiance rappelle celle de la série «Miami Vice», mais l'histoire se passe sur la côte Ouest des U.S.A..
D'une certaine manière, les premiers chapitres pourraient desservir ce roman, en en cachant ce qui fera son originalité, sous le vernis du tout venant.
Sauf que dès le départ, Robert Ferrigno, traduit par Hubert Galle pour les éditions Flammarion, a la bonne idée de peupler son ouvrage de personnages atypiques qui réussissent à captiver l'attention. La quatrième de couverture ne se prive d'ailleurs pas de l'annoncer (même si je ne m'e…