vendredi 3 août 2012

Uncanny X-Force


... Lorsqu'en 2010 j'appris la création d'une nouvelle équipe nommée Uncanny X-Force, sous la tutelle du scénariste Rick Remender & du dessinateur Jerome Opeña, cette nouvelle ne m'émut pas le moins du monde. D'autant plus qu'au sein de cette équipe on retrouvait  le mutant canadien Wolverine (alias Servalqui au fil des années a développé une nouvelle aptitude : l'ubiquité.
Cette quasi omniprésence dans les publications de l'éditeur Marvel se double d'une sévère attraction, à tel point qu'il capture dans son orbite le moindre scénario et en devient de facto le centre. Ou peu s'en faut.
En outre Rick Remender ne m'avait guère galvanisé avec le premier recueil de sa série Fear Agent.  
J'ajoute que les séries qui exploitent, ou se rangent sous la bannière du "grim & gritty" (sombre & violent) ne me passionnent pas outre mesure. Ce que la série Uncanny X-Force me semblait-être d’après les planches diffusées par l'éditeur sur le Net. 
... Heureusement, au cœur de cette négativité, les couvertures d'Esad Ribic exerçaient sur moi une attraction sans cesse renouvelée. Or, finalement j'ai franchit le pas et je me suis plongé dans la lecture de la première aventure du groupe. Une immersion dont je ne me doutais pas qu'elle allait être une si belle bouffée d’oxygène.  
En un seul épisode Rick Remender réussit à installer chaque personnage en leur donnant immédiatement une épaisseur psychologique et une présence (dans le sens cinématographique du terme).
Qui plus est, il démarre une histoire qui m'a captivé immédiatement. Dés lors, en refermant ce premier épisode, je n'avais qu'une hâte : lire la suite. 
Il me faut ajouter que l'art de la narration de Jerome Opeña n'est pas étranger à mon intérêt pour la série. Ses planches sont magnifiques. Ce dessinateur est aussi à l'aise dans les scènes de dialogues ou d'exposition, que dans celle de combats et d'action. 
Du reste les dessins d'Opeña bénéficient des couleurs de Dean White. Cet artiste réussit à donner de la texture à ce qu'il colorise, à tel point que l'on a l'impression de pouvoir sentir sous ses doigts les tissus des vêtements que portent les personnages. Ou encore la viscosité des liquides. Le rendu des couleurs de White accentue la sensation d'immersion que j'ai pu ressentir. Indéniablement.
Une galerie d'antagonistes à l'Uncanny X-Force pour le moins atypiques voire étrangement inquiétants, un sens du dialogue certain ; le travail du traducteur Thomas Davier est a signaler. Ainsi par exemple, la blague de Deadpool joliment "trahie" pour un résultat en français égal selon moins à sa version originale.

Les quelques pages que je vous propose infra me semblent assez représentatives du plaisir que j'ai eu en lisant le début des aventures de l'Uncanny X-Force.
  (À suivre ...)
La musique qui accompagne ce billet est l'œuvre de The Asteroïds Galaxy Tour : Major.

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