lundi 30 janvier 2012

John Byrne's NEXT MEN

... Si la série John Byrne's NEXT MEN (JBNM) appartient au genre dit de super-héros, elle s'inscrit néanmoins dans un courant dissident que je qualifierait de "réalisme super-héroïque". Ce courant propose de pousser dans ses derniers retranchements des questions telles que :

...• D'où viendraient des êtres dotés de super-pouvoirs s'ils apparaissaient dans notre monde ?
...• Quel impact auraient-ils sur la société ?
...• Etc... 

Et surtout, les auteurs qui tentent l'aventure du "réalisme super-héroïque" dotent d'une capacité qui paradoxalement se signale par son absence dans la totalité des titres de "super-héros classique" (par opposition à ceux du "réalisme super-héroïque") : une sexualité.
Ce qui veut dire d'une part qu'elle est explicite, mais également qu'elle a des répercussions sur le vie des personnages.
À cela s'ajoute une violence proportionnelle aux pouvoirs dont sont dotés les super-protagonistes de ces récits, et dont l'incidence n'est plus seulement matérielle.
Ces deux deniers points, la sexualité et la violence sont par ailleurs souvent traités d'une manière jusqu'au boutiste.
L'Esquadron Suprême
On peut dater approximativement l'apparition de ce courant à partir de la publication de Marvelman, de Watchmen, de l'Esquadron Suprême, ou encore de Batman : Dark Knight. 
Cette approche où l'on super-héroïse le monde réel doit beaucoup à celle proposer par Marvel dans les années 60 (où a contrario on humanisait le super-héros), voire au roman de Robert Mayer Superfolks.
Cette démarche somme toute plutôt intéressante aura son côté sombre (sic) le grim and gritty (dur et sombre) qui oubliera que la violence et la sexualité peuvent et doivent s'inscrire dans un projet dramaturgique et non pas être un simple étalage de chair dénudée et/ou meurtrie.

Mais d'où viennent donc les Next Men ?
... En 1991 une nouvelle idée germe dans l'esprit de Stan Lee : "Et si on sortait un nouveau titre genre les X-Men cent ans dans le futur ?!"
Cette idée semble être le fruit de la fermentation de deux constations : les série mutantes se vendent mieux que des petits pains, et les lecteurs raffolent des aventures où leur sont révélés l'avenir de leurs super-héros favoris.

C'est à John Byrne qu'échoit le privilège de matérialiser l'idée de Stan Lee.
Mais comme vous le savez sûrement les retournements de situation ne sont pas le lot exclusif des comic books ; des divergences apparaissent et le projet initial ( The Marvel World of Tomorrow) avorte.
Si The Marvel World of Tomorrow reste sans lendemain (un comble) il donne naissance à deux projets distincts : la ligne 2099 chez Marvel, et les Next Men chez Dark Horse.

(À suivre ...)
  

samedi 28 janvier 2012

jeudi 26 janvier 2012

Alcatraz (2012)

... Le 21 mars 1963 tous les détenus ainsi que les gardiens de la célèbre prison d'Alcatraz disparaissent sans laisser de traces, officiellement les coûts élevés de la prison ainsi que sa vétusté ont poussé l'administration pénitentiaire à en fermer les portes. Les prisonniers ont été transférés dans d'autres pénitenciers afin de finir de purger leur peine. 

  
Trente ans plus tard le matricule 2024 Jack Sylvane réapparaît ... 

... Créé par J.J. Abrams par ailleurs créateur d'Alias et co-créateur d'une petite flopée de série télévisées (Lost, Fringe ou encore Undercover), réalisateur du troisième Mission : Impossible, du dernier Star Trek, de Super 8, bref Alacatraz sera surement qualifiée de "série évènement" ; reste que si Abrams ne m'a jamais emballé outre mesure (je n'ai jamais réussi à terminer Alias, Lost ou Fringe par exemple) le premier épisode de cette série est plutôt pas mal.

À suivre donc .....

  

mercredi 25 janvier 2012

Captain America (2011)

21 ans après le Captain America d'Albert Pyuns, Joe Johnston propose une nouvelle version cinéma de la création de Jack Kirby & Joe Simon. 
Steve Rogers est un jeune homme chétif et malingre qui désir s'engager dans les rangs de l'armée américaine pour se battre en Europe, mais sa constitution fragile l'en empêche. Jusqu'à ce qu'il rencontre le docteur Erskine, l'inventeur d'un sérum .... 
Si la Seconde Guerre mondiale a, d'une certaine manière, enfanté un super-soldat connu sous le nom de Captain America on aura remarqué une certaine similitude avec un prédécesseur (peut-être moins connu de ce côté-ci de l'Atlantique) : Hugo Danner.
Gladiator par Philip Wylie

Comme Steve Rogers Hugo Danner a vu ses capacités musculaires augmentées de façon considérable grâce à un sérum ; dans son cas il a été administré à sa mère alors qu'elle était enceinte. Comme Captain America Hugo Danner participera à un conflit mondial, dans son cas la Première Guerre mondiale. 
Toutefois Danner a une capacité qui semble le différencier de Captain America, et le rapprocher de Superman : sa peau est pare-balle. Mais cette différence s’efface dés lors que l'on se souvient du bouclier du super-soldat américain. CQFD.
... Or donc cette nouvelle adaptation d'un comics tient plutôt bien la route ; même si pour ma part j'ai trouvé la première heure nettement plus réussie que celle où Rogers devient vraiment Captain América. Les combats sont menés au pas de charge (normal me direz-vous vu le contexte, certes), et pas très bien chorégraphiés ; mais rien de rédhibitoire non plus.

Reste un divertissement de qualité qui ne trahit pas le matériau de base, et c'est déjà ça vu les temps qui courent. 



... En supplément à ma critique permettez-moi de vous proposer un petit récapitulatif de la carrière du héros américain :
CBR:
https://rapidshare.com/files/3408223855/Cpt_A_616.cbr Merci à Hikaru & à Ozy
Et un article paru dans le numéro 856 de Courrier International en mars 2007 au sujet d'un évènement qui avait alors frappé Captain America .... 



dimanche 22 janvier 2012

RISING STARS

En 1969, une boule de feu s'écrase sur la petite ville américaine de Pederson dans l'Illinois. Quelques années plus tard 113 enfants conçus cette nuit-là manifestent des pouvoirs surnaturelles ...
Ils sont depuis connus sous le nom de "Spéciaux".

... Lors de mes billets visant à révéler les origines discrètes de Flex Mentallo j'avais démontré la très grande similitude de situation entre la cause de l'apparition des Spéciaux dans la série Rising Stars de Joe Michael Straczynski, et celle de la naissance de la famille dite de Wold Newton du nom de cette bourgade du Yorkshire qui a vu en 1795 un aérolithe s'écraser et contaminer les passagers d'une diligence qui passait à proximité. Des passagers dont la descendance est devenue également "spéciale" puisqu'elle compte parmi elle : Sherlock Holmes, Tarzan, Doc savage etc. .... 
All-Star Superman #9
Que ce soit la météorite de Pederson ou l'aérolithe de Wold Newton, ces deux artéfacts tombés du fin fond de l'univers sont bien sûr, mais vous l'aviez déjà deviné, deux extrapolations de l’atterrissage prés de Smallville (ou Picoville) d'une fusée venue des Indes spatiales.   
Picoville [-_ô]
Un atterrissage qui a modifié à tout jamais le paysage de la bande dessinée étasunienne ; puisque l'arrivée de Superman dans ce microcosme d'encre et de papier a donné naissance à une multitude de super-héros à l'instar des bolides cités supra, créant ainsi un genre à part entière qui domine par ailleurs toute la production d'outre-Atlantique.    

Le mème est à la civilisation ce que le gène est à l'évolution. 
C'est un élément de code culturel ; cognitif, symbolique ou pratique, soumis à la sélection naturelle. 
Si le gène flotte dans la soupe protoplasmique, le mème lui flotte dans une mer de cerveaux : la culture.
Les mèmes sont des idées structurées en superorganismes (le catholicisme par exemple), auto-réplicants qui passent d'humain en humain d'une manière virale pourrait-on dire.
Le mème en tant que superorganisme (ou méméplexe) permet donc à la fois la cohésion et la modification d'une civilisation. Sa valeur de survie résulte de son attrait psychologique ; il donne  une réponse plausible à des questions profondes sur l'existence.
Ainsi les mèmes se disputent-ils - d'une manière négative ou positive - des ressources et des territoires culturels.
Le mème pour les méméticiens les plus orthodoxes serait une idée qui à l'instar de l'œuf de Samuel Butler, qui utilise la poule pour se dupliquer, se sert de nous pour se reproduire. 

1938, c'est l'An I du super-héros, un nouveau type de personnage dont je vous propose le mémotype :


• Être né après Superman (puisqu'il est le premier super-héros).
• Avoir un costume.
• Avoir une identité secrète (et donc un alter ego).
• Avoir un pouvoir extraordinaire.
• Avoir vécu un hapax existentiel : c'est-à-dire quelque chose qui n'a lieu qu'une seule fois et qui structure à jamais la vie de celui qui vit ce moment : c'est l'explosion de la planète Krypton pour Superman, c'est le meurtre des parents de Bruce Wayne, ou encore la désinvolture de Spider-Man face au criminel qui tuera son oncle. On remarquera que la publication de la première aventure de Superman est aussi un hapax dans l'histoire de la bande dessinée.
• Être lié à une cité : héritage de Gilgamesh héros (voir infra) fondateur de la ville d'Uruk autour de laquelle il a élevé d'imposants remparts. 
Le super-héros est toujours (?) lié à une ville, à tel point que l'éditeur DC Comics n'a pas hésité à en créer pour ses propres personnages : Metropolis, Gotham ou encore Opal City par exemple. 
Se non è vero, è bene trovato !

... Si la particularité du super-héros réside en grande partie dans son préfixe, on ne peut me semble-t-il faire l'économie d'un peu d'étymologie à partir du mot "héros".
Ainsi certaines sources (Christopher Knowles par exemple) proposent-elles qu'il dérive d'Horus "Le dieu de l'Azur, des espaces célestes. Fils posthume d'Osiris et d'Isis, il se présente sous deux formes celles d'un enfant suçant son pouce [..] ou celle du puissant dieu faucon [..] modèle à la fonction royale"
Si ce n'est pas vrai, c'est du moins bien trouvé !


En tout état de cause le super-héros apparaît bien comme le résultat d'un inflation dramatique (Cf. Brian Stableford) dont le héros serait le point de départ.


(À suivre ...)



samedi 21 janvier 2012

Killraven


Killraven (sous-titré Warrior of the Worlds) est une série de science-fiction proposée par l'éditeur Marvel en 1973 dans les pages d'Amazing Adventures
Le début des années soixante-dix est une période sombre pour les U.S.A. : scandale du Watergate et retrait des troupes américaines du Vietnam. Une guerre qui par ailleurs exacerbe les passions et la mobilisation : outre la contestation pacifique, des attentats sur le sol étasunien (Le Weather Underground) et des immolations en réaction à la participation américaine voient le jour.
C'est dans ce climat délétère que Killraven cristallise la "rencontre" de Spartacus et de La Guerre des Mondes (de l'écrivain H.G. Wells) dans un futur proche (encore plus proche aujourd'hui).

"On est ce que l'on fait de ce que les autres ont voulu faire de nous"
J-P Sartre 
La vie éditoriale de Killraven a connu bien des soubresauts, et le personnage n'a pas acquis suffisamment de reconnaissance pour devenir une valeur sûre de la Maison des Idées (Cf. l'article de Gy Macquard dans le n°3 de SCARCE).

... Cependant en 2002, Alan Davis propose une mini-série en six numéros consacrée au Spartacus marvelien, toujours en lutte face aux Martiens
À la fois scénariste & dessinateur Davis assisté de Mark Farmer à l'encrage, de Gregory Wright à la colorisation et de Pat Prentice au lettrage, livre une somptueuse aventure qui a entre autre le mérite de pouvoir se lire sans qu'il soit besoin de connaître les publications antérieures consacrées au personnage. 
   
À l'instar du gladiateur Thrace face à Rome, Killraven avec une poignée d'hommes et de femmes tient tête aux puissants Martiens qui cette fois-ci ont réussi la conquête de la planète bleue. Du reste ces Martiens semblent entretenir avec la Rome antiques des similitudes plus que probantes sur le terrain de l'impérialisme, des guerres de conquête ou encore des jeux. 


Source
Un homme ça s'empêche
Lucien Camus    

Alan Davis soigne à la fois son dessin et son histoire, rien n'est laissé au hasard ; mise en page soignée et limpide à la narration impeccable, rebondissements inattendus et belle caractérisation des personnages. On cherchera en vain des défauts à ce Killraven post-11 septembre.
Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres
E. de La Boétie

... Mais la plus belle réussite d'Alan Davis est sans aucun doute la personnalité de Killraven, un personnage surdéterminé par son enfance et sa vie de gladiateur qui réussi à faire de lui ce que les autres ont voulu en faire. Contre toute attente il déjoue les prévisions de ses ennemis en incarnant l'héritage qu'a laissé à son fils Lucien Camus : un homme ça s'empêche.

vendredi 20 janvier 2012

Le Zapping : Michel Onfray

... Toujours à propos du dernier livre de Michel Onfray, L'ordre libertaire La vie philosophique d'Albert Camus (que j'ai largement entamé), un article extrait de l'hebdomadaire Marianne n° 767 ; et en format mp3 l'émission Le zapping de France InterMichel Onfray était l'invité de Mathias Deguelle (en 2009) à l'occasion de la sortie de son ouvrage sur Charlotte Corday :

MP3:
https://rapidshare.com/files/2965650374/LE_ZAPPING_D__INTER_09.05.2009.mp3
Merci à Michel Onfray, Mathias Deguelle et à France Inter.

jeudi 12 janvier 2012

Spécial Michel Onfray

... En ce début d'année Michel Onfray publie son ouvrage sur Albert Camus : L'ordre libertaire. La vie philosophique d'Albert Camus aux éditions Flammarion.
Et puisque je suis un fervent lecteur, et un auditeur enthousiaste de ses cours de philosophie (tout en gardant mon sens critique je l'avoue), je vous propose un article paru dans l'hebdomadaire Le Point sur l'un des chevaux de bataille du philosophe normand, et la première partie d'un entretien accordé en 1996 à France Culture, histoire de marquer le coup ! 

Le Point n°2049/2050



Merci à l’hebdomadaire Le Point, à France Culture, à l'INA et à Michel Onfray..

jeudi 5 janvier 2012

Dr Strange : Danse Macabre

... En 1999, autant dire au siècle dernier le label Marvel Knights de l'éditeur étasunien Marvel a accueilli une mini-série de quatre numéros consacrée au Dr Strange. Une écriture collégiale puisque le scénariste Dan Joley est assisté de Tony Harris (le dessinateur) et de Ray Snyder (l'encreur) à l'écriture ; la couleur est du ressort de Matt Hollingsworth. Malheureusement cette équipe subira des changements artistiques dés le 3ième numéro.
... Steve Ditko a montré la voie, Dr Strange (sans qu'il soit indispensable de le réduire à cette seule particularité) est l'endroit où les délires picturaux, les possibilités narratives en terme artistique peuvent être chahutées ; cela me semble même nécessaire de les pousser dans leur dernier retranchement afin de créer une atmosphère où la magie puisse s'exprimer, dans laquelle le lecteur connaisse un dérèglements des sens (voir à ce sujet la série Promethea).
Si les deux premiers numéros s'engagent, certes avec timidité dans le sillage de Ditko, les deux suivants livrent un dessin beaucoup trop conventionnel, marqué par un manque évident d'énergie.
Une page signée Harris, Snyder & Hollingsworth 
D'autre part il est fort regrettable que l'on ait pas songé à proposer au lettreur (l'un des aspects artistiques trop souvent négligé dans une BD) de participer plus activement au projet. D'autant que la version française amenuise encore plus le travail de John Roshel et de Comicraft :
Quand on voit ce qui a été fait sur la série Hercules par exemple en ce qui concerne les onomatopées, je reste persuadé que les aventures du maître des arts mystiques se prêteraient à merveille à ce genre d'idée.
... Si l'histoire en elle-même n'est pas désagréable elle pâtit trop de son aspect artistique trop académique sur la moitié de l'histoire. Et reste beaucoup trop ordinaire. Un comble lorsqu'on connait l'adversaire du Dr Strange. En outre s'il est amusant de voir Bob de l'église du SousGénie™ ou d'entendre dans la bouche d'un des personnage mentionné la magie du Chaos, il est cependant regrettable que cela reste à l'état de simple citation.  
Bob 
Que n'aurait-on pu faire d'une opposition entre magie du Chaos et magie rituelle (celle du Dr Strange), ou/et d'une implication plus importante de l'église du SousGénie™. Vraiment dommage !  
Reste en définitive une histoire sympatoche mais assez anecdotique, les deux premiers numéros qui sortent du lot artistiquement parlant, et les quatre couvertures que je trouve magnifiques.   
  

mardi 3 janvier 2012

Les Chroniques de Mars

... Si depuis 1909 Edgar Rice Burroughs est l'un des fondateurs de Stace, Burroughs and Co, distributeur d'un taille-crayon que des sous-agents placés sous ses ordres essayent de vendre, ce n'est pas faute d'avoir essayé de trouver sa voie : échec à l'examen d'entrée de West Point, engagé comme simple soldat dans le célèbre 7ième de Cavalerie, gérant d'une papeterie, chercheur d'or dans l'Idaho,  etc ...
Ayant pris l'habitude, à cause de l'un de ses précédents emplois, de lire des pulps ; il dit à sa femme après avoir lu une histoire ratée qu'il " n'aurait pas de peine à écrire mieux", ce à quoi sa femme lui demande ce qu'il attend pour le faire.
À l'automne 1911 il commence à écrire un roman, le premier de ce qui deviendra les aventures de John Carter sur la planète Mars.

Si ce qui est devenu le Cycle de Mars, au contraire de Tarzan (une autre création de Burroughs), a mis un certain temps avant d'être adapté au cinéma, John Carter lui a connu quelques hommages plus ou moins explicites à la télévision ; dont l'un au travers des aventures d'un jeune interne en médecine du Cook County. Comme son homonyme il se retrouve dans un monde étranger (et parfois hostile) dans lequel il devra faire sa place, en y rencontrant l'amour comme de juste. Du reste la série Urgences puisque c'est d'elle qu'il s'agit se déroule dans la ville de Chicago, où est justement né Edgar Rice Burroughs et où, en 1893 a eu lieu l'Exposition Internationale un endroit qui a profondément influencé le jeune Burroughs (en autres).
... Mettre en scène un film quand on n'a pas beaucoup de moyen alors que le protagoniste principal est capable de faire des bonds à faire pâlir Hulk n'est pas facile (la solution adoptée est loin d'être concluante), circonstance aggravante lorsqu'il se déroule sur une autre planète et qu'on utilise en majorité des effets spéciaux numériques. Dés lors les gros plans et les champs contre-champs tentent (sans succès) de faire oublier la pauvreté des décors, et l'absence d’accessoires de base. 
Un autre stratagème consiste à faire dialoguer interminablement les personnages (en privilégiant donc les gros plans en champ/contre champs) ... vous comprenez bien que toute cette énumération ne joue pas en faveurs des Chroniques de Mars (reste toutefois des réparties pleines d'humour).
Traci Lords
En outre l'apparition d'un type capable de prouesses physiques inédites n'éveille pas plus de curiosité que ça auprès de autochtones , au même titre par ailleurs qu'au fil d'une des nombreuses conversations il est fait état du nom de la planète Barsoom, sans que Jack Carter ne montre un quelconque intérêt (oui, on parle beaucoup mais souvent pour ne rien dire).


Bref, Les Chroniques de Mars est un film verbeux, sans beaucoup de moyens, au rythme indolent qui, sans être une purge n'en reste pas moins sans attrait, si vous voulez mon avis. 

En attendant le film d'Andrew Stanton Jack Carter sur le même sujet, laissez-moi vous proposer une jolie nouvelle extraite de l'anthologie Univers 1987, qui rend hommage au cycle d'Edgar Rice Burroughs avec pas moins de trois auteurs réunis : Gardner Dozois, Jack Dann & Michael Swanwick ...
Direction Mars:
https://rapidshare.com/files/620995238/BARSOOM.cbr Merci à Capitaine Cosmos.

dimanche 1 janvier 2012