mercredi 31 octobre 2012

Klarion the Witch Boy

... En 1972 Jack Kirby travaille toujours chez DC Comics et anime The Demon,  un série qui fait partie comme Kamandi, des titres créés pour palier la disparition des séries du Fourth World (le Quatrième Monde).
Prince Vaillant (1937)
S'il est notoire que le visage d'Etrigan le démon en question, s'inspire du masque que revêt Prince Vaillant pour s'emparer d'un château ; il est peut-être moins connu que Klarion the Witch Boy (l'enfant-sorcier) s'inspire d'un jeune garçon bien réel ... Barry Alfonso :
Shel Dorf, Barry Alfonso et Jack Kirby en 1971
Or, donc voici le septième épisode de la série The Demon, celui où apparaît justement Klarion
Je vous propose l'adaptation française paru en 1988 chez l'éditeur Artima/Arédit (Démon vol. 2 n°18).







(À suivre...)

lundi 29 octobre 2012

Kamandi (fin)

... Suite et fin de l'aventure de Kamandi l'une des créations de Jack Kirby lors de son passage chez DC Comics. Son contrat stipulait alors qu'il devait remplacer chaque titre supprimé par un nouveau. 
Kamandi est donc apparu consécutivement à la disparition de New Gods







dimanche 28 octobre 2012

Kamandi (2ième partie)

... Si d'aucuns ont relié Kamandi à l'excellent film de Franklin J. Schaffner La Planète des singes (1968), adaptation du roman de Pierre Boulle (1963), d’après Harry Morgan & Manuel Hirtz ces références pourraient être le fait de l'éditeur DC Comics et pas celui de Kirby. Ainsi les deux auteurs de l'essai qu'ils ont consacré à Jack Kirby, Les Apocalypses de JACK KIRBY avancent-ils la proposition que ce projet pourrait dater des années 50 et qu'il s'appelait alors soit Kamandi of the Caves, soit Kamandi of the Animals


En tout cas voilà la suite de l'aventure de Kamandi directement extraite des Editions Héritage :







samedi 27 octobre 2012

ARGO

... Argo est un film qui peut, selon notre idiosyncrasie, nous amener à nous poser la question de l'irruption du réalisme dans la fiction, ou plus précisément de la volonté de rendre le plus réaliste possible des fictions qui n'en demandaient pas tant. Ou à rechercher des oeuvre imaginaires de ce type 

Par exemple dans l'univers des super-héros.

D'aucuns vous diront que le réalisme dans le monde des super-héros remonte à loin, avec une série telle que Watchmen (Les Gardiens), voire plus loin avec Stan Lee qui introduisit dans les années 60 des personnages dont le versant civil devait  composer avec la réalité de fins de mois difficiles ou avec une adorable vieille tante. Sans oublier les scénarios de Steve Gerber (dans les années 70) qui prenaient souvent assise sur des situations sociales triviales mais toujours extrêmement réalistes et éloquentes : je pense à cette histoire qui mettait en scène Les Défenseurs (The Defenders) avec un groupuscule de suprématistes blancs dans un contexte de logements insalubres, appartenant à un vendeur de sommeil, qui prennent feu. 

Mais est-ce le cas ?
The Dynamic Defenders #22
Pourquoi éliminer les récits de Stan The man ? Ou ceux de Steve Gerber ? 
Tout simplement parce que si l'aspect humain de leur alter ego (chez Stan Lee par exemple) ou le contexte social (chez Gerber) gagne en réalisme (c'est-à-dire qu'ils s'inscrivent dans la réalité que peut éventuellement vivre le lecteur)  les super-héros eux-mêmes et leurs actions restent dans le domaine de la fantaisie la plus absolue (sans parler des retombées de ces actions) ; et si la bande dessinée Watchmen pose la question de la présence du super-héros (ou du justicier costumé) dans la société et tente d'en donner un aperçu réaliste : en résumé le monde produit par l'apparition du Dr Manhattan devient une uchronie, elle achoppe sur la genèse du Dr Manhattan (celui par qui le changement survient) très éloigné d'un quelconque réalisme. Il semble dés à présent que le réalisme est à géométrie variable.

Donc disais-je, bien que certains pensent que cela remonte à plus loin dans le passé, le débat semble avoir atteint le grand public (sans qu'il en eut été forcément conscient) avec le film Matrix.
Le long-métrage des frères Wachowski est à mon avis un film de super-héros qui ne dit tout simplement pas son nom, et qui tente de donner une version réaliste des super-héros : à savoir il est possible de devenir un super-héros mais seulement dans le monde virtuelle (autrement dit celui de l'imagination) où  tout est possible mais où rien n'est vrai.
Ce film a eu un impact si puissant que par exemple (et ce choix n'est pas une coïncidence) le scénariste Grant Morrison lorsqu'il reprend les X-Men les dote d'une tenue de cuir plus "réaliste" que leurs précédentes tenues bigarrées. On verra apparaître ensuite ou parallèlement des groupes comme les Ultimates le versant militaire de leurs homologue de la Terre 616, qui lorgnent vers ce réalisme de façade.  


Un réalisme qui tue
Avant même Matrix, on se souviendra pour la petite histoire de Blade l'adaptation cuir (déjà) d'un personnage de seconde zone de l'éditeur Marvel. Si le chasseur de vampire n'est pas un super-héros au sens propre que je lui donne, il le devient par la grâce de son traitement cinématographique.
Compte tenu de la suite des évènements il faut croire que l'analyse qui en a été faite a mis en avant le succès du personnage sur sa nouvelle garde robe

Car à partir de Blade, pierre angulaire d'un changement important - le costume d'un super-héros est une pièce maîtresse du concept - mais sur un personnage mineur on va voir une lente évolution vers des changements de costume qui abandonnent le côté loufoque que l'on trouvait dans les BD.
On met des blousons aux X-Men et on fini par retirer le slip que portait Superman au-dessus de son costume depuis presque 70 ans, non seulement dans le nouveau film de l'Homme d'Acier mais aussi dans les pages que l'éditeur DC Comics propose dans ses revues.


Le surhomme n'a pas de sur-slip
Parallèlement (ou corollaire)  à cette évolution du costume, il me semble que la question du réalisme est devenue de plus en plus présente dans le discours de certains amateurs.

Ainsi je lisais dernièrement les propos d'un lecteur où il était question de la couleur utilisée aujourd'hui dans les comics (c'est-à-dire celle obtenue grâce à l'informatique) qui est "plus réaliste" que celle d'il y a 30 ou 40 ans. 
Ceci étant dit chacun a bien le droit d'avoir ses propres idées sur la question, même s'il me semble aussi incongru de vouloir parler de réalisme à propos des super-héros que de dire le mot lapin sur un bateau.

... Mais revenons au film de Ben Affleck qui pose la question me semble-t-il du réalisme dans la fiction et du degré de suspension volontaire d'incrédulité que nous sommes capable d'atteindre, en proposant l'idée inverse. Je m'explique.
Argo nous raconte une histoire extraordinaire mais pourtant vraie, une histoire tout bonnement incroyable à tel point que si elle était présentée comme un récit fictif personne n'y croirait. Et pour cause, voyez vous-même :

Le 4 novembre 1979, alors que la révolution iranienne atteint son apogée, l'ambassade américaine est prise d'assaut par des militants et une partie de la population. Six fonctionnaires américains parviennent à s'enfuir et trouvent refuge à l'ambassade canadienne à l'insu de l'Iran.
La C.I.A va mettre sur pied un plan rocambolesque : exfiltrer les Américains en envoyant sur place une équipe sensée venir faire des repérages pour un film de science-fiction / fantasy : Argo.
Lord of Light
Là où cela prend une tournure plus folle encore c'est lorsque l'on sait que sera utilisé pour ce projet fou une partie du matériel dessiné par Jack Kirby pour un projet inabouti qui envisageait l'adaptation en bande dessinée d'un roman de Roger Zelazny Lord of Light (alias Seigneur de la Lumière). 
Jack Kirby l'un des artisans du renouveau des super-héros au début des années 60 (après bien entendu  la relance du Flash en 56 ramenant sur le devant de la scène un genre alors tombé en désuétude), et l'un des pères du groupe que l'on appelait naguère les Vengeurs, mieux connu aujourd'hui sous le nom d'Avengers l'un des hits de l'année 2012 en terme de rentrée cinématographique, film qui paradoxalement s'inspire plus de la version Ultimate de l'équipe que de celle des origines. Une équipe originelle certainement pas assez réaliste.

... Or, donc Argo pose me semble-t-il la question de ce que l'on est prêt à croire, jusqu'où peut aller notre suspension volontaire d'incrédulité : si le scénario d'Argo est présenté comme une oeuvre de pure fiction (ce qu'il est pour ceux qui le mettent en place en 1979 par ailleurs) c'est tellement gros qu'il est peu probable que ça marche pour nombre de spectateurs.
Pas assez réaliste !
Ou alors on nous dit que ce film est la transposition d'une véritable opération de la C.I.A et alors on y croit. Tout incroyable que cela puisse être.
Sachant cependant qu'aucun d'entre nous ne peut vérifier la véracité des faits.

Alors Superman sans slip au-dessus de son collant est-il plus réaliste qu'avec ?

vendredi 26 octobre 2012

Kamandi par Jack Kirby

... Suite des billets sur l'immense Jack Kirby avec aujourd’hui le début d'une aventure en trois temps, celle de Kamandi
Pourquoi en trois temps ?
Parce que cette première aventure du dernier garçon sur Terre sera découpée en trois chapitres, tout simplement.

En outre, pour accentuer l'exotisme de cette virée dans les mondes kirbyens, qui je vous l'accorde n'en ont pas vraiment besoin, je vous propose une publication canadienne, celle des Editions Héritage.

Et pour couronner le tout, votre lecture peut être accompagnée par Eddie Enrico and his Hawaiian Hotshots et son célèbre Immortal Love .... 







jeudi 25 octobre 2012

Le Quatrième Monde de Jack Kirby

... À l'occasion de la prochaine sortie d'une belle anthologie consacrée à Jack Kirby, je vais vous proposer à partir d'aujourd'hui plusieurs billets sur cet immense artiste.

Aujourd'hui un aperçu du Quatrième Monde :


Extrait de Les Cahiers de la bande dessinée n°78 (novembre-décembre 1987)

mercredi 24 octobre 2012

Michel Onfray : mon abécédaire

... Petite pause pour les billets concernant Arnold l'un des plus marquants culturistes de son époque, aujourd'hui il est question de Michel Onfray, l'un des plus éminents philosophes d'aujourd'hui (selon moi).

Plutôt que de vous dire tout le bien que je pense de son dernier livre Rendre la raison populaire, je vous propose un petit abécédaire paru en son temps (2007) dans le magazine LIRE.











Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur Michel Onfray, ils peuvent toujours se rendre .