Accéder au contenu principal

Une Étude en vert / A Study in emerald

••• Une étude en vert c'est la tentative de Neil Gaiman d'écrire une nouvelle s'inspirant de l'univers Wold Newton (créé au départ par Philip José Farmer).
Commandée pour l'anthologie de Michael Reaves (en collaboration avec John Pelan) : Shadows over Baker Street, cette nouvelle devait être « un récit où Sherlock Holmes rencontre l'univers de H. P. Lovecraft ». Toutefois Neil Gaiman tout en acceptant cette contrainte, savait qu'il y avait une aporie : comment réunir deux univers si diamétralement opposés ?
D'un côté celui de Holmes absolument rationnel, voué aux solutions ; de l'autre celui de Lovecraft si totalement irrationnel, mystérieux et si dangereux pour la santé mental des protagonistes ...... et des lecteurs.
Illustration Yuko Shimizu
« I saw but did not observe »

       Dire que Neil Gaiman s'en tire haut main est un euphémisme ; non seulement cette nouvelle est une belle réussite, mais en plus elle a un effet Kisscool©.
Je me suis surpris ce matin à repenser à ma lecture de la veille et à me rendre compte que tel ou tel passage m'avait échappé, pas le passage en tant que tel bien sûr, mais sa ... disons signification.
Car vous l'avez compris cette nouvelle est un petit bijou de finesse et d'intelligence.
Toutefois une connaissance de ces deux auteurs est un préalable nécessaire & indispensable, me semble-t-il.
On la trouve traduite en français par Michel Pagel dans le recueil Des Choses fragiles. Je propose en illustration l'une des couvertures des éditions anglo-saxonnes, celle dessinée par Yuko Shimizu (que j'aime beaucoup) qui est également le cover artist de la série The Unwritten (que j'aime beaucoup également,voir ici).

Vous pouvez lire cette nouvelle si le cœur vous en dit, dans sa langue d'origine en cliquant ici, elle y est présentée sous la forme d'un feuilleton paru dans un journal, et c'est très réussi.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Killing Joke [USA Magazine n°36]

En septembre 1988, le Joker fait la couverture de « USA Magazine », magazine publié sous la direction de Fershid Bharucha. Cette illustration est, nous dit Brian Bolland « une étude dessinée à Paris (avec des marqueurs en fin de vie, (...)). Le dessinateur italien Tanino Liberatore en a tiré une version peinte (...). »
Dans ce même numéro, en complément de la parution de l'épisode du mois de Killing Joke, alors pré-publié sous le titre de  Souriez, Jean-Paul Jennequin livre un article de  deux pages :
C'est tout pour aujourd'hui ! 
(Tous mes remerciements à Albert.)

Le pot au noir [Robert Ferrigno / Hubert Galle]

Ce roman m'a été recommandé par Duane Swierczynski [Pour en avoir +]. Jeune lecteur encore adolescent, assidu de Sf et de fantastique, Swierczynski est entré dans le monde du polar et du thriller, grâce au roman de Robert Ferrigno.
« Le pot au noir » commence comme un roman policier tout ce qu'il y a de plus conventionnel : une disparition inquiétante, un suspect tout ce qu'il y a de crédible, et un duo de flics. L'ambiance rappelle celle de la série «Miami Vice», mais l'histoire se passe sur la côte Ouest des U.S.A..
D'une certaine manière, les premiers chapitres pourraient desservir ce roman, en en cachant ce qui fera son originalité, sous le vernis du tout venant.
Sauf que dès le départ, Robert Ferrigno, traduit par Hubert Galle pour les éditions Flammarion, a la bonne idée de peupler son ouvrage de personnages atypiques qui réussissent à captiver l'attention. La quatrième de couverture ne se prive d'ailleurs pas de l'annoncer (même si je ne m'e…

Breach [Bob Harras / Marcos Martin]

Brève série de 11 numéros, Breach à l'immense avantage de pourvoir être lue sans connaissances préalables de ce qu'il est plus ou moins convenu d'appeler l'univers DC Comics. Envisagé comme une relance de Captain Atom, un personnage qui a notamment fait partie de l'écurie Charlton et a servi de modèle au Dr Manhattan, le personnage éponyme endossera finalement les atours du nouveau venu. 
Création de Bob Harras et de Marcos Martin, cette pourtant excellente série n'a visiblement pas été très soutenue par l'éditeur et, conséquences inévitables, n'a pas trouvé son lectorat. Je fais d'ailleurs partie de ceux qui sont passés totalement à coté.
Sacrifiée sur l'autel de la rentabilité, Breach mérite pourtant qu'on lui prête attention. 

       Le premier numéro, de 28 planches (extra-sized) donne d'ailleurs immédiatement le ton.
Plongé directement dans l'action, le lecteur découvre que l'articulation de la série se fera au travers d'un