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Cryptonomicon *

... Deux choses m'ont probablement poussé à lire le premier tome de la trilogie de Neal Stephenson. Tout d'abord d'avoir enchaîné plusieurs saisons de l'excellente MI-5 puis, dans la foulé, d'avoir regarder Rubicon (13 épisodes très réussis série sur le renseignement et le capitalisme cognitif). Résultat : ces deux séries m'ont donné envie de lire des romans d'espionnage. 
C'est en faisant des recherches sur ce type de récit que je suis tombé sur le titre des bouquins de Stephenson, lesquels s'inspire du Nécronomicon, ce qui a eu le don de m'intéresser doublement.
En outre, j'ai le souvenir d'avoir particulièrement apprécié L'Âge de diamant, un roman du même auteur.

... Le Code Enigma, premier tome de cette trilogie donc, se déroule à deux époques différentes : durant la Seconde Guerre Mondiale et à une époque beaucoup plus récente. La première époque conte les tribulations d'un  groupe d'individus (dont bien évidemment Alan Turing) chargé de décrypter les codes Allemands. La seconde époque narre les péripéties vécues par un groupe de personnes voulant créer un paradis informatique (ici le terme paradis  est à entendre comme celui de paradis fiscal)  sur une île des Philippines.
La particularité des deux groupes c'est d'avoir en commun un intérêt certain pour la cryptographie et, d'avoir de part et d'autre du temps des liens familiaux (qui ne semble, assez étonnamment, faire sens que pour le lecteur).
Qui dit trilogie, dit également que l'auteur prend le temps d'installer son intrigue ; et c'est le cas ici. Heureusement Neal Stephenson a créé un belle brochette de personnages qui deviennent rapidement attachants. De plus son style, qui passe par la traduction de Jean Bonnefoy, est extrêmement enlevé. Ainsi les aventures des cryptanalistes de la Seconde Guerre Mondiale m'ont tenu en haleine (notamment au travers de l'enjeu principal du renseignement : comment trouver un équilibre entre exploiter ce que l'on sait - grâce au décryptage par exemple - sans que l'ennemi ne le sache et ne change ses codes) de bout en bout. Celles des informaticiens m'ont semblé un peu moins captivantes, mais c'est là qu'intervient notamment le style de Stephenson. 

Or donc c'est avec plaisir que j'ai commandé le deuxième tome de cette trilogie.

En attendant peut-être serez-vous intéressés par une émission de radio qui fait le point sur la désormais célèbre "machine Enigma".

La parole est à Monsieur X et à Patrice Pesnot :




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