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Jour J, t26 et t34 [Duval & Pécau, Farkas]

Couvertures d'Ugo Pinson & Fred Blanchard
••• Le Dieu vert, 34ème tome de la série Jour J, à vocation uchronique, complète et termine l'histoire commencée au 26ème, et intitulé La Ballade des pendus. Deux albums commercialisés respectivement au prix de 15,50 € et de 14,95 €.

1473, l’ambassadeur du Mali accoste à Aigues-Mortes pour assister au vote visant à attribuer la nouvelle couronne de France .......
       L'impression qui me reste après avoir lu ces deux albums et qu'un travail historique considérable a été abattu par Fred Duval & Jean-Pierre Pécau, mais au détriment d'une intrigue solide. De celles qui malgré des insuffisances en Histoire, rendent captivante l'histoire pour à peu près n'importe quel lecteur. Et force m'est de constater que du côté du scénario, c'est plutôt morne plaine.
Sans entrer dans des détails dont la connaissance ne ferait pas de bien à un scénario que je juge déjà bien anémique, pour quiconque n'aurait pas encore lu ce diptyque, disons que les personnages principaux semblent être des stéréotypes sans une once d'âme ; et que les obstacles semés sur leur route s’effacent avec une régularité suspecte. Sans parler d'un procédé qui apparait dans les deux albums, et qui repose sur le même ressort dramatique. Un « bégaiement » pour le moins incongru.

La coupe pourtant déjà pleine, devra supporter une fin complétement gratuite.
••• Faille structurelle qui m'incombe, dans la mesure où les connaissances des lecteurs jouent en bonne part dans l'appréciation d'une uchronie, mais aussi ici -je crois- faiblesse conjoncturelle également, dès lors que les péripéties prises en dehors de leur contexte historiques, ne suffisent pas à captiver et à distraire.

Tout n'est pas entièrement négatif, puisque Lajos Farkas pour les dessins, assisté à la couleur de Jean-Paul Fernandez (sur La Ballade des pendus) et de Thorn (sur Le Dieu vert) livrent de belles planches. Rien à redire des splendides couvertures non plus, dont les qualités sont une invitation à y plonger, indépendamment d'ailleurs de ce qu'elles contiennent.    

Deux albums qu'on peut ne pas lire.

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