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À l'ouest d'Aden & La Jeune morte [Michel Carnal]

J'ai découvert Michel Carnal par hasard, et sur une impulsion.
             C'est un auteur qui a travaillé pour différentes maisons d'édition pendant une bonne trentaine d'années, de la fin des années 1950 à la fin des années 1980, et principalement - me semble-t-il - pour les Presses de la Cité™ et Fleuve noir™, deux grands pourvoyeurs d'imaginaire hexagonales.
Bref, j'ai été séduit par le style de Carnal ; minimaliste, et ses personnages ; efficaces.
             À la recherche d'autres histoires, j'ai opté pour deux romans primés : « À l'ouest d'Aden » et « La Jeune morte », respectivement lauréat du Grand prix du roman d'espionnage en 1960, et du Grand prix de la littérature policière en 1964. Non pas que j'accorde une quelconque reconnaissance aux prix littéraires, mais ça me semblait une façon comme une autre d'opérer un choix.
            Sans être un véritable connaisseur de ce qu'a écrit Michel Carnal - c'est même loin du compte, ce que j'en avais lu m'en avait donné un idée que « La Jeune morte » et « À l'ouest d'Aden » allaient battre en brèche.
Honneur aux dames donc avec ce polar, « La Jeune morte », qui se déroule en Italie. 
            Michel Carnal se livre là un exercice de style où, pour vous donner une idée, il y sera question - au final, d'un film intitulé La Jeune morte. Eh oui !
L'histoire tourne autour d'une une tentative de chantage, et (bien évidemment) d'un assassinat, dont ne peut pas dire que la solution envisagée pour les camoufler soit la plus simple.
C'est très amusant et très amoral. Et sur la forme, on ne s'ennuie pas non plus.
            Ce qui n'est le cas avec « À l'ouest d'Aden ».
Si Michel Carnal nous plonge in medias res dans son intrigue, la suite ; autrement dit la contre-offensive menée par les services secrets français via leur agent, Philippe Larsan, s'éternise beaucoup. Beaucoup trop à mon goût.
Il faudra attendre la dernière partie du roman pour que tout ça s'emballe de la meilleure des façons, et retrouve le rythme du tout début. Enfin !
            Or donc, sûrement désarçonné par ces deux romans, qui jurent par rapport à ce que je m'attendais à trouver sous la plume de Carnal, alors que pour être honnête je n'en ai lu que quelques-uns ; je me suis gentiment ennuyé.          
Je me demande d'ailleurs si, débutant avec ces deux-ci, j'aurais continué à m'intéresser à la production de l'auteur.
            Reste toutefois, un beau voyage dans le temps, où le passé est définitivement une autre planète. Et rien que pour ça, je ne regrette pas le voyage. 
Et puis avec le recul, la forme de « La Jeune morte », et la fin de « À l'ouest d'Aden » méritaient le soupçon d'ennui qu'ils ont produit.
            J'espère en tout cas que mes prochaines découvertes concernant Carnal verront revenir son style « comportementaliste » [Pour en savoir +], que j'affectionne.    

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