dimanche 7 août 2016

ALL-NEW DEADPOOL n°3 (Panini)

Êtes-vous prêts à découvrir… Deadpool 2099 ? Et vous pourrez aussi lire l'épisode spécial 25 ans de Deadpool, avec une foule de guest stars ! Tout ça plus un nouvel épisode de Spider-Man/Deadpool ! Par Duggan, Koblish, Kelly, McGuinness et bien d'autres ! 
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Mensuel, 4,90 EUR, 96 pages (Contient les épisodes U.S. Deadpool (2016) #6 & #7 (I-III), Spider-Man/Deadpool #3) Le 2 août 2016
…. La logique de la culture de divertissement, avatar le plus reconnaissable du triomphe de l’industrie culturelle, semble donner raison à Eloy Fernandez Porta lorsqu’il « prophétisait » la féminisation des genres au travers, bien entendu, de ses artefacts les plus symboliques et les plus représentatifs; à savoir les héros desdits genres. 

Observateur idéalement placé, le scénariste Gerry Duggan, s’y résout grâce au personnage de Deadpool - devenu entre ses mains l’expression la plus achevée d’une métafiction (dispositif central de la culture dans laquelle nous baignons même parfois à notre corps défendant) qui non seulement dit ce qu’elle est, mais propose de surcroît un divertissement au premier degré de qualité et qui peut, paradoxalement, faire l’économie d’un lecture dite au « deuxième degré ». 
Ainsi chez Duggan, du moins tel que je le ressens en le lisant, l’usage du deuxième degré ne sert pas à requalifier des « objets » que leur seul premier degré rendrait inintéressant, mais à proposer au plaisir de la lecture, celui de l’analyse.
…. Le troisième numéro d’ALL-NEW DEADPOOL (Panini/août 2016) propose un sommaire des plus réussi, ce qui n’était pas couru d’avance tant la qualité semble une donnée intrinsèquement et indissolublement liée à ce personnage depuis que ce scénariste s’en occupe.

Si Deadpool 2099 sort ostensiblement son épingle du jeu, les histoires courtes dues à d’autres auteurs que Duggan (ce qui tendrait à me faire mentir) et qui se focalisent sur une partie des Pros à payer n’en restent pas moins divertissantes et très intéressantes. Elles n'ont pour ainsi dire, pas à pâlir, de l'épisode qui ouvre ce numéro.

Gerry Dunggan s’occupe en plus de 2099, du prologue (nous dit-ont) de la prochaine « saga » (rien de moins) du héros, dont l’ubiquité actuelle ferait passer celle de Wolverine pour un habile - mais bien fade - jeu de miroirs.

Décidément ce personnage, dont l’éditorial de Christian Grasse nous rappelle qu'il est apparu il y a 25 ans (déjà), grâce à Rob Leifeld & Joe Kelly*, n’en finit pas de me surprendre par la qualité des ses aventures. Cet anniversaire me remet en tête (un peu cruellement je dois bien l’avouer), que certaines des créations de Leifeld – dont je n’aurais pas parié un kopeck sur leur longévité – s’en seront tout de même bien sorties (sans lui).

Et que la plus mercantile des idées (mercantile car son exploitation à outrance rend par la force de ce qui les mue, son originalité caduque, et son intérêt très passager) peut devenir, sans échapper à une logique marchande (il ne faut pas exagérer non plus), quelque chose de brillant ; et que s’il n’y a pas de mauvais personnages, il n’y a pas plus de mauvaises idées mais toujours une façon de se les réapproprier de manière à ce qu’elles retrouvent un peu de leur innocence et de leur fraîcheur. 
Et par la force des choses (de nouveau mais pas la même) de leur intérêt. 

.... Il ne serait pas honnête de s'imaginer, comme pourrait le laisser penser la place que j'octroie aux scénaristes, que les dessinateurs et les coloristes qui ont travaillé sur ces histoires, n'apportent pas leur pierre à l'édification de la réussite de ce numéros. 
Bien au contraire, c'est là aussi un sans-faute ! 

Je n'ai pas encore lu le team-up Deadpool/Spider-Man, mais je ne doute pas qu'il est de qualité. 


Ce numéro ne serait pas totalement ce qu'il est sans la traduction de Jérémy Manesse et le lettrage de Laurence Hingray & Christophe Semal.


 (À suivre ...)
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*(Je cite Kelly car il a donné la forme définitive (?) du personnage mais comme l'a précisé l'ami Zephon, c'est bien Fabian Nicieza le co-créateur du personnage)

2 commentaires:

  1. Certaines des créations de Leifeld s’en seront tout de même bien sorties (sans lui). - Excellent le sans lui. Pour ma part, je n'arrive pas à accrocher à Deadpool version Duggan (et Pohsen). J'attends le prochain commentaire sur le sujet pour éclairer ma lanterne. J'avais trouvé le démarrage de la précédente série très réussi, mais j'avais renoncé après une vingtaine d'épisodes. J'ai lu le premier tome post Secret Wars 2015, et ça ne m'a pas donné envie d'y revenir pour le deuxième.

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    1. En tout cas merci de tes passages, ça me fait plaisir d'avoir tes retours.

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