Accéder au contenu principal

Jason Bourne : L'Héritage

... Quatrième volet des films adaptés des romans écrits par Robert Ludlum puis par Eric Van Lustbader (dont au passage j'avais beaucoup aimé les romans dont le protagoniste est un ninja américain : Nicholas Linear), Jason Bourne : L'héritage garde le schéma de ces prédécesseurs à savoir un agent de la branche action d'un service secret gouvernemental américain est pourchassé par ceux qui en ont fait ce qu'il est.
Changement de taille, ce n'est plus Jason Bourne le personnage que l'on pourchasse mais Aaron Cross alias Jeremy Renner ; un acteur que j'ai découvert dans l'excellente série télévisée The Unusuals.
Après les trois précédents films on doit se rendre à l'évidence : les grands pontes qui dirigent ces officines gouvernementales occultes ne s'intéressent pas au cinéma. Car évidemment, ils sauraient que la chasse à l'homme est un jeu tout aussi dangereux que la proie qu'il pourchasse.
D'autant que dans cet opus, le gibier est un super-soldat.
Adaptation de Gladiator pour l'éditeur Marvel 1976

... À ma connaissance le premier super-soldat de l’ère moderne se nomme Hugo Danner (Gladiator par Philip Wylie 1930) ; et même s'il n'a pas été créé par son père (grâce à un sérum) dans ce but, la Première Guerre mondiale va lui donner un théâtre d'opérations à sa mesure. Un autre super-soldat auquel on ne peut manquer de penser c'est bien entendu Steve Rogers qui, contrairement à son prédécesseur et modèle a été crée dans le but d'être le prototype d'une armée que l'on aurait envoyée au front face aux troupes allemandes. Mais finalement il sera le seul, connu sous le nom de Captain America.
Plus récemment il y a eu les Universal Soldiers (liste non exhaustive).      
Adaptation du roman pour l'éditeur DC Comics 2005

La particularité d'Aaron Cross c'est d'avoir un point commun avec Charlie Gordon le personnage du roman Des Fleurs pour Algernon, et plus précisément des point de QI en moins.

Ainsi l'agent en cavale doit-il échapper à ses poursuivants tout en essayant de trouver les pilules miracles qui font de lui ce qu'il est.

C'est la présence dans la distribution de Jeremy Renner qui m'a incité à regarder ce film. Et il a été à la hauteurs de mes espérances avec un jeu à la fois fait d’énergie brute et d'une touche de fragilité qui rend son personnage crédible.
Le film quant à lui s'il est prenant de bout en bout c'est uniquement grâce à ses scènes d'action (dont une poursuite en moto époustouflante) - qui s'enchaînent sans temps mort, car côté scénario c'est plutôt mince.
Toutefois ce qui permet à Aaron Cross d'être de rester (ou pas) un super-soldat est plutôt bien trouvé :

Outcome :
[..]un ancien entraîneur d'athlétisme est-allemand a été accusé d'avoir cherché à obtenir du Repoxygen. Ce gène médicament en cours de développement juste avant les jeux Olympiques de Turin de 2006 était initialement destiné à traiter l'anémie. Celui-ci contenait un virus synthétique portant le gène de l'EPO, l'hormone qui joue un rôle clé dans la production de globules rouges. [...] Source

Reste que je ne me suis pas ennuyé, c'est déjà ça !

L'adaptation de Gladiator le roman de Philip Wylie pour Marvel a été réalisée par Roy Thomas, Rich Buckler & Tony deZuniga (Marvel Preview presents MAN-GOD hiver 1976).

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Killing Joke [USA Magazine n°36]

En septembre 1988, le Joker fait la couverture de « USA Magazine », magazine publié sous la direction de Fershid Bharucha. Cette illustration est, nous dit Brian Bolland « une étude dessinée à Paris (avec des marqueurs en fin de vie, (...)). Le dessinateur italien Tanino Liberatore en a tiré une version peinte (...). »
Dans ce même numéro, en complément de la parution de l'épisode du mois de Killing Joke, alors pré-publié sous le titre de  Souriez, Jean-Paul Jennequin livre un article de  deux pages :
C'est tout pour aujourd'hui ! 
(Tous mes remerciements à Albert.)

Le pot au noir [Robert Ferrigno / Hubert Galle]

Ce roman m'a été recommandé par Duane Swierczynski [Pour en avoir +]. Jeune lecteur encore adolescent, assidu de Sf et de fantastique, Swierczynski est entré dans le monde du polar et du thriller, grâce au roman de Robert Ferrigno.
« Le pot au noir » commence comme un roman policier tout ce qu'il y a de plus conventionnel : une disparition inquiétante, un suspect tout ce qu'il y a de crédible, et un duo de flics. L'ambiance rappelle celle de la série «Miami Vice», mais l'histoire se passe sur la côte Ouest des U.S.A..
D'une certaine manière, les premiers chapitres pourraient desservir ce roman, en en cachant ce qui fera son originalité, sous le vernis du tout venant.
Sauf que dès le départ, Robert Ferrigno, traduit par Hubert Galle pour les éditions Flammarion, a la bonne idée de peupler son ouvrage de personnages atypiques qui réussissent à captiver l'attention. La quatrième de couverture ne se prive d'ailleurs pas de l'annoncer (même si je ne m'e…

Breach [Bob Harras / Marcos Martin]

Brève série de 11 numéros, Breach à l'immense avantage de pourvoir être lue sans connaissances préalables de ce qu'il est plus ou moins convenu d'appeler l'univers DC Comics. Envisagé comme une relance de Captain Atom, un personnage qui a notamment fait partie de l'écurie Charlton et a servi de modèle au Dr Manhattan, le personnage éponyme endossera finalement les atours du nouveau venu. 
Création de Bob Harras et de Marcos Martin, cette pourtant excellente série n'a visiblement pas été très soutenue par l'éditeur et, conséquences inévitables, n'a pas trouvé son lectorat. Je fais d'ailleurs partie de ceux qui sont passés totalement à coté.
Sacrifiée sur l'autel de la rentabilité, Breach mérite pourtant qu'on lui prête attention. 

       Le premier numéro, de 28 planches (extra-sized) donne d'ailleurs immédiatement le ton.
Plongé directement dans l'action, le lecteur découvre que l'articulation de la série se fera au travers d'un