Accéder au contenu principal

Le Fantôme (Lee Falk/Goodall & Mitton)

... The Phantom a été inventé lorsque Lee Falk était encore à l'université (tout comme Mandrake the Magician), il est le fruit de son intérêt pour les héros et les dieux de l'Antiquité, les légendes arthuriennes mais aussi les histoire de Tarzan et le Livre de la jungle de Kipling. 
Au sujet du Phantom Lee Falk aimait raconter une anecdote à son sujet.

Lors de la Seconde guerre mondiale, en Norvège, la propagande allemande tentait d'intoxiquer les habitants du pays en utilisant la presse dans laquelle elle diffusait de fausses nouvelles au sujet de la destruction des U.S.A..
Mais dans ces mêmes journaux paraissaient en même temps les bandes (strip) du Phantom qui venait en contrebande de la Suède.
Les Allemands ne prêtaient aucune attention à ces histoires en bande dessinée, ne sachant apparemment pas qu'elles étaient d'origine américaine et qu'elles contredisaient de fait la propagande car, les Norvégiens eux savaient d'où venaient ces strips.
Plus fort encore, au fait de ce qui apparaissait finalement comme une bonne blague faite à l'occupant, la résistance norvégienne avait adopté "Phantom" comme l'un de ses mots de passe. 
(Source : Comic Strips, une histoire illustrée par Jerry Robinson - Urban Comics



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Killing Joke [USA Magazine n°36]

En septembre 1988, le Joker fait la couverture de « USA Magazine », magazine publié sous la direction de Fershid Bharucha. Cette illustration est, nous dit Brian Bolland « une étude dessinée à Paris (avec des marqueurs en fin de vie, (...)). Le dessinateur italien Tanino Liberatore en a tiré une version peinte (...). »
Dans ce même numéro, en complément de la parution de l'épisode du mois de Killing Joke, alors pré-publié sous le titre de  Souriez, Jean-Paul Jennequin livre un article de  deux pages :
C'est tout pour aujourd'hui ! 
(Tous mes remerciements à Albert.)

Breach [Bob Harras / Marcos Martin]

Brève série de 11 numéros, Breach à l'immense avantage de pourvoir être lue sans connaissances préalables de ce qu'il est plus ou moins convenu d'appeler l'univers DC Comics. Envisagé comme une relance de Captain Atom, un personnage qui a notamment fait partie de l'écurie Charlton et a servi de modèle au Dr Manhattan, le personnage éponyme endossera finalement les atours du nouveau venu. 
Création de Bob Harras et de Marcos Martin, cette pourtant excellente série n'a visiblement pas été très soutenue par l'éditeur et, conséquences inévitables, n'a pas trouvé son lectorat. Je fais d'ailleurs partie de ceux qui sont passés totalement à coté.
Sacrifiée sur l'autel de la rentabilité, Breach mérite pourtant qu'on lui prête attention. 

       Le premier numéro, de 28 planches (extra-sized) donne d'ailleurs immédiatement le ton.
Plongé directement dans l'action, le lecteur découvre que l'articulation de la série se fera au travers d'un

Le jeu de la damnation [Clive Barker / Jean-Daniel Brèque]

« Rien n'est plus terrifiant que de donner à imaginer quelques abominations tapies derrière une porte, pour ne surtout jamais l'ouvrir, au risque de décevoir le lecteur. Car son imagination sera toujours plus fertile que les terribles images que s'échine à y injecter le conteur ».
Frappé au coin du bon sens, cet évangile de l'horreur dispensé depuis la ville de Providence dans l'État du Rhode Island, en 1979 par William F. Nolan, est cependant devenu obsolète depuis que des auteurs de l'envergure de Clive Barker ont mis un pied dans le genre.
« Le jeu de la damnation », traduit par Jean-Daniel Brèque en est un exemple frappant. Je dirais même que sans « les terribles images » qu'y injecte Clive Barker, ce roman ne serait pas ce qu'il est. 

            En effet le natif de Liverpool s'inspire ici d'un conte populaire bien connu, dont le titre du roman ne fait pas mystère du thème, et qui tient tout entier son intérêt dans l'imagination fertile …