Accéder au contenu principal

Dampyr & Robert Johnson

*

... Boselli & Dotti, dans ce 9ième recueil des aventures du dampyr se rendent dans le delta du Mississippi sur les traces du bluesman Robert Johnson, mais à la croisée des chemins les deux auteurs transalpins en ont emprunté un de traverse, ce qui nous offre le plaisir d'une nouvelle interprétation de la légende.

Une légende dont certains prétendent que Robert Johnson n'en est pas le personnage original.


Ou plutôt qu'il n'est pas le premier bluesman noir à avoir vendu son âme au Diable à un carrefour contre un supplément de virtuosité, ou disons à avoir répandu cette rumeur. Tommy Johnson un artiste un peu moins connu semble l'avoir précédé sur ce chemin "pavé de bonnes intentions".

Mais revenons à la série Dampyr.



Ces deux épisodes, qui ne forment qu'une seule histoire explorent d'un côté le mythe des vampires comme il se doit (le dampyr est je le rappelle, le fruit des amours d'un vampire et d'une humaine) et le houdou (même si ici, il encore est confondu avec le vaudou) dont Robert Johnson est une figure (re)connue.



Ainsi dans le houdou, le croisement (crossroad) est un endroit où l'on peut acquérir un pouvoir, une technique ou un savoir. On y rencontre bien évidemment un "dieu des carrefours", appelé en l'occurrence le Devil ou Big Black Man, mais qui n'a rien à voir avec le Diable tel qu'on le connait.
Il s'agit ici plus d'un sage, d'un mentor qui enseigne justement une technique ou un savoir que le Diable qui capture les âmes.

... Bref, Dotti au dessin et Boselli au scénario plongent Harlan Draka (le dampyr) et son ami l'ex-soldat Kurjak dans les marais du Mississippi et au cœur de la communauté des bluesmen faisant s'entrecroiser passé et présent, flics corrompus, racisme, putains et vampires dont le résultat est un récit enlevé et efficace.

L'une de mes séries favorites du moment.

On peut par ailleurs trouver la série Dampyr chez l'éditeur CLAIR de LUNE, ainsi que Tex Willer, Diabolik, Nick Raider ou encore Martin Mystère.


* La chanson Crossroad Blues est bien sûre interprétée par Robert Johnson.

Commentaires

  1. ils publient tout ça, clair de lune, en fumetti ? j'étais au courant pour Tex et Dampyr mais le reste...

    RépondreSupprimer
  2. Oui, et d'autres albums (toujours au rayon fumetti) qui n'entrent pas dans des séries au "long cours" comme Tex Willer ou Dampyr.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

The Words

... The Words ( Les Mots ) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; D ennis Q uaid, J eremy I rons, J . K . S immons et B radley C ooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité.  Je m'explique. Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen , en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris , son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'...

Juste cause [Sean Connery / Laurence Fishburne / Ed Harris / Kate Capshaw]

« Juste Cause 1995 » est un film qui cache admirablement son jeu.             Paul Armstrong , professeur à l'université de Harvard (MA), est abordé par une vieille dame qui lui remet une lettre. Elle vient de la part de son petit-fils, Bobby Earl , accusé du meurtre d'une enfant de 11 ans, et qui attend dans le « couloir de la mort » en Floride . Ce dernier sollicite l'aide du professeur, un farouche opposant à la peine capitale.   Dès le départ, « Juste Cause 1995 » joue sur les contradictions. Ainsi, Tanny Brown , « le pire flic anti-noir des Everglades », dixit la grand-mère de Bobby Earl , à l'origine de l'arrestation, est lui-même un africain-américain. Ceci étant, tout le film jouera à remettre en cause certains a priori , tout en déconstruisant ce que semblait proposer l'incipit du film d' A rne G limcher. La déconstruction en question est ici à entendre en tant que la mise en scène des contradictions de situations ...