Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Pierre-Paul Durastanti

Voyage avec l'extraterrestre [Carolyn Ives Gilman / Pierre-Paul Durastanti]

En lisant cette nouvelle, je n'ai pas pu m'empêcher, très rapidement, de pressentir que si le texte de C arolyn I ves G ilman utilisait - de manière si originale - un cliché indissociable du mythe extraterrestre, il ne pouvait pas ne pas y avoir de raison. D'autant que l'un des mythes fondateurs des U.S.A. , a justement eu maille à partir avec un précédent assez bien documenté.             En effet, il y a eu un abondant signalement de cas autour des enlèvements que pratiquaient alors les Indiens en lutte face à l'avancer des « visages pâles » , leur captivité, et bien sûr l'ensauvagement qui en découlait aux yeux du reste de la population.  Le tout a d'ailleurs alimentait une certaine vision du Gothique américain, et du western. Cette impression de voir se superposer ces deux « peurs » au motif unique, se trouvait accentuée par la nature même de ce que l'auteur nous racontait, à savoir un « voyage » (avec l'extraterre...

La Mort du capitaine Futur ! (ou le Don Quichotte des étoiles)

Publiée dans le seizième Bifrost de la série, en 1999, la novella d' A llen S teele rend un magnifique hommage à ce héros de l'Âge d'or de la SF.             Un personnage que la postérité avait définitivement tatoué dans l'imaginaire collectif hexagonal sous le patronyme de « Capitaine Flam ». Par la grâce d'un dessin animé japonais, diffusé à la télévision au début des années 1980. Depuis, l'éditeur Le Bélial' a entrepris un vaste chantier de traduction des aventures originales du Capitaine Futur [ Pour en savoir + ], qu'accompagne un dossier roboratif sur E dmond H amilton, le principal pourvoyeur des aventures de Curtis Newton , disponible dans le Bifrost n°90 [ Pour en savoir + ]. Une entreprise qui redonnera, sans aucun doute, au capitaine, son légendaire surnom.             « La Mort du capitaine Futur » est un récit à la manière de celui de « L'Homme qui tua L...

L'Île, une fable de Peter Watts et Pierre-Paul Durastanti

Couronnée par le prix Hugo © 2010 de la novellette, autrement dit un texte contenant de 7 500 à 17 500 mots (selon la Science Fiction Writers of America™), « L'Île » du canadien P eter W atts, ici traduit par P ierre- P aul D urastanti ( in Bifrost n°61) est une magnifique fable. On y trouve même des animaux. En effet, outre le Chimp , le vaisseau interstellaire porte le nom d' Eriophora . Et comme la plupart des fables, elle véhicule bien entendu une morale. Récit de hard-science , entendu que je nomme ainsi tout texte où la science est un personnage à part entière de l'histoire. Voire son personnage principal. Mais aussi space opera vertigineux par l'envergure de la mission de l' Eriophora , cette nouvellette est un précipité de sidération cognitive. Pas moins ! Particulièrement divertissante, malgré son contenu très scientifique, « L'Île » semble être la partie d'un tout, qui pour cette lecture en tout cas, restera de l'ordre de l'imp...

Anti-Glace [Stephen Baxter/Pierre-Paul Durastanti] Le Bélial'

••• Les bons sentiments font-ils de bons romans ? Anti-Glace , qui n'en manque pas, démontre que non. Circonstances aggravantes, il est bourré de bonnes idées. Sans que cela n'améliore son cas pour autant. La lecture du roman de S tephen B axter, qui pour le coup travaille dans un format court, moins de trois cent pages, donne l'impression qu'il n'a pas su canaliser son énergie ( sic ) . Pour le dire grossièrement, on oscille entre un « scientific romance » à la H . G . W ells (au cours de laquelle l'auteur affine l'aspect scientifique), voire un voyage extraordinaire made in J ules V erne. Et un parti-pris plus politique (anachronique certes mais intéressant), deux aspects que B axter peine toutefois à marier. L'illustration originale de Manchu  Le résultat est une uchronie steampunk un poil poussive.       Deux caractéristiques jouent cependant en sa faveur. Sa brièveté, en effet malgré les (trop) nombreux ventres mous de l'intrig...

LIGNE DE MARÉE (Elizabeth Bear/Pierre-Paul Durastanti)

.... C ertaines histoires, outre le très grand plaisir qu'elles procurent immédiatement, à la lecture, ont la faculté d'attiser l'imagination du lecteur ; et dans le meilleur des cas, de l'immerger dans le monde dans laquelle elles se déroulent. Alors qu'elles n'en sont qu'un infime fragment. Sans pour autant pouvoir la coucher sur le papier, ou via l'interface d'un blog, le lecteur la ressent dans son entièreté, la prolongeant, dans le multivers qu'est son propre monde intérieur. Ni totalement là, ni définitivement absente. Longtemps présente en tout cas. Ligne de marée , premier texte proposé en français de l'écrivaine E lizabeth B ear - qui n'est pourtant pas une débutante - grâce à la traduction de P ierre- P aul D urastanti, pour la 85 e  livraison de la revue BIFROST * , fait partie de ces histoires. Une courte mais magnifique nouvelle (saluée par les prix Hugo & Theodore Sturgoan 2008) qui je l'espère, ne sera pas...