« Red » est une mini-série de 3 numéro, publiés entre septembre 2003 et février 2004 aux U.S.A.. Il s'agit d'un thriller exagérément porté sur l'action, à tel point que l'on peut dire sans se tromper, que son scénario tient sur le culot d'une 9 mm : un nouveau directeur vient d'être nommé à la tête de la C.I.A., et l'une de ses obligations est de visionner une vidéo-cassette très confidentielle. En sortant de la « Salle R », Michael Beesley le nouveau directeur en question est scandalisé par ce qu'il vient de voir, et il ordonne l'élimination d'un agent en retraite. W arren E llis prend prétexte de ce pitch minimaliste, qu'il se garde par ailleurs de développer, préférant laisser libre cours à son sens du découpage et à une « décompression » virtuose de l'action. Ces deux points, dont on pourrait légitimement penser qu'il sont plutôt dévolus au dessinateur, son indéniablement l’œuvre du scénariste...
Malgré une allergie de plus en plus persistante pour les flics autodestructeurs, névrosés, anxieux et solitaires, je me suis laissé entraîner à suivre la série télévisée « Detective Hole », adaptation d'une série policière littéraire écrite par le norvégien J o N esbø. Des romans que je n'ai pas lus. Curieux, je n'allais pas être déçu. En effet, rien ne tient debout dans les trois premiers épisodes que j'ai regardés. Difficile en effet de croire qu'un smartphone n'ait pas de boîte vocale ou que quelqu'un - aujourd'hui - n'ait pas le réflexe de texter si son correspondant ne décroche pas et si sa vie en dépend, d'autant que c'est plus discret (ceux qui ont vu le premier épisode comprendrons). Difficile également d'imaginer qu'un policier aille vendre des armes à des criminels notoires sans prendre aucune précautions s'agissant de son identité (en Lotus Elise quand même). Quand vous saurez le pourquoi de cette transac...