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Articles

Isola [Åsa Avdic / Esther Sermage]

Dans un futur proche, la Suède est devenue un protectorat de l' Union amicale , cette dernière a vu le jour après le coup d'état dit du « Mur », en 1989.              « Isola », le court roman d 'Åsa Avdic , propose dans cette société paranoïaque, une variation sur Les dix petits nègres d' A gatha C hristie.  Dans ce contexte, les meurtres n'y sont plus un but mais une conséquence.   Åsa Avdic réussit à créer une atmosphère anxiogène qui a tôt fait de déteindre sur ceux qui la liront, sans pour autant négliger la chute de son intrigue. C'est brillant. C'est bien. Et c'est court.
Articles récents

La Chaine [Adrian McKinty / Pierre Reignier]

« La Chaine » est un roman à la maturation aussi rocambolesque que sa propre histoire [ Pour en savoir + ].  Comme tous les romans de ce type son but est de divertir les lecteurs, en le captivant de bout en bout. Ce que réussi fort bien d'ailleurs le livre d' A drian M c I nty.              Basé sur l'association d'un concept criminel venu tout droit du Mexique , associé à l'exploitation des  « chaînes de lettres », dont il ne garde que l'architecture ; le bien nommé roman « La Chaine » propose un suspense plutôt original.  Et en phase avec son temps, puisque aujourd'hui plus la peine d’enquête en profondeur pour tout connaitre de ses victimes. Il suffit d'ouvrir Internet.  Un roman très satisfaisant, mais pas totalement exempt d'une ou deux petites  « faiblesses », quand bien même la complicité contractuelle implicite passée avec les lecteur n'est-elle pas rompue.              A drian M c I nty a ainsi la main un peu lourde au moment de carac

Le labeur du Diable [Fathi Beddiar / Babbyan & G. Holland / F. Segala]

Je suis devenu un familier de F athi B eddiar en lisant la revue Mad Movies™, ainsi que son essai (excellent) Tolérance zéro, la justice expéditive au cinéma . Je n'ai pas non plus manqué son polar Colt 45 2014 , réalisé par F abrice D u W elz & F rédéric F orestier (de manières houleuse si j'en crois certains témoignages). Bref, quand j'ai vu qu'une BD, scénarisée par ses soins, était commercialisée au prix de 24,95 € par Glénat™ je me suis que j'en serais.             L'histoire proprement dite de ce premier tome (/2) s'étale sur une bonne centaine de pages, et le reste de l'album est une recension du contexte dans lequel ce scénario a vu le jour : origine de l'idée, influences, etc ..  D'abord envisagé pour être un scénario pour lequel F abrice D u W elz avait eu un coup de cœur, les démarches auprès d'éventuels producteurs n'aboutiront pas. C'est O livier J alabert, à l'époque chez Glénat™, qui proposera à F athi B eddiar

The Longbow Hunters [Mike Grell / Julia Lacquement]

Recruté au début des années 1970 par l'éditeur de bande dessinée DC Comics™, M ike G rell ne tarde pas à se faire un nom, et à proposer des idées originales. Notamment en 1975, le personnage de Warlord ( influencé par E.R. B urroughs et J ules V erne), qui après avoir commencé dans une revue anthologique, ne tardera pas à gagner son propre magazine. Au début des années 1980, il signe chez Pacific Comics™, un nouveau venu dans le paysage de l'édition qui propose, contrairement aux Big Two © , que le créateur reste propriétaire de ses créations. Une véritable révolution au pays du « work for hire ».               Cependant Pacific Comics™ ne tient pas ses promesses et G rell passe, avec armes & bagages chez un autre « indépendant »,  First Comics™. Là, il reprend Starslayer précédemment publiée chez Pacific™ donc, et invente Jon Sable (une série dont je vous reparlerai). Il y reste jusqu'aux environs de 1986, quand un appel téléphonique de Mike Gold , qu'il connai

True Believer [Jack Carr]

Si la vie de J ack C arr a été influencée par celle de son grand-père, mort à la fin de la Seconde Guerre mondiale à bord de son avion, il est aussi le fruit de la culture de masse américaine.  Militaire pendant 20 ans chez les SEALs, tout ce qu'il savait de ce corps d'élite avant de s'y engager, il l'avait appris en lisant des romans. Ceux de D avid M orell, R obert L udlum, J . C . P ollock etc ... et le magazine Soldier of Fortune , que sa mère, bibliothécaire, voyait d'un moins bon œil. Né en 1975, J ack C arr n'avait alors pas accès à Internet pour parfaire ses connaissances en la matière.   S'il savait très tôt qu'il servirait son pays sous l'uniforme, il savait aussi qu'il ferait tout pour être écrivain.             Alors qu'il était encore sous les drapeaux (1996-2016), et qu'il avait commencé à écrire ce qui deviendra Terminal List , la première aventure de James Reece , un de ses camarades de régiment, qui connaissait sont proj

Mayor of Kingstown

Dernière série télévisée en date du prolifique T aylor S heridan, et je ne parle pas de ses futurs projets comme 1923 , qui se déroulera chronologiquement parlant dans l'univers de Yellowstone , juste avant cette dernière, et après 1883 , ni de Lioness ; « Mayor of Kingstown » s'intéresse au monde carcéral.              Kingstown , une ville fictive du Michigan , dépend de sa prison en termes d'emplois. Mitch McLusky ( K yle C handler) en est le « maire », un poste qui n'a absolument rien d'officiel puisqu'il correspond peu ou prou à celui de courtier, d'intermédiaire, entre les détenus, leurs gangs à l'extérieur, la police locale (considérée elle aussi comme un gang), la justice, les familles des détenus. Et d'une manière plus générale, tout ce qui a un rapport avec ladite prison.  Mitch est chargé de garantir « la paix dans la vallée », autrement à l'intérieur du zonzon ; mais aussi à l'extérieur puisque ceux qui en sortent sont remplac