mercredi 31 mars 2010

Le Petit 20ième

.. J'ai lu, et terminé TINTIN et le SECRET de la LITTÉRATURE de Tom McCarthy, auteur qui propose de relire l'œuvre d'RG au travers de Freud, de la politique (et plus précisément des convictions en ce domaine du créateur de Tintin avant-guerre, pendant et après). Sans oublier Balzac et sa nouvelle Sarrasine ( parallèle saisissant), Shakespeare, Derrida &cætera ....

C'est pas mal du tout, si je l'ai vite lu - une après-midi, il n'en demeure pas moins que moult points soulevés me restent en tête.

McCarthy cite par exemple Burroughs qui a publié un manifeste [..], pressant les artistes de tout genre à abandonner ce qu'il appelait "le fétiche de l'originalité" : "Bosch, Michel-Ange, Renoir, Monet, Picasso - pillez tout ce que vous voyez. Vous désirez une certaine lumière pour votre paysage ? Prenez-la chez Monet." Soulignant que Joseph Conrad a écrit de superbes descriptions de jungle, d'eaux et de climats, voici qu'il suggère : "Pourquoi ne pas utiliser ces matériaux comme fond pour un roman dont l'action se situe sous les tropiques ? Scénario de Untel et Untel, description et arrière-plans de base par Conrad."

Une lecture très intéressante et particulièrement stimulante pour qui s'intéresse aux interstices d'une œuvre.

mardi 30 mars 2010

Couvertures

.. Quelques couvertures de Petits Formats, revues que l'on trouvait autrefois en kiosque à foison :







Cap'tain Swing est je crois la derniére revue de ce type que l'on trouve encore de nos jours chez les buralistes ou dans les maisons de la presse.

En ce qui concerne les éditions ROA dont les numéros sont extrêmement rares, voir ce site.

lundi 29 mars 2010

dimanche 28 mars 2010

L'Escouade des dieux

.. Ceux qui suivent tant bien que mal les publications Marvel le savent, lire une série de cet éditeur sans qu'un crossover n'interfère relève du fantasme ; ainsi, le tour de force de la série Incredible Hercules n'en est que plus remarquable.


Cette série est apparue à la suite du crossover World War Hulk, d'une manière qui ressemblait pour moi à l'époque à un coup de pub : la "série à suivre" dédiée à Hulk, The Incredible Hulk devenait The Incredible Hercules, cela n'avait aucunement éveillé mon attention. Je dois dire que la multiplication des crossover m'a éloigné de la plupart des publications Marvel.


Il va sans dire que depuis j'ai changé mon fusil d'épaule, non pas au sujet de la politique éditoriale de Marvel mais à propos de l'Olympien.


Non seulement la série et passionnante (du moins pour les numéros que j'en ai lus, du 112 au 120 pour l'instant) mais elle est tout à fait lisible pour quelqu'un qui débarque en démarrant sa lecture par le numéro 112 d'Incredible Hulk. Numéro qui se déroule lors de l'Initiative (encore un truc lié à un crossover) mais suffisamment bien écrit pour que l'on comprenne de quoi on parle.


Le "TPB" intitulé The Incredible Hercules against the world raconte l'affrontement d'Hercule et de son comparse le jeune Amadeus Chow - la 7ième personne la plus intelligente du monde (sans oublier le petit de coyote du génie) face à l'agence d'espionnage S.H.I.E.L.D et du dieu Arés ou de la belle Natasha Romanov entre autre, dans le cadre justement de l'Initiative : une loi qui oblige tous les super-humains à s'enregistrer si j'ai bien compris. C'est rondement mené, et d'une lecture très divertissante.


Aucun plan ne résiste totalement au premier contact
avec le gros des forces ennemies

Helmuth von Molkte

..
.. Toutefois, ce n'était qu'un amuse-gueule au regard du recueil suivant intitulé Secret Invasion (qui se déroule durant le crossover éponyme) sous-titré Sacred Invasion, et pour cause.


L'Invasion Secrète dont il est question ici est celle des Skrulls, des extraterrestres métamorphes qui ont si j'ai encore une fois bien compris, pris la place d'une large part de la population mondiale (et super-héroïque), ou quelque chose dans ce goût-là. La bonne idée de Greg Pak et de Fred Van Lente, les deux scénaristes aux commandes d'Incredible Hercules est d'avoir engagé le demi-dieu face aux Skrull sur un plan divins.


Autours d'Hercule et de Chow vont se réunir à l'instigation d'Athena quelques dieux du panthéon marvelien (et mondial) : Ajak l'Eternel, Snowbird alias Harfang, Amatsu-Mikaboshi et Atum ; sans oublier la figure du Trickster en la "personne" de Kerberos le chiot de Chow ; leur mission : Botter le cul des dieux Skrulls.


S'inspirant ou peut-être pas d'ailleurs des travaux de Sigmund Freud, les deux auteurs postulent en tout cas à l'instar du père de la psychanalyse que l'inconscient est un immense territoire commun au genre humain, un universalisme qu'ils étendent aux entités extraterrestres, à tout l'univers donc et donnant son sens plein au terme.


Ce parallèle avec Freud n'est peut-être pas né que de mon imagination, quand on sait l'importance du monde grec pour le thérapeute viennois.
Toujours est-il que le chemin emprunté par l'Escouade des dieux passe par le Royaume des rêves et plus précisément le Temps du rêve cher aux Aborigènes.


Là aussi on ne peut passer outre l'importance du rêve pour Freud. Le rêve et la voie royale vers l'inconscient ainsi pourrait-on résumer à l'arrache la conférence tenue par Freud en 1909 à la Clark University de Worcester (Massachusetts). Par ailleurs si nous rapprochons cette théorie des travaux de Julian Jaynes sur la relation entre les dieux et l'inconscient nous voyons clairement que nous sommes face à un sol où la plupart des symboles trouvent l'origine de leur croissance.


Bref l'idée d'Athena est qu'en frappant les Skrulls au niveau divin on touche ceux qui croient en eux.

Péripéties, rebondissements, antagonismes, humour, surprises les cinq numéros de ce recueil offre le meilleur de ce que peut offrir un personnage de la dimension d'Hercule entre de bonnes mains. Si le demi-dieu agit dans un contexte moderne, face à des dieux extraterrestres, il n'en demeure pas moins que Pak et Van Lente nous offrent quelques flash-backs sur ses aventures mythologiques, des aventures qui donnent une épaisseur au personnage et à ses compagnons, notamment dans le rapprochement que l'on peut faire avec l'épopée qu'ils vivent face aux Skrulls.

Il est évident qu'il n'est en aucun cas indispensable de connaître les travaux de Freud ou de Jaynes pour apprécier ceux d'Hercule face au panthéon Skrull. Ce genre de spéculations s'apparentent au deuxième souffle du coureur à pied, une fois la lecture terminée l'esprit vagabonde au sein des théories les plus farfelues.

Je voudrais terminer en vous proposant un lien qui ouvre de nouvelles perspectives sur la lecture des aventures du fils de Zeus, et l'utilisation des ressources offertes par la BD ou la "science des onomatopées.

samedi 27 mars 2010

L'effet Zahir

Ou une petite tranche de vie dont le sujet est autre.

.. Il y a un bon bout de temps déjà, lors d'une discussion avait été évoqué l'idée d'organiser un dossier thématique pour un fanzine consacré au comic-books. Jim l'instigateur du projet m'avait ensuite envoyé, ainsi qu'à d'autres, une liste de sujets possibles. J'en avais choisi un, une mini série que j'avais dans ma bibliothèque.

Ce n'était pas une histoire que j'avais particulièrement appréciée mais puisque je l'avais déjà, pourquoi pas !

Je l'ai donc relue et j'ai tenté de trouver une piste pour en parler. jJai lu plusieurs livres, des articles sur différentes approches. Pris des notes, bref j'ai constitué un dossier.

Sans toutefois arriver à quelque chose de concluant.
Cahin-caha, le temps a passé sans nouvelles du projet. Jusqu'à récemment, l'idée était finalement approuvé.

Ayant donné mon accord de principe, je n'avais guère le choix de la dérobade. J'ai ainsi repris mes notes, j'ai relu la V.O et même la version française, par acquis de consciente ; sans pour cela voir le bout du tunnel, je devais me résigner à chroniquer cette mini série de la manière la plus convenue qui soit.

.. Et le Fulchibar a frappé.

Comment n'y avais-je pas pensé avant, ça crevait pourtant les yeux. Tel un pavé sautant à la gueule d'un flic, entrainant un effet domino du plus bel effet papillon.

Par Saint Michel !

Mon article se construisait à la vitesse d'un cheval au galop. Enfin, j'exagère un peu.

Toujours est-il, et c'est là que je voulais en venir, qu'au fur et à mesure je découvrais ici un article se rapportant à mon idée, là une émission de radio l'évoquant, des bribes par ici, bref tout un tas d'occurrences intéressantes, ce que j'appelle l'effet Zahir (après avoir découvert par hasard cette expression chez David Madore (David Madore l'utilise pour un cas un peu différent du mien)).

L'effet Zahir caractérise (en tout cas pour moi) ce moment, plus ou moins long, où tout un tas d'éléments en rapport avec un sujet qui vous occupe l'esprit, semble se manifester en nombre au moment où vous en avez justement besoin.

C'est en quelque sort la conjugaison de la providence et du nombre, plus la qualité.

Or donc, il ne "reste plus qu'à" fignoler cet article, en espérant que ma lumineuse idée [0_-] (et ses corolaires) n'ait pas déjà été proposée ici ou là.

L'effet Zahir est bien sûr une référence à la nouvelle de Jorge Luis Borges.

vendredi 26 mars 2010

jeudi 25 mars 2010

mercredi 24 mars 2010

The Pacific


.. Après Il faut sauver le soldat Ryan et Frères d'armes, Tom Hanks et Steven Spielberg s'attaquent à la guerre du Pacifique dans une mini série de 10 épisodes.

Après avoir vu le premier d'entre eux, il me semble que The Pacific reprend la formule de Frères d'armes, série qui suivait plus particulièrement une unité du début de l'offensive (en Normandie) jusqu'en Allemagne.

Ici c'est le débarquement à Guadalcanal qui donne le coup d'envoi après avoir brièvement fait connaissance avec un ou deux des personnages juste avant leur départ, ; comme pour Frères d'armes, l'aspect pédagogique n'est pas oublié : images d'archives, témoignages de vétérans préparent les téléspectateurs.


.. Un bon premier épisode.

mardi 23 mars 2010

Humour flou



Maurice & Patapon par CHARB

lundi 22 mars 2010

Holy Moley


.. Étonnamment, alors que Jerry Ordway est l'un des mes artistes favoris, et que Captain Marvel est un personnage pour lequel j'ai beaucoup d'affection, je n'avais jusqu'à maintenant, pas lu The Power of Shazam (1994).
Un album où Ordway réalise tout de A à X, John Costanza s'occupant du lettrage, et qui met en scène Captain Marvel ; nous suivons les origines du personnage et sa rencontre avec deux de ses ennemis jurés.

D'un point de vue artistique, c'est magnifique. Jerry Ordway donne une prodigieuse vitalité à son dessin, la mise en couleur est somptueuse, les cases sont extrêmement travaillées, la lecture est fluide, bref du très grand art.

Le scénario marie avec élégance une certaine naïveté avec des considérations "plus terre à terre" (c'est encore plus frappant durant les 40-et-quelques numéro qui suivront).

La World's Fair de Fawcett City

Le personnage de Captain Marvel entre les mains de Jerry Ordway n'est pas sans rappeler Tom Strong (et pour cause), on y respire le même parfum : celui d'une réactualisation d'une série qui s'affranchit du temps, ainsi il n'oublie pas les ingrédients qui ont fait le succès du personnage tout en ajoutant quelques éléments que l'on trouvait plus facilement dans les EC Comics que dans les Whiz comics à la fin des années 40.

Clin d'oeil à Bettie Page et à Dave Stevens

Jerry Ordway sait que le lectorat a changé depuis les années 40/50, toutefois il sait aussi ce qui fait la force des comic books de super-héros, plus encore il connait bien Captain Marvel.

Il n'est pas question ici de faire du grim and gritty - une tendance déjà particulièrement vivace au milieu des nineties , il n'est pas question de (re)créer des personnages dans une version psychotique pour s'adresser à un lectorat soi-disant mature. Si Captain Marvel est un personnage éminemment positif évoluant dans un monde de science-faërie : la magie et la science se côtoient, Tawky Tawny est un tigre anthropomorphe qui parle, Captain Marvel doit faire face à une invasion de vers de "terre" vénusiens télépathes , cela n'empêche pas de faire une place à certaines questions : que fait une enfant dehors la nuit, comment aborde-t-il la mort de ses parents, quel stratagème peut utiliser un jeune orphelin vis à vis de l'administration scolaire, bref de petites touches ici et là qui ajoutent au récit sans jamais le dénaturer.


..
D'ailleurs qu'on ne s'y trompe pas, l'album et la série s'intitulent The Power of Shazam, ce pourvoir du Shazam c'est celui de l'imagination, si Captain Marvel a le corps d'un adulte c'est encore un enfant. Billy Batson ne disparait pas de l'équation mathémagique.

Si l'on est un enfant il est probable que l'on soit séduit par la magie de devenir un super-héros en prononçant SHAZAM !, si l'on est un adulte on peut, peut-être, se reconnaître dans cette force de la nature qui a gardé littéralement, une âme d'enfant tout en aimant aussi l'idée de devenir The Big Red Cheese.

... Jerry Ordway réalise avec The Power of Shazam un somptueux album, prélude à une série régulière dont je vous parlerai quand je l'aurai lu entièrement.
Je peux d'ores et déjà dire après quelques numéros, que sa démarre très bien.





Holy Moley ! est l'exclamation de surprise qu'emploie à tour de bras Captain Marvel (que l'on retrouve par ailleurs déjà dans les aventures publiées par l'éditeur Fawcett).

La Moley ou Moly dont il est question ici est la plante (magique) donnée par Hermès, qu'utilise Ulysse pour pour se protéger de la magicienne Circé qui vient de changer ses compagnons en pourceaux.






À suivre ......

dimanche 21 mars 2010

samedi 20 mars 2010

Super Ladies


La déception, c'est la colère des mauviettes

.. Avec le numéro 34 de sa série Supergirl prend un nouveau départ grâce au scénariste Sterling Gates, c'est du moins ce que j'avais entendu dire et d'aucuns louaient cette nouvelle orientation donnée aux aventures de la jeunes Kryptonienne.

J'ai dans un premier temps tenté l'aventure au petit bonheur, la chance avec le numéro 49 ; et c'est peu dire que j'ai été emballé.
Ainsi donc, de fil en aiguille, je viens de lire le recueil intitulé Who is Superwoman ? qui compile le numéro 34 et les numéros 37 au 42 de la série régulière.

.. Le numéro 34 nous raconte l'histoire d'une jeune femme Kara El alias Supergirl qui peine à trouver sa place, tiraillée entre deux mondes, en but à des problèmes liés à sa condition de super-héroïne, et qui de surcroit doit porter un lourd fardeau : Celui lié à la réputation de Superman, l'emblématique super-héros et incidemment son cousin.

Les numéros 37 au 42 forment une histoire qui s'intéresse comme son titre l'indique à Superwoman, et démontre tout le savoir-faire de Sterling Gates.

Gates réussit à équilibrer les problèmes liés à la jeunesse de Kara, ses rapports avec les autres dans un contexte disons "terre à terre" et l'aspect super-héroïque de ses aventures.
J'ai suivi avec autant d'intérêts par exemple la relation conflictuelles de Kara et de sa mère, et l'enquête qu'elle mène au sujet de Superwoman.

Gates développe une distribution solide de personnages qui entoure la jeune héroïne, parsème son histoire principale d'allusions à ce qui deviendra peut-être de futures intrigues, surprend le lecteur, bref un recueil extrêmement divertissant et intéressant.

Si Final Crisis Aftermath dance a été une petite déception, Supergirl réalise un sans faute et promet de prochaines aventures particulièrement excitantes.

D'autant que l'aspect artistique de l'entreprise est du niveau du scénario, épatant !

Pour terminer, il n'est pas besoin d'avoir lu ou suivi les aventures précédentes de la jolie Kryptonienne pour s'y retrouver, et j'en parle en connaissance de cause.

vendredi 19 mars 2010

En avant la muzak !

.. Je viens de terminer la lecture du recueil Final Crisis Aftermath dance, certainement pas la meilleur idée de ma journée.

Cette équipe introduite dans le crossover Final Crisis est un groupe de super-héros du pays du Soleil Levant, de jeunes super-héros.

Écrites par Joe Casey leurs aventures ont un petit parfum de The Intimates :


Une technologie omniprésente, à la fois dans le monde dans lequel évolue les personnages et dans la narration de Casey ; ce dernier utilise par exemple Twitter en lieu et place des récitatifs ; ainsi que dans les thèmes abordés :

Ce groupe de super-héros, The Super Young Team, est envisagé sous l'angle du boys band : on y parle d'image, de publicité, de floor, bref du djeune à donf (oui je sais ça fait ringard d'écrire ça).

L'atmosphère adolescente y est si bien rendue, que je m'y suis passablement ennuyé, certainement comme lorsque j'étais moi-même ado. Ou comme on s'imagine que les djeunes passent leur temps.

On traine, la journée s'étire comme un jour sans pain (métaphore sujette à caution tant le pain n'est certainement pas ce qui manque ici), oh il y a bien ici où là quelque chose qui éveille une lueur au fin fond d'un cerveau plein de foutre et d'acné mais c'est fugace.



.. Si vous n'êtes plus un adolescent et que vous voulez retrouver cette sensation de vacuité, de mortel ennui que l'on prête à l'adolescence, ces six numéros de dance sont pour vous. Toutefois faîtes une ample provision de suspension volontaire d'incrédulité vous en aurez besoin. Quoique, je me demande. ?!

Je ne sais pas si cette histoire fonctionne mieux quand on a lu l'ensemble du crossover Final Crisis mais en ce qui me concerne (je ne l'ai pas lu) je n'ai pas accroché, hormis un ou deux petit trucs sympas. ..... Et encore faut le dire vite.


Reste ... nan, en fait rien.

mercredi 17 mars 2010

May the Exd be with you

Djedaï
Nathan Fillion est Maître Queue

mardi 16 mars 2010

ROAR !!!!





.. J'aime beaucoup les gorilles, les monstres antédiluviens, les rouquines et Art Adams.
Cliquez sur les images pour plus de lisibilité

lundi 15 mars 2010

Bettie Page

. J'ai eu l'immense plaisir de rendre hommage à Bettie Page il y a quelques lunes déjà, et il me semble opportun de saluer de nouveau la belle au travers de quelques clichés réalisés par Bunny Yeager.

Certainement l'une des séries les plus connues de la belle pin-up mais non des moindres.


dimanche 14 mars 2010

Dr Houffe

Toute ligne droite, allongée à l'infini de part et d'autre, est un cercle
Girard Desargues


.. Depuis le mois de septembre 2009 la 6ième saison de la série Docteur House est diffusée aux U.S.A, pour ma part je viens de terminer la saison précédente dont j'aimerais vous parler, et plus précisément des quatre derniers épisodes.
Attention cependant, je crois que cette saison n'a pas été encore diffusée en France et pour les besoins de mon billet je vais devoir révéler les moult rebondissements qui animent cette saison. Ou du moins une grande partie d'entre eux.

Si ce billet est une lecture des quatre derniers épisodes, c'est à la toute fin du 21ième épisode que le téléspectateur (et House) est confronté pour la première fois à l'apparition d'Amber.


Petit rappel, Amber Volakis est l'une des candidates qui voulaient rejoindre la nouvelle équipe que House était en train de constituer lors de la 4ième saison. Son attitude pour arriver à ses fins lui vaudra le surnom de l'abominable garce. Si elle n'a finalement pas été retenue elle n'en disparaitra pas pour autant de la vie du médecin boiteux puisqu'elle deviendra la petite amie de son "meilleur ami" Wilson.
À la fin de cette quatrième saison victime d'un accident de bus alors qu'elle ramène House chez lui, elle décède finalement et rapidement suite à un empoisonnement. (contracté avant l'accident).

Il faut par ailleurs remarquer que cette apparition se déroule alors que Gregory House est chez lui en train de jouer Georgia in my mind. Mais pas n'importe comment, au piano (main gauche) et à l'harmonica (main droite).







Le Cerveau

Depuis quelques années, on s'est aperçu que les deux hémisphères cérébraux sont spécialisés dans un style différent de connaissances.
Chez les droitiers, [..], l'hémisphère gauche travaille sur un mode logique et analytique pour lequel les mots sont un outil précieux (cet hémisphère contient d'ailleurs les zones corticales du langage), le droit sur un mode global, comportemental, particulièrement efficace dans les relations spatiales et musicales. L'hémisphère droit utiliserait donc un mode non verbal de représentation, images visuelles, tactiles, auditives ou kinesthésiques et des association non linéaires. il résout les problèmes par convergence de facteurs multiples, non par chaîne causale. Il envisage les concepts dans leur ensemble, non analytiquement Il n'utilise pas les mots pour construire des propositions, alors que l'hémisphère gauche est celui du langage, des mathématiques, de l'analyse.
C'est l'hémisphère cartésien, pourrait-on dire, le droit étant l'hémisphère mystique.
Ce dernier serait celui du volume, l'autre du plan.

Henri Laborit

.. Ainsi les quatre derniers épisodes de cette cinquième saison tournent autours du cerveau, que ce soit celui des patients, ou celui de House.

Ces épisodes peuvent être vus au travers de la théorie de Julian Jayne sur le cerveau bicaméral, théorie qui peut-être résumée ainsi : avant l'émergence de la conscience l'esprit humain était divisé en deux parties. L'une qui "conseillait" et l'autre qui "écoutait". Cela se traduisait sous forme d'hallucinations auditives ou visuelles.

Ces hallucinations se manifestaient notamment lors de moments de stress, de situations nouvelles. Au fur et à mesure ces voix, ces hallucination sont devenues des "dieux". Toutefois précise Jayne il se peut que ces dieux prennent l'apparence "d'autres personnes proches du héros" (Cf. L'Illiade dont se sert Jayne pour démontrer sa théorie).

Non seulement les aventures de House sont une belle illustration de la thèse de Julian Jayne mais elles sont aussi une mise en situation d'un homme bicaméral dans une société qui ne l'est plus (si tant est qu'elle ne l'est jamais été), voire une société qui réfute l'idée même de cette théorie.

Dés lors, quelle solution reste-t-il à l'homme du 21ième siècle ?

Et au plus brillant et au plus célèbre des diagnosticiens ?

.. House est une excellente série, chaque saison apporte son lot de surprises, de changements, rien n'est figé, l'inattendu guette .... et frappe. Cette 5ième saison n'y déroge pas et les derniers épisodes sont particulièrement réussis.

Le vingt-4ième épisode est d'ailleurs remarquablement saisissant. Si Gregory House perd les pédales, le spectateurs lui ne sait plus à quel saint se vouer.

Magistral !