vendredi 28 août 2015

Cyberman alias Deathlok

... Deathlok (voir la fiche d'identité du personnage) la série produite par Rich Buckler & Doug Moench pour l'éditeur U.S Marvel  dans les années 1970 (  ) a eu l'heur (?) de se voir publier dans l'Hexagone par l'éditeur Artima/Arédit.
Comme souvent chez cet éditeur les pages originales sont retouchées, notamment pour être publié dans un format "pocket" plus petit que le format comic book original.
Cependant, ce n'était pas le seul éditeur à pratiquer ces remontages de planche. Parfois c'était pour des raisons de "censure" ; par exemple ici LUG retouche une case des Gardiens de la Galaxie pour masquer un rapport sexuel cosmique trop explicite (c'est du moins mon interprétation).
Ceci étant dit, voyons quelques pages pour nous faire une idée, en commençant par la couverture qui reste somme toute assez fidèle :
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On remarquera que l'éditeur français "anoblit" Deathlok en le rapprochant (ce qui n'est pas faux non plus) de la créature du docteur Frankenstein
Un nom qui est aussi celui de la revue qui accueille le cyborg américain.
La deuxième page de l'édition américaine n'est pas dans le numéro de Frankenstein le magazine qui propose Deathlok mais dans la revue Le Fils de Satan n° 14 où elle sert de publicité.
Le personnage change de nom en traversant l'Atlantique et devient Cyberman (pour en savoir plus sur les cyborgs et l'origine du personnage un détour ici s'impose.  
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Vous l'avez déjà noté, la revue française est en noir & blanc.
Or, donc la première page de la version hexagonale est en fait la deuxième page U.S
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Pas de changement à première vue, la mise en page originale est respectée. 
Toutefois, on perd dans la version française le travail typographique. C'est Annette Kawecki qui a créé un lettrage particulier pour la série originale, Rich Buckler, le créateur/scénariste et dessinateur de la série n'oublie jamais de lui rendre hommage pour le travail innovant qu'elle a réalisé sur la série (1974).
Pour la page suivante ça se corse ; inexplicablement (du moins en ce qui me concerne) la page est retouchée :
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Comme pour la série Devil Dinosaur (voir ici) par exemple on a agrandi des cases ?
Ce qui bien entendu entraîne un décalage qui une fois installé ....
Ainsi le storytelling (la mise en récit) du dessinateur et du scénariste se trouve chamboulé pour une raison qui m'échappe complètement.
Chacun d'entre nous peut comparer les deux versions et voir celle qui a le plus d'impact. 
La version originale a d'autant plus d'impact que la page 3 est suivie d'une publicité.
Allez, encore deux pages pour la route ...
Des pages où des phylactères sont enlevés, déplacés, ou modifiés dans leur forme.
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Dans le prochain billet je vous proposerai l'épisode d'Artima dans sa totalité. 

(À suivre ...)

4 commentaires:

  1. J'ai enfin lu il y a peu les premiers épisodes de Deathlock dans un recueil VO. Même si je lis régulièrement l'anglais, j'ai trouvé la narration assez exigeante, notamment par l'emploi de ces différentes "voix" et de nombreux flashbacks.
    Je pense qu'avec cette version retouchée d'Aredit, j'aurais été un peu perdu...

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    1. Oui, je suis bien d'accord, Deathlok est une lecture assez exigeante et qui sort vraiment de l'ordinaire (d'autant plus dans les années 70 et chez Marvel).

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    2. C'est vrai que la typo Arédit uniformise tout le lettrage, et comme le noir et blanc ne permet pas une colorisation différente des bulles et récitatifs, on s'y perd. Mais je me souviens que j'arrivais à suivre malgré tout.

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    3. Par contre, le remontage, quelle plaie !

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