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SPIDER-WOMAN (Dennis Hopeless/Javier Rodriguez)

SPIDER-MAN UNIVERSE n°1 : SPIDER-WOMAN LAST DAYS 
Spider-Woman est de retour ! 
Après Secret Invasion, Infinity et Spider-Verse, Jessica souhaite enfin vivre une existence normale. Elle a donc quitté les Avengers et le S.H.I.E.L.D. pour aider Ben Urich à résoudre des mystères sous-médiatisés. 
.... Au moins je ne peux pas dire que je n'étais pas prévenu, dès les huit premières pages de ce recueil le scénariste Dennis Hopeless noue en quelque sorte, un "contrat de genre", en m'indiquant le "code" que je vais devoir utiliser pour apprécier ce qui va suivre. Ces 8 pages, qui donnent le ton de l'ensemble des épisodes, sont ce qu'on pourrait appeler l'incipit.

En effet, même dans "l'univers Marvel" - où il faut s'attendre à l'inattendu - qui pourrait croire que la police s'entraîne à ce genre d'exercice dans la rue, sans autre forme de procès ? 
Et qui, si tant est qu'il y croit, se laisserait abuser en voyant une super-héroïne, qui en définitive ne faisait que son devoir, se retrouver dans la situation où Spider-Woman se retrouve ?
Le reste des 6 numéros est donc à l'avenant, c'est très joliment dessiné, les coloristes font un magnifique travail, et le trio principal est une belle idée ; ainsi que le nouveau "boulot" de la belle héroïne". du reste le nouveau costume (de Kris Anka) est très esthétique.
Tout comme la ribambelle de personnages hors du commun que va côtoyer la belle héroïne, et qui dit personnages hauts en couleurs dit situations loufoques.
Néanmoins Dennis Hopeless ménage quelques situations imprévues plutôt joliment surprenantes. 
 .... Las ! 
Il a fallu que quelqu'un chez Marvel ait l'idée de proposer d'imposer un entracte de 3 pages pour ramener la belle héroïne dans le giron du principe de continuité. 
Trois pages d'un sérieux qui ont presque réussi à gâcher mon plaisir. 
Le principe de continuité - qui veut que toutes les histoires publiés depuis le début des années 1960 ne forment qu'une seule et même histoire - est une vraie plaie. 
L'éditeur new-yorkais devrait lâcher du leste, et laisser certaines de ses séries s'épanouir loin des éventements à 10 balles qu'ils mijotent (trop) régulièrement appelés "events".

Si on oublie ces trois pages (et c'est somme toute assez facile, on peut même ne pas les lire), ce numéro est un très bon moment de lecture, distrayant et joliment dessiné (et colorisé).

(À suivre ...)

Commentaires

  1. J'ai beaucoup aimé ces épisodes, bien plus que ce à quoi je m'attendais pour une série supplémentaire de Spider-Woman. Je continue à lire la série post Secret Wars (2015), avec les mêmes auteurs, et encore plus surpris j'ai bien aimé le crossover entre les 3 séries Spider-Woman, Spider-Gwen et Silk.

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