Accéder au contenu principal

Furies [Arthur Wyatt & Alex de Campi]

18/07/2017
.... Alex de Campi, dont je suis le travail depuis « SMOKE » (dessinée par Igor Kordey), arrive dans l'univers du Judge Dredd, et s'en réjouit. Déplorant au passage (Judge Dredd Megazine n° 383) que les éditeurs étasuniens ne laissent pas les femmes scénaristes écrire des personnages tels que Superman, Batman ou Captain America.    

Seconde femme (après Emma Beeby) à écrire ce personnage majeur de l'univers développé depuis 40 outre-Manche [Pour en savoir +], elle collabore ici au scénario avec Arthur Wyatt. Lequel s'était – entre autres - déjà frotté à une suite (sous forme de bande dessinée)  de Dredd, le film de 2012, intitulée « Underbelly ».

.... « Furies » l'histoire dont il est question ici (1er partie parue dans le Judge Dredd Megazine n°386), écrite en collaboration avec Alex de Campi donc, et dessinée par Paul Davidson s’y plonge également, en s’intéressant cette fois à « Clan Techie » (alias Domhnall Gleeson dans le film), l’expert en ordinateur du clan de Ma-Ma (alias Lena Headley). 
Les 10 planches proposées dans ce premier épisode révèle un scénario assez cliché pour ce type d’histoire, laquelle peut se résumer (pour l'instant) à : « un type rangé des voitures est tenté de replonger dans le milieu interlope qu'il avait fui », laquelle, si elle devait n'en pas sortir, serait bien décevante. 
.... Il reste donc aux deux scénaristes - chevronnés, faut-il le rappeler - encore deux épisodes, probablement d’égale pagination que le premier, pour faire de « Furies » autre chose que ce qu’elle laisse – pour l’instant – entrevoir. 


(À suivre ...)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le pot au noir [Robert Ferrigno / Hubert Galle]

Ce roman m'a été recommandé par Duane Swierczynski [Pour en avoir +]. Jeune lecteur encore adolescent, assidu de Sf et de fantastique, Swierczynski est entré dans le monde du polar et du thriller, grâce au roman de Robert Ferrigno.
« Le pot au noir » commence comme un roman policier tout ce qu'il y a de plus conventionnel : une disparition inquiétante, un suspect tout ce qu'il y a de crédible, et un duo de flics. L'ambiance rappelle celle de la série «Miami Vice», mais l'histoire se passe sur la côte Ouest des U.S.A..
D'une certaine manière, les premiers chapitres pourraient desservir ce roman, en en cachant ce qui fera son originalité, sous le vernis du tout venant.
Sauf que dès le départ, Robert Ferrigno, traduit par Hubert Galle pour les éditions Flammarion, a la bonne idée de peupler son ouvrage de personnages atypiques qui réussissent à captiver l'attention. La quatrième de couverture ne se prive d'ailleurs pas de l'annoncer (même si je ne m'e…

Deathlok [Charlie Huston / Lan Medina]

Les remakes, relaunchs, reboots, voire les réécritures de « classiques » façon littérature de genre, sont devenus omniprésents dans le divertissement de masse. Rien qui ne puisse, un jour ou l'autre, se voir  « updater ».
En 2009-2010, c'est au tour de Deathlock, un personnage créé par Rich Buckler & Doug Moench pour Marvel [Pour en savoir +], et qui n'a jamais vraiment trouvé sa place chez l'éditeur des Avengers et consorts, de se voir offrir un nouveau tour de piste. C'est à Charlie Huston, auréolé de son run sur la série consacrée à Moon Knight, qu'on a commandé un scénario qui devra tenir sept numéros mensuels. Huston est, avant de travailler pour la Maison des idées™, d'abord connu pour ses romans. C'est via son agent littéraire qu'il a mis un pied dans la BD, au moment où Marvel recrutait en dehors de sa zone d'influence. Cela dit, il reconnaît une attirance pour la SF contractée dès son plus jeune âge ; et particulièrement pour les u…

Blues pour Irontown [John Varley / Patrick Marcel]

Ça commençait plutôt mal. 
L'idée d'un détective privé du futur, fondu de ses lointains confrères des années 1930, avait tout d'un Polaroid™ bien trop souvent photocopié. Mais peut-être que cet amour des privés made in Underwood© allait-il être de la trempe du fusil de Tchekhov ?
Si la présence, dès les premières pages, d'une « femme fatale », semble donner le ton. Si l'ombre porté du Faucon maltais ne fera que se renforcer. La profession de détective privé semble aussi utile à l'intrigue du roman qu'un cataplasme à la moutarde sur une jambe de bois. 

       Une intrigue qui, nonobstant le titre du roman, tient plus de la berceuse que du blues.   

Fort heureusement, John Varley gratifie son roman d'une très belle idée ; au travers du personnage nommé Sherlock. Rien qui ne rattrape totalement l'ennui profond d'une enquête poussive, et  au final, sans grand intérêt. Mais les chapitres racontés par ledit Sherlock sont les plus intéressants, les plus ém…