Accéder au contenu principal

The Girl with All the Gifts

« Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : « Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? » il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : « À quels enfants allons-nous laisser le monde ? ». » 
Jaime Semprun

.... Si Mike Carey, scénariste surtout connu pour ses bandes dessinées (et qui adapte ici son propre roman), ne se contente pas de s'appuyer sur ce qui a déjà été fait dans ce type de film, si Colm McCarthy filme cette histoire avec un plaisir communicatif, The Girl with All the Gifts doit aussi beaucoup à sa jeune interprète Sennia Nanua ; épatante.

.... En définitive, un long-métrage dont on peut se passer d'en savoir trop avant de le voir, et qui une fois vu, laisse le formidable souvenir d'un film plein de surprises (un petit tour de force en soi) et totalement captivant.

Commentaires

  1. Citation particulièrement éclairante sur deux thématiques qui irriguent cette histoire et sont rarement mises en avant à ma connaissance dans le genre circonscris du film de zombie. Je n'ai pas lu le roman de Mike Carey mais le film qui en est tiré a beaucoup de qualités à faire valoir, que ce soit sur les variations écologiques de l'infection ou sur le questionnement de la place qu'occupe l'être humain sur notre planète. Pour un budget relativement modeste, Colm McCarthy s'en sort très bien avec une mise en scène qui sait s'adapter aux changements de tonalité et d'environnements qui parsèment le récit tout en assurant une direction d'acteurs solide au vu de l'implication des jeunes interprètes. Le dénouement étonnant achève d'en faire un film bien tenu qui laisse le spectateur à sa réflexion après le défilement du générique.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

À toute allure [Duane Swierczynski / Sophie Aslanides]

Jamais un livre n'aura autant mérité son titre.
Second roman de l'auteur, auquel il ne croyait guère, À toute allure est à l'image de ce qu'on attend du moteur d'une voiture qui servirait à s'enfuir après le vol à main armée d'une banque : gonflé à bloc.
Fidèle à Philadelphie, Duane Swierczynski y plante de nouveau l'action de son roman, laquelle se déroule en l'espace de 4 jours, bien remplis.

       Dans un des entretiens qu'il a accordés, et disponible sur la Toile™, l'auteur y déclare être fasciné par les personnages qui doivent affronter les pires journées de leur existence. Rien à dire, À toute allure est exactement ce type de récit. Manière de vaudeville noir, ce roman au style « behavioriste », est principalement écrit sous la forme de courts paragraphes. Lesquels seraient, selon Duane Swierczynski, comme des chips que l'on dévore l'une après l'autre, pour s'apercevoir finalement qu'il est deux heures du matin. Et qu…

L'Alignement des équinoxes [Sébastien Raizer]

Vous l'avez sûrement constaté, Maurice G. Dantec n'a pas publié de livres depuis quelques temps. Fort heureusement, pour les amateurs qui ont pris plaisir à lire Les Racines du Mal ou encore Babylon Babies, Sébastien Raizer vient, avec L'Alignement des équinoxes, à la rescousse des lecteurs en manque.
••• Ce roman, d'abord publié à la Série Noire, sous les auspices d'Aurélien Masson, à qui il est par ailleurs dédié, est le premier d'une trilogie, dont la lecture contentera amplement ceux qui ne voudront toutefois pas poursuive l'aventure des tomes suivants.
Néanmoins, le cœur du réacteur qui le propulse, dans lequel on trouve aussi bien Mishima, Philip K.Dick, William S. Burroughs ou encore Robert Anton Wilson, pour ne citer que les plus évidents ; dispose d'une telle puissance diégétique que je ne doute pas le moins du monde que Sagittarius et Minuit à contre-jour, les deux romans qui suivent respectivement L'Alignement des équinoxes, soient tout au…

Necronauts [Gordon Rennie / Frazer Irving] 2000 AD

C'est en lisant une notule critique à propos d'un roman de SF récemment paru, que cette analogie m'est venue. Son auteur écrivait, en substance ; « Malgré une intrigue qui peine à démarrer et une fin un peu abrupte balabla ... ».
Et j'ai eu une sorte de révélation.
Lorsque l'envie de se divertir occupe une part non négligeable d'un moment de lecture, celui-ci ressemble à un voyage en avion. Les deux moments les plus cruciaux en sont le décollage, et bien sûr l’atterrissage. 
Autrement dit, mal commencer une histoire et en louper la fin, augure mal du sentiment que laissera l'histoire en question. À condition qu'un mauvais début donne envie d'aller plus loin. 
Fort heureusement rien de tel avec Necronauts de Gordon Rennie & Frazer Irving.

Comme la couverture de l'hebdomadaire 2000 AD, qui illustre cette entrée le laisse deviner, les 50 pages de cette aventure ont d'abord trouvé refuge dans les pages du magazine anglais. Normal me direz-vous, l…