Accéder au contenu principal

Outlier (2000AD)

.... Tom « TC » Eglington fait partie de ces nouveaux scénaristes - comme Michael Carroll, Al Ewing (et bien d'autres) - à qui le magazine 2000AD a donné une chance (sa première histoire parue l'a été dans le numéro 1712 en novembre 2010), et par là même découvert de nouveaux auteurs qui lui fournissent - régulièrement - des histoires de qualité.

Outlier (que l’on peut traduire par « cas aberrant ») est une histoire de S-F en trois parties, publiée en trente épisodes. 

Outlier [2000AD n° 1874 à 1883] : Ça démarre comme un whodunit pour finalement se révéler être une narration à la manière de Dashiell Hammett dans le « Faucon Maltais ». TC Eglington y est aussi manipulateur que son éminent prédécesseur. Très réussi. Et aussi très S-F.
Outlier « Dark Symetries » [2000AD n° 1935 à 1944] : L’histoire prend un nouveau tournant et le talent du dessinateur Karl Richardson apporte un plus indéniable à la série. Déjà perceptible sur la première série, « Dark Symetries » lui offre de nouveaux terrains pour exprimer son trait âpre, presque douloureux. Moins manipulateur que sur la première partie TC Eglington, garde néanmoins le rythme et me laisse hagard.


Outlier « Survivor Guilt » [2000AD n°1990 à 1999] : Troisième & dernière partie. Malgré les qualités indéniables des deux premiers chapitres, le scénariste en avait encore sous la semelle. Et il le prouve ici. 

…. Non seulement « Survivor Guilt » est une excellente histoire, mais son épilogue (imprévisible en ce qui me concerne) donne à la totalité de la série un surcroît d’intérêt, ingrédient dont pourtant elle en manquait pas.
Eglington & Richardson font désormais partie des auteurs dont les travaux m'importent et dont le talent me fait m'intéresser encore plus à ce qui se fait outre-Manche.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Atlanta Deathwatch [Ralph Dennis]

Dans le courant des années 1970, un sous-(mauvais) genre populaire promettait des romans d'action au format « poche » ( paperbacks ), sous des couvertures aussi aguichantes que ce que s'attendait à y trouver les amateurs, essentiellement masculins, de ce type de lecture.  Prétexte à des scènes plus « chaudes » les unes que les autres, l'action (qui prenait souvent l'apparence d'une violence complaisante) n'y était là que pour empêcher lesdits romans d'être exclusivement vendus dans les sex-shops . Ou peu s'en faut.  Toutefois au sein de cette production standardisée (et nombreuse), certains auteurs arrivaient à sortir du lot en produisant des récits hard-boiled qui n'avaient rien à envier à ceux des maîtres du genre - H ammett, C handler pour ne citer qu'eux, mais dans un registre un peu différent.  R alph D ennis (1931-1988) était de ceux-là.              Jim Hardman est un ex-policier dans la quarantaine, détective privé sans licence, du moins

Sandman : Neil Gaiman & Co.

... J e viens de terminer l'histoire intitulée Ramadan , une magnifique histoire certainement l'une de mes favorites avec celle de Calliope ( K elley J ones), en plus dessinée par P . C raig R ussell. Juste avant je venais de lire le premier tome de la série dans la collection Urban Vertigo (traduction de P atrick M arcel) et, décidément, ça ne sera pas ma période préférée du titre. Je suis bien content que lorsque je me suis remis à lire Sandman , le premier tome n'était pas disponible à la médiathèque où je suis inscrit, sinon je n'aurais peut-être pas continué si j'avais comme il se doit, commencé par lui. Déjà il y a quelques années j'avais achoppé sur les premiers numéros (plusieurs fois), cela dit il y a quand même des choses qui m'ont réjoui dans ce premier tome : le premier numéro, le traitement de John Constantine , la présence de  G . K . C hesterton et l'idée du "lopin du Ménétrier", l'épisode n°8, " Hommes de bon

La disparition de Perek [Hervé Le Tellier]

« — Tu oublies un truc important, ajouta Gabriel.  — Dis pour voir…  — C'est nous les gentils. » Créé, selon la légende, lors d'une discussion de bistrot qui rassemblait J ean- B ernard P ouy, P atrick R aynal et S erge Q uadruppani, la série Le Poulpe est un mélange d'influences.              Paradoxalement il s'agissait de contrer la littérature de gare qualifiée de « crypto-fasciste », représentée par les SAS de G érard de V illiers, ou la série de L’Exécuteur par D on P endleton. Des titres bien trop présents dans les libraires des gares hexagonales aux dires des mousquetaires gauchistes, dont la visibilisé (et le succès)  serait ainsi gênée grâce à un projet tentaculaire ( sic ) d' agit-prop littéraire.              Une envie néanmoins déclenchée par la déferlante du Pulp Fiction 1994 de T arantino (d'où le surnom du personnage éponyme), qui allait mettre à l'honneur (pour le pire) la littérature des pulp magazines américains. Cherchez l'er