Accéder au contenu principal

Frederik Peeters & Serge Lehman : L'Homme gribouillé


Loin de moi l'idée de réduire L'Homme gribouillé aux effets de surprise qui s'y succèdent. Néanmoins, alors que cet album de bande dessinée mérite d'être lu et relu, et que dans les cas des relectures le plaisir esthétique & intellectuel va grandissant, en préserver le mystère du scénario est un supplément dont il serait fâcheux de se priver, la première fois.
Un "géologue" qui ressemble beaucoup à Serge Lehman 
Ainsi, si vous connaissez le travail de Serge Lehman, aussi bien ses scénarios que ses romans, et/ou si vous connaissez ceux de Frederik Peeters, cela devrait vous suffire à tenter l'aventure, sans en savoir plus.
Si vous appréciez les deux, la question ne se pose même pas.

Toutefois j'ajouterai que L'Homme gribouillé c'est plus de 300 pages au lavis, dans de magnifiques dégradés de gris, imprimé sur un papier Munken Polar, et serti dans une reliure dite « Integra » ; comme celle des recueils de Swamp Thing ou de From Hell, déjà chez Delcourt. Bref de la belle ouvrage. 
Une case parmi beaucoup d'autres
Reste le prix, 30 euros, qui n'est pas pour toutes les bourses*

Tout comme cette très belle histoire d'ailleurs, qui nécessite une bonne part de maïeutique de la part des lecteurs. Rien d'insurmontable non plus, car tout y fait pour que les différents niveaux de lecture apparaissent à quiconque s'y plonge avec suffisamment d'envie.
Un bel exemple de découpage, et d'utilisation des onomatopées
.... Une chose est sûre, L'homme gribouillé ne l'a pas été sur un coin de table, tant ses démons émerveillent.
____________________
* À propos du prix, David Chauvel, le directeur de collection où paraît L'Homme gribouillé nous dit que c'est, je cite, « un bon prix » ; « fruit de de longues discussions et arbitrages, entre l'envie de faire un bel objet et la nécessité de le rendre aussi accessible que possible ».

Pour ce qui est du bel objet, il n'y a pas photo, le pari est plus que réussi. Pour le reste, je lui fais confiance.

Commentaires

  1. Intéressant, je note ça. Et une collaboration entre Serge Lehman et Frederik Peeters laisse augurer d'une lecture singulière, dont les quelques extraits postés sont prometteurs.

    RépondreSupprimer
  2. Déjà, Lehman au scénario, ça m'incite à regarder.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

The Words

... The Words ( Les Mots ) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; D ennis Q uaid, J eremy I rons, J . K . S immons et B radley C ooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité.  Je m'explique. Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen , en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris , son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'...

Nebula-9 : The Final Frontier

... Nebula-9 est une série télévisée qui a connu une brève carrière télévisuelle. Annulée il y a dix ans après 12 épisodes loin de faire l'unanimité : un mélodrame bidon et un jeu d'acteurs sans vie entendait-on très souvent alors. Un destin un peu comparable à Firefly la série de J oss W hedon, sauf que cette dernière bénéficiait si mes souvenirs sont bons, de jugements plus louangeurs. Il n'en demeure pas moins que ces deux séries de science-fiction (parmi d'autres telle Farscape ) naviguaient dans le sillage ouvert par Star Trek dés les années 60 celui du space opera . Le space opera est un terme alors légèrement connoté en mauvaise part lorsqu'il est proposé, en 1941 par l'écrivain de science-fiction W ilson T ucker, pour une catégorie de récits de S-F nés sous les couvertures bariolées des pulps des années 30. Les pulps dont l'une des particularités était la périodicité ce qui allait entraîner "une capacité de tradition" (...