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Le Dernier Scythe [Aleksey Faddeev / Aleksandr Kuznetsov / Rustam Mosafir / Vadim Golovanov]

Connu sous plusieurs titres, ce film russe est une petite perle de brutalité & d'action, enveloppée dans une atmosphère vénéneuse. 
N'ayant semble-t-il pas très bien marché nulle part, il fait pourtant très bien le job.
            Si on est clairement sur une trame de type 
« voyage du héros », Rustam Mosafir & Vadim Golovano prennent soins d'en brouiller les attendus avec plus ou moins de conviction.
Mais l'essentiel n'est pas là.
En effet, ce qui fait vraiment la différence, c'est le folklore dans lequel baigne cette aventure.
            On est au VIIIème siècle, du côté de ce qui était alors la principauté de Kiev, Lutobor, fidèle lieutenant du prince Oleg se retrouve au centre d'une sombre machination, dont les dégâts collatéraux prennent la forme de l'enlèvement de sa femme et de son nouveau-né.
S'ensuit une course contre-la-montre pour les retrouver.
Heureusement pour l'épauler, Marten, un mercenaire de la tribu des Loups d'Arès est là.
Un duo mal assorti (au début), qui ne sait pas encore que cette rencontre scellera plus d'un destin. 
            Ce n'est pas tellement un film qui passe le test du résumé.
Comme je le disais précédemment, Lutobor, le héros entreprend un périple pour secourir sa femme, il rencontre différents obstacle, il est aidé dans son aventure par un jeune homme plein de ressource, et après quelques rebondissements ....
Mais là où « Le Dernier Scythe » fait la différence c'est justement sur la nature des obstacles que rencontre le héros, sur les paysages, et puis les gueules des acteurs.
On imagine que ces temps étaient rudes, et les personnages en portent les stigmates.
            La musique qui accompagne ces 1h40 de métrage ne compte pas non plus pour de la graisse de mouton dans le plaisir qu'ils procurent.
On peut aussi, paradoxalement, ajouter la mise en scène un brin tape-à-l’œil et maniérée de Rustam Mosafir, qui ajoute au baroque général de l'ambiance.
            En conclusion, si « Le dernier des Scythe » semble pécher par manque d'originalité, la chimie à l’œuvre ici propose cependant un très bon divertissement, qui tire finalement son épingle du jeu.
Un très bon Hollywood Night® russkof pour amateurs de masculinité toxique. Miam miam !


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