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Articles

Jour J, t26 et t34 [Duval & Pécau, Farkas]

Couvertures d'Ugo Pinson & Fred Blanchard ••• Le Dieu vert , 34 ème tome de la série Jour J , à vocation uchronique, complète et termine l'histoire commencée au 26 ème , et intitulé La Ballade des pendus . Deux albums commercialisés respectivement au prix de 15,50 € et de 14,95 €. 1473, l’ambassadeur du Mali accoste à Aigues-Mortes pour assister au vote visant à attribuer la nouvelle couronne de France .......        L'impression qui me reste après avoir lu ces deux albums et qu'un travail historique considérable a été abattu par F red D uval & J ean- P ierre P écau, mais au détriment d'une intrigue solide. De celles qui malgré des insuffisances en Histoire, rendent captivante l'histoire pour à peu près n'importe quel lecteur. Et force m'est de constater que du côté du scénario, c'est plutôt morne plaine. Sans entrer dans des détails dont la connaissance ne ferait pas de bien à un scénario que je juge déjà bien anémique, pour qu...

n'envoyez pas de fleurs [Martín Solares/Christilla Vasserot]

••• Sous le prétexte d'un polar, M artín S olares sculpte le portrait d'un pays. Lui-même originaire de l'état de Tamaulipas , situé au nord du Mexique , il y incruste son roman à coups de marteau. Si la première partie surprend par sa violence, elle donne à lire le récit d'une enquête somme toute banale. La deuxième surprend et confirme que le « polar » n'était qu'une excuse, tout en restant aussi violent. À tel point que le personnage central de cette seconde partie, quand bien même est-il apparu lors de la première comme la parfaite incarnation d'un pays en proie au chaos, à la violence et à la corruption. La description d'une tuerie, menée par des détenus qui ont obtenu une autorisation de sortie du directeur de la prison pour la perpétrer, donne une idée de ce dont parle n'envoyez pas de fleurs . Or donc, cet homme apparait dans la partie qui lui est consacrée comme n'étant pas le pire de ce que La Eternida avait en stock. Glaçant !  ...

Superposition [David Walton/Éric Holstein]

« [..] un thriller quantique à la mécanique implacable, qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. » selon ActuSF son éditeur français. Du moins l'un de ses éditeurs, puisque Superposition verra les éditions FOLIO l’intégrer cette année, à leur collection. Avec toujours une postface de R oland L ehoucq, amateur de SF et surtout pour le coup, scientifique multicapé.  FOLIO garde aussi, si j'ai bien compris, la traduction d' É ric H olstein. Or donc, quel meilleur moment pour lire ce roman que celui où il connaitra (mais pas encore tout à fait) lui-même une sorte de superposition éditoriale. Au-delà de cette fantaisie, et malgré la postface scientifique éclairante (mais abstruse) de R oland L ehoucq, Superposition peine à convaincre. Oscillant et là ce n'est plus seulement une figure de style, entre le très commun et quelques bonnes idée. Sans être ennuyeux, il m'a cependant fallu attendre la fin du 37 ème chapitre (sur 41) et son suivant pour que l'i...

Upgrade [Leigh Whannell/Logan Marshall-Green]

Abrégé en « high concept » le film de L eigh W hannell (scénariste & réalisateur) pourrait se formuler ainsi : « Steve Austin devient un justicier dans la ville ». Mais ça ne serait pas rendre justice à cet astucieux film qui mélange, sous un vernis légèrement SF, pas mal d'humour, une rasade de gore , et le genre de fin dont le mauvais esprit vous rassérène. De la distribution resserrée, je ne connaissais que L ogan M arshall- G reen (vu dans les séries télévisées Quarry [ Pour en savoir + ] et Damnation ), qui s'en sort plutôt bien. Mais l'essentiel n'est pas là. Sous ses allures de production Hollywood Night™, Upgrade réussit un joli coup de bluff .  En d'autres termes, cette production américano-australienne mérite qu'on aille au bout de ses 1h40, quand bien même l'originalité de son scénario n'est-elle pas immédiatement flagrante. Pas de quoi s'ennuyer non plus pour les amateurs d' actioners , cela dit.  Ou pour ceux qui fe...

Les Griffes et les crocs [Jo Walton/Florence Dolisi]

••• Dévoré sur le seul nom de l'autrice, Les Griffes et les crocs , est un roman qui ne laisse pas d'interroger. En effet, J o W alton livre ici la version la plus proche de ce que serait un roman sentimental victorien, selon elle. Entendu que d’après J o W alton, certains postulats du genre sont parfaitement infondés, elle a décidé de les transformer en impératifs biologiques. D'où cette société de dragons vivant sous la férule d'un A nthony T rolloppe, un des auteurs les plus respectés de l'ère victorienne, auteur notamment de La Cure de Framley . Un roman auquel nous dit W alton, le sien doit beaucoup.  Évidemment cette autorité est tout ce qu'il y a de conventionnel et de formel, à aucun moment dans Les griffes et les crocs n'est évoqué T rolloppe. J'ai par ailleurs appris son existence si je puis dire, en lisant les remerciements et notes de l'ouvrage de J o W alton. Or donc, si Les Griffes et les crocs interroge c'est justement en ...

Sacred Games [série télévisée]

••• Série télévisée en huit épisodes, diffusée sur Netflix, Sacred Games adapte le roman de V ikram C handra. Netflix , qui semble avoir pour ambition de produire des séries beaucoup moins américano-centrées que ses consœurs s'attaque, après l' Amérique du Sud ( Narcos ), l' Europe ( Dark ), à l' Inde . Le Seigneur de Bombay , pour reprendre le titre du roman paru en 2008 chez l'éditeur Robert Laffont , dont je n'ai vu que les deux premiers épisodes, est une série criminelle très prometteuse. Elle raconte l'enquête que mène plusieurs personnes, suite au retour d'un caïd de Bombay , disparu des radars depuis plus de 20 ans. Entre des flashback s sur l’ascension du caïd en question, les vicissitudes que rencontre l'inspecteur Sartaj Singh et l'analyste Anjali Mathur , c'est aussi l' Inde , du moins l'état du Maharastra que nous invite à découvrir Sacred Games .    Le tout dans une ambiance de corruption, de trafiques, de t...