lundi 31 décembre 2012

Meilleurs Vœux 2013

... Pour ce dernier jour de l'année 2012, et après avoir survécu à une fin du monde je vous propose de nous retrouver l'année prochaine ; que mes meilleurs vœux pour 2013 vous accompagnent.

 
Ce billet n'aurait pas la même saveur sans la rencontre de Raquel Welch, d'un fouet, de Bob Marley et d'Iron Maiden (ces derniers sous la houlette de Dj Lobsterdust), merci à vous.

dimanche 30 décembre 2012

L'Énigme du fétiche noir 5ième épisode

... Cinquième rendez-vous avec L'Énigme du fétiche noir, roman-photo de 1997 avec dans les rôles principaux et secondaires une pléiade d'acteurs reconnus du 7ième Art.
Ne boudons pas notre plaisir......





samedi 29 décembre 2012

Dredd


... Je ne connais pas bien le Judge Dredd, j'ai lu les numéros édités par ARÉDIT, les 3 ou 4 recueils d'ARBORIS, deux ou trois numéros des éditions Tournon-Egmont (sortis au moment du film avec Stallone que je n'ai pas vu), plus quelques numéros en V.O.
Judge Dredd n° 1 Arédit 1984
Je me souviens qu'en 1995 le film avec Stallone avait fait grincer des dents lorsqu'il était devenu évident que l'étalon italien n'allait pas passer le film avec son casque sur la tête.
Sachez que cet trahison est évitée avec cette nouvelle adaptation.Karl Urban garde son casque et tire une tronche tout à fait comme son homologue d'encre et de papier, you drokking bastard !
Et contre toute attente ça marche, si le Judge Dredd est plutôt un personnage froid et rigide (euphémisme), Karl Urban arrive grâce à son langage corporel et l'aide de cadrages judicieux à transmettre quelques bribes d'émotion.
Mais n'allez pas croire qu'il s'agit d'une bluette.  
La ville dans laquelle opère Dredd est une mégalopole tentaculaire contrôlée en grande partie (en totalité ?) par différents gangs de criminels.
L'histoire que l'on nous propose se déroule bon an mal an sur une journée et dans un seul lieu ; passé l'exposition du personnage principal.
Dredd se voit adjoindre un rookie (un bleubite) pour qu'elle soit évaluée, toutefois cette jeune recrue a échoué aux tests d'entrée, de peu certes, mais tout de même. Ce qui motive le Judge Chief (le directeur) à tenter cette évaluation tient à l'aptitude particulière du pas-encore-tout-à-fait Judge Anderson (Olivia Thirlby, un très bon choix).  

Si au niveau de l'action je n'ai rien à dire sinon que c'est mené tambour battant, et plutôt réussi ; je voudrais m'attarder un peu les choix fait pour donner un peu de chair aux personnages et épaissir ce qui ne serait jamais qu'une énième course poursuite à la Piège de cristal.   
Comme dit précédemment karl Urban réussit à faire passer quelques bribes d'émotion à son personnages, c'est fugace forcément mais vraiment bien vu. En outre la réalisation qui propose par ailleurs force explosions donne à voir des moments forts réussis sans en appuyer les effets : la scène dans l'appartement avec la résidente inquiète pour son mec, le skatepark, la famille d'Anderson. En outre le film joue avec les nerfs du spectateur quant à l'expression de la violence visuelle ; entre explosion et suggestion.
Il est clair que le monde dans lequel vivent les personnages ne génère que peu de raison de faire de l'humour, cependant le film n'en est pas dénué.

... En définitive vous l'avez déjà compris Dredd m'a non seulement fait passer un excellent moment, mais il m'a donné l'envie de le revoir. Mais ce n'est pas tout, il m'a également donner envie de me (re)plonger dans les aventures du personnage dans leurs versions de papier. Plutôt pas mal je trouve.

Et puisque j'en parle permettez-moi de vous proposer une courte histoire du Judge Dredd paru dans le n°81 de Métal Hurlant











       

vendredi 28 décembre 2012

Janus Stark

... Si depuis quelques années la bande dessinée japonaise tient le haut du pavé en terme de vente, et si les mangas proposent un nombre impressionnant de titres différents ; il y a eu une période où celle-ci était tout à fait inconnue sous nos latitudes. Mais assez étonnamment il y avait pourtant des bandes dessinées en petit format et en noir & blanc qui, un peu comme les mangas se déclinaient en thème : guerre, western, arts martiaux, sport, récits de jungle ; c'étaient les Petits Formats, dont les éditeurs étaient Lug, Mon Journal, Impéria etc ...
Et parmi les nombreux titres mensuels (voir bi-mensuel pour certains, je pense à Blek le Roc) proposés au rayon presse il y avait Janus Stark
Arrivé en France en 1973 dans sa propre revue ce personnages est apparu quelques années auparavant en Grande-Bretagne dans l'hebdomadaire SMASH (1969) grâce à l'imagination de Jack Legrand qui travaillait chez Fleetway Publications. Les histoires sont d'abord écrites par Tom Tully et dessinées par Solano Lopez, puis les scénarios seront l'oeuvre d'Angus Peter Allan & Marcus Scott Goodall; dont un grand nombre d'entre eux inédits en Angleterre. En ce qui concerne les autres dessinateurs je n'ai aucune information.   

Jonas Clarke est un jeune orphelin ...










Dés lors connu sous le nom de Janus Stark, "l'homme-anguille" va mener de front une carrière de saltimbanque et devenir l'un des plus populaire roi de l'évasion de l'ère victorienne tout en combattant le crime et les injustices. Ainsi deviendra-t-il une sorte de détective de l'étrange dans des aventures matinées de fantastique et de science-fiction (notre héros caoutchouteux effectuera même un voyage dans le temps).
Si en tant que roi de l'évasion Janus Stark est peut-être inspiré du célèbre Houdini, son côté détective et son physique (surtout son visage avec ce front énorme) alliés à l’atmosphère de ses aventures m'ont fait penser à Edgar Allan Poe, avec qui il partage d'être orphelin. 

Ceci étant, Janus Stark est l'un des rares héros de l'époque à avoir connu la mort dans les pages de sa revue (mai 1986 - Janus Stark n°89), mais on le sait les héros d'encre et de papier continuent à vivre dans l'imagination de leurs lecteurs.
C'est ainsi que Paul Grist évoquera le héros victorien dans sa série Jack Staff sous les traits de Charlie Raven.
Et qu'Alan Moore lui réservera une petite place dans la série écrite par sa fille Léa, & John Reppion, dessin de Shane Oakley ; Albion ....

Mais un autre auteur avait envisagé de faire revivre le roi de l'évasion .....  

(À suivre ....)

jeudi 27 décembre 2012

Au commencement était Tezuka

... Un article (qui reste dans le ton de mon billet précédent) sur Osamu Tezuka et la bande dessinée japonaise paru dans Les Cahiers de la Bande Dessinée à la fin de l'année 1986 :



mercredi 26 décembre 2012

Bat-Manga (+ Billy Bat)

... En commençant la lecture de Billy Bat le manga de Nagasaki & Urasawa je n'ai pas pu m'empêcher de penser au livre de Chip Kidd & Geoff Spear Bat-Manga !
Ce livre mettait au jour tout un pan de la culture populaire oublié : au milieu des années 60 le Japon a été saisi du même engouement pour Batman (via la série télévisée) que les étasuniens ; à tel point que des aventures inédites du justicier masqué ont été publiées au pays du soleil levant
L'éditeur Shònen Gahòsha réussit à obtenir, au début de 1966, les droits du super-héros gothamite et approche un jeune mangaka Jiro Kuwata (co-créateur de 8 Man) ; dans un premier temps celui-ci pense dessiner les aventures du Batman à l'occidentale mais, devant le manque de temps il se résout à garder son style. Et c'est tant mieux !
Jiro Kuwata s'inspire pour ses propres scénarios des histoires de Bob Kane qu'il réinterprète complètement .... Et l'imagination de Kuwata est très féconde, insectes géants, ptérodactyle, statue animée, sans compter avec la réinterprétation des ennemis traditionnels.  




Grâce à Chip Kidd les idées de Jiro Kuwata vont percoler l'imaginaire collectif via les comic books, ainsi Grant Morrison s'inspira-t-il des Bat-Manga pour son personnage de Lord Death Man (qui rappel singulièrement Kriminal, le personnage italien apparu au début des années 60), ou encore la série télévisée de dessins animés Batman : L'Alliance des héros n'hésitera-t-elle pas à mettre en scène - dans un excellent épisodes présenté par Bat-Mite lui-même - l'histoire dont je vous ai proposé quelques pages supra.
Et pour vous faire une idée de cet épisode, ou vous rafraîchir la mémoire ...
   
Or, donc si la série d'Urasawa & Nagasaki m'a fait penser à Grant Morrison c'est parce que son personnage de Billy Bat n'est pas sans rappeler Bat-Mite et sa faculté à traverser le Quatrième Mur.
En tout cas cette histoire (je parle de Billy Bat) est très intrigante.