Accéder au contenu principal

Fantastic Four #579 à #582

... Après un départ prometteur (voir ici) la série des Quatre fantastiques, sous l'égide de Jonathan Hickman subit une baisse de régime abrupte.
Non seulement le scénariste multiplie les intrigues, mais il s'ingénie à les proposer de manière non linéaire, en une théorie hétéroclite et hoquetante de telle manière qu'elles semblent plaquées les unes à la suite des autres sans cohérence narrative.
Qui plus est, aucune des intrigues amorcées n'a significativement avancées ou n'a trouvé de résolution depuis l'arrivée du scénariste sur le titre. 
Jusqu'aux numéros 581 et 582 qui continuent Le Messager du Futur (Fantastic Four #574).
Voir enfin l'une des intrigues mises en place avancer ne m'a réjouit qu'un court instant car, je n'ai strictement rien compris aux tenants et aux aboutissants de cette histoire. Et pourtant j'ai relu ces deux numéros trois fois.
Quand je dis que je n'ai pas compris, disons que l'enjeu motivant un tel déploiement d’énergie ; expliqué par l'un des protagonistes à son grand-père me semble tellement dérisoire que je me dis que je suis passé à côté du véritable enjeux (aucun des deux résultats n'étant satisfaisants).

Mais le fond du fond est atteint avec l'épisode #580 où l'on voit le jeune Franklin se rendre à la présentation des jouets "les plus impossibles du monde" avec son oncle Johnny Storm dans un magasin de la ville. Sur place en même tant que Johnny, le lecteur se rend compte que l'Homme Impossible s'est mis en cheville avec Arcade un vilain bien connu. Mais celui-ci jure qu'il est désormais un honnête business man (terrible oxymore), ce qui se révélera faux presque immédiatement. Eh bien, croyez-le ou non cet épisode est aussi plat que mon résumé, je me demande comment ce scénario a pu passer les fourches caudines éditoriales.  
Et la suite n'augure rien de bien affriolant puisque l'un des membres des Quatre Fantastique va mourir, si j'ai bien compris.
Croire au progrès nous dit Etienne Klein, c'est s'imposer de fabriquer du futur collectif en sacrifiant du présent personnel ; je veux croire aux progrès d'Hickman et de son équipe, je vais donc sacrifier un peu de mon présent en continuant de lire son run sur les Fantastic Four .... 
Mais attention Jonathan, je suis patient .... mais ça ne dure jamais longtemps [-_ô].

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

The Words

... The Words ( Les Mots ) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; D ennis Q uaid, J eremy I rons, J . K . S immons et B radley C ooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité.  Je m'explique. Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen , en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris , son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'...

Juste cause [Sean Connery / Laurence Fishburne / Ed Harris / Kate Capshaw]

« Juste Cause 1995 » est un film qui cache admirablement son jeu.             Paul Armstrong , professeur à l'université de Harvard (MA), est abordé par une vieille dame qui lui remet une lettre. Elle vient de la part de son petit-fils, Bobby Earl , accusé du meurtre d'une enfant de 11 ans, et qui attend dans le « couloir de la mort » en Floride . Ce dernier sollicite l'aide du professeur, un farouche opposant à la peine capitale.   Dès le départ, « Juste Cause 1995 » joue sur les contradictions. Ainsi, Tanny Brown , « le pire flic anti-noir des Everglades », dixit la grand-mère de Bobby Earl , à l'origine de l'arrestation, est lui-même un africain-américain. Ceci étant, tout le film jouera à remettre en cause certains a priori , tout en déconstruisant ce que semblait proposer l'incipit du film d' A rne G limcher. La déconstruction en question est ici à entendre en tant que la mise en scène des contradictions de situations ...