Accéder au contenu principal

Les 4 Fantastiques par J. Hickman

... Le 7 août 1912 le physicien Victor Franz Hess s'envole à bord d'un ballon et fait une découverte inattendue : l'existence d'un rayonnement d'origine extraterrestre, les "rayons cosmiques".

En 1961 quatre amis s'envolent à la conquête de l'espace quand leur fusée traverse une émission de rayons cosmiques.



Cette expérience les changera à jamais, ainsi que la face du monde (des comic-books).

En 2009 Jonathan Hickman arrive sur le titre emblématique de la Maison des idées, d'abord dans une mini-série liée au crossover Dark Reign, puis sur la série régulière ..

Dés le premier numéro (Dark Reign n°6), l'éditeur transalpin (qui publie le matériel Marvel en France) sous la plume de Christian Grasse annonce la couleur ...
Force est de constater que les cinq numéros de cette mini-série, intitulée Le Pont se lisent sans ennui, voire avec plaisir.

Jonathan Hickman nous propose de lire les aventures d'une famille nucléaire [-_ô] éclatée. Eu égard aux capacités intellectuelles de Red Richards, la série s'ancre dans un univers de science(-fiction), et d'exploration. Car n'oublions pas que les Quatre Fantastiques sont avant tout des explorateurs.
Si de son côté Red Richards fait l’amère expérience que de nouveaux savoirs peuvent accroître l'ignorance ; son épouse, son beau-frère et son meilleurs ami de leur côté n'ont guère de répit pour penser.
S'ils en avaient eu le temps peut-être se seraient-ils dit que le progrès c'était mieux avant.
Et pendant ce temps, les deux jeunes enfants du couple Richards sont livrés à eux-mêmes ... 
Jonathan Hickman fait feu de tout bois, et ne ménage ni l'action, ni l'humour sur un fond bienvenu de science-fiction. Ces cinq numéros sont prometteurs.
Et pour ma part, Une Solution pour tout l'arc suivant tient toutes les promesses que j'ai cru déceler dans la mini-série précédente : c'est enlevé, dynamique, belles utilisations du concept de cliffhanger, ainsi que des thèmes de S-F. Hickman laisse la bride sur le cou aux deux enfants Richards qui n'en demandaient pas tant, et la relation Jane/Red est intéressante. 
L'épisode qui suit cet arc a été une douche froide en ce qui me concerne. Johnny et Ben passent quelques jours dans le Nu-Monde (une création de l'équipe précédente m'apprend-on dans la troisième de couverture), alors  qu'aucune explication ne permet au lecteur occasionnel de s'y retrouver. Hickman semble ne pas connaître le conseil donné par Stan Lee : un comic book est toujours le premier pour quelqu'un.
L'épisode suivant (Marvel Icon n°69/Fantastic Four #574) contrairement à ce à quoi je m'attendais laisse de côté l'intrigue débutée dans Une Solution pour tout et en met une nouvelle en place.
Mais contre toute attente Éléments Premiers (Fantastic Four #575) ne s’intéresse pas à ce qui a été esquissé dans le numéro précédent, ni a fortiori dans Une Solution pour tout ......
La multiplication des intrigues ; celle d'Une Solution pour tout, celle du Messager du Futur (FF #574) et maintenant celle-ci (Éléments Premiers) remplace l'impatience que j'avais de découvrir le travail de Jonathan Hickman en un léger sentiment d'ennui, et de frustration.

Et ça ne va pas s'arranger puisque durant quatre épisodes (l'arc Éléments Premiers) je me suis demandé ce que venaient faire les Quatre fantastiques dans ce genre d'aventure, eux aussi certainement puisqu’ils ne font pas grand chose voire dans l'aventure avec l'Homme-Taupe, je me demande encore les raisons de leur implication et le poids de leur présence.

Or, donc un bilan mitigé pour mes premiers pas dans l'univers créé par Hickman au sein de la Maison des Idées.

Vais-je changer d'idée ? 

Vous le saurez en lisant le prochain épisode de mes péripéties en compagnie des Quatre Fantastiques & de Jonathan Hickman.


(À suivre .... ?)

  

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le pot au noir [Robert Ferrigno / Hubert Galle]

Ce roman m'a été recommandé par Duane Swierczynski [Pour en avoir +]. Jeune lecteur encore adolescent, assidu de Sf et de fantastique, Swierczynski est entré dans le monde du polar et du thriller, grâce au roman de Robert Ferrigno.
« Le pot au noir » commence comme un roman policier tout ce qu'il y a de plus conventionnel : une disparition inquiétante, un suspect tout ce qu'il y a de crédible, et un duo de flics. L'ambiance rappelle celle de la série «Miami Vice», mais l'histoire se passe sur la côte Ouest des U.S.A..
D'une certaine manière, les premiers chapitres pourraient desservir ce roman, en en cachant ce qui fera son originalité, sous le vernis du tout venant.
Sauf que dès le départ, Robert Ferrigno, traduit par Hubert Galle pour les éditions Flammarion, a la bonne idée de peupler son ouvrage de personnages atypiques qui réussissent à captiver l'attention. La quatrième de couverture ne se prive d'ailleurs pas de l'annoncer (même si je ne m'e…

Deathlok [Charlie Huston / Lan Medina]

Les remakes, relaunchs, reboots, voire les réécritures de « classiques » façon littérature de genre, sont devenus omniprésents dans le divertissement de masse. Rien qui ne puisse, un jour ou l'autre, se voir  « updater ».
En 2009-2010, c'est au tour de Deathlock, un personnage créé par Rich Buckler & Doug Moench pour Marvel [Pour en savoir +], et qui n'a jamais vraiment trouvé sa place chez l'éditeur des Avengers et consorts, de se voir offrir un nouveau tour de piste. C'est à Charlie Huston, auréolé de son run sur la série consacrée à Moon Knight, qu'on a commandé un scénario qui devra tenir sept numéros mensuels. Huston est, avant de travailler pour la Maison des idées™, d'abord connu pour ses romans. C'est via son agent littéraire qu'il a mis un pied dans la BD, au moment où Marvel recrutait en dehors de sa zone d'influence. Cela dit, il reconnaît une attirance pour la SF contractée dès son plus jeune âge ; et particulièrement pour les u…

Blues pour Irontown [John Varley / Patrick Marcel]

Ça commençait plutôt mal. 
L'idée d'un détective privé du futur, fondu de ses lointains confrères des années 1930, avait tout d'un Polaroid™ bien trop souvent photocopié. Mais peut-être que cet amour des privés made in Underwood© allait-il être de la trempe du fusil de Tchekhov ?
Si la présence, dès les premières pages, d'une « femme fatale », semble donner le ton. Si l'ombre porté du Faucon maltais ne fera que se renforcer. La profession de détective privé semble aussi utile à l'intrigue du roman qu'un cataplasme à la moutarde sur une jambe de bois. 

       Une intrigue qui, nonobstant le titre du roman, tient plus de la berceuse que du blues.   

Fort heureusement, John Varley gratifie son roman d'une très belle idée ; au travers du personnage nommé Sherlock. Rien qui ne rattrape totalement l'ennui profond d'une enquête poussive, et  au final, sans grand intérêt. Mais les chapitres racontés par ledit Sherlock sont les plus intéressants, les plus ém…