Accéder au contenu principal

Kill the Gringo (Gibson/Grunberg) 2012

…. Écrit à six mains : Mel Gibson, Stacy Perskie & Adrain Grunberg (ce dernier en est aussi le réalisateur) Get the Gringo, titré en globish Kill the Gringo, et dont le titre original est How I Spent My Summer Vacation (un titre qui compte tenu de son sujet est bien plus explicite que les autres), n’a pas eu les honneurs des salles obscures aux Etats-Unis.
Ni en France non plus, je crois.

L’histoire du titre du film serait presque plus longue que son pitch (et je n’ai pas cité le titre québécois : Prison tout inclus), alors que celui-ci met pourtant en scène un Mel Gibson plus cabotin que jamais, et très en forme.
Kill the Gringo est un film qui repose bien plus sur l'abattage de son acteur principal, que sur la trame – cousu de fil blanc – de son scénario :
Incarcéré dans une prison mexicaine, qui ferait passer la prison turque made in Midnight Express pour un club de villégiature trois étoiles, Mel Gibson, dont on ne connaîtra pas le véritable patronyme, genre tête brûlée débrouillard enduit d’une chance de cocu à toute épreuve, va tout faire pour sortir de cet enfer gouverné par le darwinisme social sauce chili (sic).
Mais ce pied nickelé du grand banditisme, a aussi un cœur (alors que quelqu'un cherche plutôt un foie).
Le duo que forme l’acteur avec son jeune « sidekick » (Kevin Hernandez dont c’est nous dit-on le premier film) n’est pas pour rien dans le plaisir qu’on peut prendre à regarder se dérouler cette histoire. 
Et si comme je l’ai dit, la trame est linéaire et dépourvue de véritable surprise, l’humour et les commentaires sarcastiques de la voix over du principal protagoniste – qui commente donc sa propre aventure – donne un chouette moment de divertissement.
J’ai par exemple lu des critiques plutôt élogieuses de The Blood Father, eh bien j’échange – sans regret - deux barils de Blood Father pour un seul de Kill the Gringo

…. En définitive Kill the Gringo ne vaut sûrement pas le prix d’une place de cinéma (mais j'en connais d'autres, et je les ai vus aussi), mais vu à la sauvette, un jour ou rien d’autre ne nous accapare, il fait le maille.

Commentaires

  1. Petit film bien sympa qui pourrait presque être la suite de Payback. voilà un truc qui se regarde sans déplaisir, sans prétention, bien fun et destroy.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, belle idée d'y voir la suite de Payback.
      Seulement, j'ai justement vu la version "straight up" il y a quelques semaines, et les caractères des personnages ne correspondent pas trop.
      Ou disons que je vois mal Porter (de Payback)alias Parker de Westlake, dans un coup foireux comme celui qui l'envoie dans la prison de Kill the Gringo.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Le KU KLUX KLAN (3)

... Quelque soit son véritable poids idéologique ou même politique aujourd'hui, le Ku Klux Klan a déteint sur la culture de masse ; qui n'a pas entendu parler de la célèbre marque de cigarettes  Marlboro et des trois "K" présents sur son paquet, d'un homme qui en regarde un autre pendu (dont on ne verrait que les jambes), et sur la troisième image : la silhouette d'un Klansman ...  (liste non-exhaustive) . Marlboro n'est d'ailleurs pas la seule marque de cigarettes à avoir eu droit à des investigations sur la signification du design de son paquet de cigarette, Camel aussi. Dés les débuts du Klan , le bruit court que ces cavaliers "surgis hors de la nuit" sont les fantômes des soldats Confédérés morts au combat, des soldats qui ayant vendu leur âme au Diable sont de retour ici-bas et annoncent l'Apocalypse. Le nom même du groupuscule a longtemps était entendu comme le bruit que fait la culasse d'un fusil lorsqu'on l...

The Words

... The Words ( Les Mots ) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; D ennis Q uaid, J eremy I rons, J . K . S immons et B radley C ooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité.  Je m'explique. Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen , en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris , son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'...

Juste cause [Sean Connery / Laurence Fishburne / Ed Harris / Kate Capshaw]

« Juste Cause 1995 » est un film qui cache admirablement son jeu.             Paul Armstrong , professeur à l'université de Harvard (MA), est abordé par une vieille dame qui lui remet une lettre. Elle vient de la part de son petit-fils, Bobby Earl , accusé du meurtre d'une enfant de 11 ans, et qui attend dans le « couloir de la mort » en Floride . Ce dernier sollicite l'aide du professeur, un farouche opposant à la peine capitale.   Dès le départ, « Juste Cause 1995 » joue sur les contradictions. Ainsi, Tanny Brown , « le pire flic anti-noir des Everglades », dixit la grand-mère de Bobby Earl , à l'origine de l'arrestation, est lui-même un africain-américain. Ceci étant, tout le film jouera à remettre en cause certains a priori , tout en déconstruisant ce que semblait proposer l'incipit du film d' A rne G limcher. La déconstruction en question est ici à entendre en tant que la mise en scène des contradictions de situations ...