Accéder au contenu principal

Lady Killer [Jones/Rich/Allred] Glénat

Lettrage de Fred Urek
.... Décrire Lady Killer comme l'inversion genrée du thriller criminel certifié années 50 est vrai, mais pas suffisant. Y voir le symptôme d'un zeitgeist pro-féminin n'est certainement pas faux, mais pas plus suffisant.
Ainsi, résumer la bédé créée par Joëlle Jones & Jamie S. Rich à ses apparences, c'est négliger le savoir-faire évident dont elle est le résultat, son ironie socratique, et son élégance. 
Colorisation de Laura Allred
.... Possible variation de Ma Sorcière bien-aimée, série télévisée à laquelle le recueil publié par l'éditeur hexagonal Glénat ne manquera pas de faire penser (du moins, à certains de ses lecteurs), et avec laquelle elle partage plus d'un point commun (le mari naïf, la belle-mère acariâtre, la double vie de l'héroïne, son exemplarité, l'époque, etc.), Lady Killer propose un divertissement certes générique, mais que la pluralité des qualités - perceptibles dès les premières pages - devrait rendre indispensable à tous ceux qui voudront bien me croire sur parole.
Ajoutez-y une préface très pince-sans-rire de Chelsea Cain, excellente scénariste d'un trop bref passage sur la bédé Mockingbird [Pour en savoir +], et par ailleurs autrice de tout aussi excellents thrillers (dont l'un d'entre eux vient d'être adapté en série télévisée [Pour en savoir +]), plus quelques fausses publicité typées fifities, bien que Lady Killer se déroule très précisément en 1962, et vous voilà avec un aperçu partiel de cet ouvrage traduit par Philippe Touboul, qu'il ne tient qu'à vous de compléter en vous y plongeant.  
Vous ne le regretterez pas !
  
(À suivre ....)

Commentaires

  1. Noté.

    J'ai beaucoup apprécié les récents épisodes de "Batman" de Tom King dessinés par Joelle Jones, qui a su se fondre dans cette série très codifiée sans y perdre son style.

    Ce n'est pas la première fois que je lis de bonnes choses au sujet de "Lady killer", mais ton billet a achevé de me convaincre de l'acquérir.

    Merci.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je lirai avec intérêt ce que tu en diras sur ton blog. [-_ô]

      Supprimer
  2. Coïncidence du calendrier, un travail antérieur en noir et blanc du même duo d'auteurs, You have killed me, vient d'être réédité cette semaine chez Oni press: https://www.previewsworld.com/Catalog/OCT171728.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si c'est aussi bon que le premier tome de Lady Killer, j'en suis !

      Merci amigo !!

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

The Words

...The Words (Les Mots) est un film qui avait tout pour me séduire : le roman en tant qu'élément principal, des acteurs que j'aime bien ; Dennis Quaid, Jeremy Irons, J. K. Simmons et Bradley Cooper. Éléments supplémentaire l'histoire se révèle être une histoire dans l'hisitoire. Ou plus exactement un roman à propos de l'écriture d'un roman, écrit par un autre ; entre fiction et réalité. 

Je m'explique.

Clay Hammon fait une lecture public de son dernier livre The Words dans lequel un jeune auteur, Rory Jansen, en mal de reconnaissance tente vaille que vaille de placer son roman chez différents éditeurs. Cet homme vit avec une très belle jeune femme et il est entouré d'une famille aimante. Finalement il va se construire une vie somme toute agréable mais loin de ce qu'il envisageait. Au cours de sa lune de miel, à Paris, son épouse va lui offrir une vieille serviette en cuir découverte chez un antiquaire, pour dit-elle qu'il y mette son manuscrit. Ca…

Lisa Lyon

.. Lisa Lyon la sculpturale culturiste des années 80 pose pour vous ....





Quelques photographies supplémentaires ici, réservées à un public majeur.

Noosphère [Audrey Pleynet]

••• Extrapolation, à un niveau bien supérieur, d'une manière de vivre que l'on connait déjà, Citoyen+ est une nouvelle, gratuite [Pour en savoir +], dont le résultat, l'achat du  roman dont je vais vous parler, apparaît en toutes lettres dans l’aliénante société qu'elle décrit.  Du moins, son mécanisme. Plus que son idée centrale, Citoyen+ saisit par la maîtrise dont elle fait preuve.
Autrement dit, cette nouvelle captive par la manière dont elle nous dit ce qu'elle a à dire.
De plus, sa chute est tout ce qu'il y a de plus réjouissant et de réussi. Citoyen+ obtient, dès sa première lecture, un Triple A™

Pour le dire autrement, ce récit m'a tellement emballé que j'ai immédiatement commandé la version numérique de Noosphère, le premier roman de son autrice, Audrey Pleynet. Et 2,99 € pour une roman de 372 pages, c'est donné.
Ainsi je ne ferais pas mystère de mon avis, Noosphère aurait pu être écrit par un auteur de la trempe d'un Michael Crichton. 
Mais…