Accéder au contenu principal

Mickey et l'océan perdu [D-P Filippi & S. Camboni]

.... Imaginez un triangle amoureux composé de Jules Verne, H.G. Wells & William Gibson, que croyez-vous qu'il en accoucherait ?
Probablement un scénario tel que celui qu'a concocté Denis-Pierre Filippi, pour Mickey, Minnie, Dingo & Pat Hibulaire, et intitulé Mickey et l'océan perdu.

Sorte de voyage extraordinaire alimenté par un moteur à deux temps : steampunk & cyberpunk, le scénariste plonge - littéralement - ses personnages (et nous avec) dans l'océan du titre pour une raison que je vous laisse découvrir.
En seulement vingt-cinq pages, je lis cette aventure dans l’hebdomadaire le Journal de Mickey, mais il est également commercialisé en album, or donc en 25 pages, le scénariste multiplie les rebondissements dans une fort belle ambiance S-F.
Toute la quincaillerie inhérente aux deux sous-genres cités répond présent, et le souffle de la grande aventure fait tourner les pages à vitesse « grand V ».
Du steampunk 2.0 vous dis-je !!!
Tout aussi captivante que s'annonce cette histoire, elle bénéficie d'un atout de tout premier ordre : le talent artistique de Silvio Camboni. 
Ses planches sont tout simplement magnifiques, une véritable expérience synesthésique, les potars à fond ! Mais attention, quand le son est trop fort, c'est qu'on est devenu trop vieux. 

.... Première satisfaction et non des moindres, il n'y a pas eu de faux départ pour Mickey et l'océan perdu.
Reste à espérer que les deux auteurs en ont gardé sous la semelle, car au vu du premier quart de l'aventure, ça s'annonce maousse costaud !! 
Et sans que cela soit prémédité, la lecture feuilletonnante ajoute encore au plaisir qu'on prend à la lecture. C'en est presque indécent !
_________________
Prochain numéro le 14 février, chez votre marchand de journaux.

Commentaires

  1. Réponses
    1. C'est un numéro double, donc oui je crois (d'autant que le prochain est annoncé pour le 14).

      Supprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Killing Joke [USA Magazine n°36]

En septembre 1988, le Joker fait la couverture de « USA Magazine », magazine publié sous la direction de Fershid Bharucha. Cette illustration est, nous dit Brian Bolland « une étude dessinée à Paris (avec des marqueurs en fin de vie, (...)). Le dessinateur italien Tanino Liberatore en a tiré une version peinte (...). »
Dans ce même numéro, en complément de la parution de l'épisode du mois de Killing Joke, alors pré-publié sous le titre de  Souriez, Jean-Paul Jennequin livre un article de  deux pages :
C'est tout pour aujourd'hui ! 
(Tous mes remerciements à Albert.)

Breach [Bob Harras / Marcos Martin]

Brève série de 11 numéros, Breach à l'immense avantage de pourvoir être lue sans connaissances préalables de ce qu'il est plus ou moins convenu d'appeler l'univers DC Comics. Envisagé comme une relance de Captain Atom, un personnage qui a notamment fait partie de l'écurie Charlton et a servi de modèle au Dr Manhattan, le personnage éponyme endossera finalement les atours du nouveau venu. 
Création de Bob Harras et de Marcos Martin, cette pourtant excellente série n'a visiblement pas été très soutenue par l'éditeur et, conséquences inévitables, n'a pas trouvé son lectorat. Je fais d'ailleurs partie de ceux qui sont passés totalement à coté.
Sacrifiée sur l'autel de la rentabilité, Breach mérite pourtant qu'on lui prête attention. 

       Le premier numéro, de 28 planches (extra-sized) donne d'ailleurs immédiatement le ton.
Plongé directement dans l'action, le lecteur découvre que l'articulation de la série se fera au travers d'un

Le jeu de la damnation [Clive Barker / Jean-Daniel Brèque]

« Rien n'est plus terrifiant que de donner à imaginer quelques abominations tapies derrière une porte, pour ne surtout jamais l'ouvrir, au risque de décevoir le lecteur. Car son imagination sera toujours plus fertile que les terribles images que s'échine à y injecter le conteur ».
Frappé au coin du bon sens, cet évangile de l'horreur dispensé depuis la ville de Providence dans l'État du Rhode Island, en 1979 par William F. Nolan, est cependant devenu obsolète depuis que des auteurs de l'envergure de Clive Barker ont mis un pied dans le genre.
« Le jeu de la damnation », traduit par Jean-Daniel Brèque en est un exemple frappant. Je dirais même que sans « les terribles images » qu'y injecte Clive Barker, ce roman ne serait pas ce qu'il est. 

            En effet le natif de Liverpool s'inspire ici d'un conte populaire bien connu, dont le titre du roman ne fait pas mystère du thème, et qui tient tout entier son intérêt dans l'imagination fertile …