Accéder au contenu principal

Avec du sang sur les mains [Adam-Troy Castro / Benoît Domis]

« Avec du sang sur les mains » est la première enquête d’Andrea Cort
Représentante du procureur général au sein du Corps diplomatique de la Confédération humaine elle dispose, entre autres, de pouvoirs d'enquête.
            Cette première nouvelle, publiée en 2011, mais qui occupe la première place du point de vue chronologique envisagé par le recueil Émissaires des morts, est tout à fait représentative de ce que j'aime dans le format court.
            En effet, elle met méticuleusement en place un horizon d'attente, qu'elle prendra soin de dynamiter sans remords, pour arriver à un dénouement tout à fait inattendu.
Un plan en trois actes où le talent de falsificateur de l'auteur donne sa pleine mesure. Et qui augure bien de la suite des aventures de notre héroïne au lourd passif.
À l'intrigue foncièrement surprenante de sa nouvelle, Adam-Troy Castro adosse également une idée qui ne manquera pas de continuer à vous travailler bien après en avoir lu les derniers mots. 
Si la recette paraît simple : une idée + une intrigue = une surprise. Le résultat est bien supérieur à la somme des parties qui le permettent, pourtant déjà bien encourageantes à titre individuel.
            J'ai pour ma part la chance d'avoir bénéficié d'un service de presse, et ce que j'ai lu pour l'instant d'Émissaires des morts (commercialisation le 6 janvier 2021), 700 pages au prix de 26,90 euros, lequel contient donc trois nouvelles (dont « Avec du sang sur les mains »), une novella et un roman, ressemble fort à l'arrivée d'un auteur avec qui j'espère partager d'autres lectures. 
Albin Michel Imaginaire™ compte d'ailleurs proposer le cycle qu'a consacré Adam-Troy Castro à son héroïne, ce premier ouvrage devrait donc être suivi de La Troisième griffe de Dieu et de La Guerre des Marionnettes.
C'est tout le mal que je lui souhaite ! 
__________________
Adam-Troy Castro est également au sommaire de plusieurs numéros de la revue numérique Angle Mort.

Commentaires

  1. Une idée + une intrigue = une surprise : j'aime beaucoup ta formulation qui résume parfaitement cette novella.

    RépondreSupprimer
  2. C'est La Troisième griffe de Dieu, pas La Troisième griffe du chien. Une arme extraterrestre terrifiante...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oups ! Désolé, j'ai mélangé le titre avec celui du roman de Don Winslow.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Sandman : Neil Gaiman & Co.

... J e viens de terminer l'histoire intitulée Ramadan , une magnifique histoire certainement l'une de mes favorites avec celle de Calliope ( K elley J ones), en plus dessinée par P . C raig R ussell. Juste avant je venais de lire le premier tome de la série dans la collection Urban Vertigo (traduction de P atrick M arcel) et, décidément, ça ne sera pas ma période préférée du titre. Je suis bien content que lorsque je me suis remis à lire Sandman , le premier tome n'était pas disponible à la médiathèque où je suis inscrit, sinon je n'aurais peut-être pas continué si j'avais comme il se doit, commencé par lui. Déjà il y a quelques années j'avais achoppé sur les premiers numéros (plusieurs fois), cela dit il y a quand même des choses qui m'ont réjoui dans ce premier tome : le premier numéro, le traitement de John Constantine , la présence de  G . K . C hesterton et l'idée du "lopin du Ménétrier", l'épisode n°8, " Hommes de bon

Atlanta Deathwatch [Ralph Dennis]

Dans le courant des années 1970, un sous-(mauvais) genre populaire promettait des romans d'action au format « poche » ( paperbacks ), sous des couvertures aussi aguichantes que ce que s'attendait à y trouver les amateurs, essentiellement masculins, de ce type de lecture.  Prétexte à des scènes plus « chaudes » les unes que les autres, l'action (qui prenait souvent l'apparence d'une violence complaisante) n'y était là que pour empêcher lesdits romans d'être exclusivement vendus dans les sex-shops . Ou peu s'en faut.  Toutefois au sein de cette production standardisée (et nombreuse), certains auteurs arrivaient à sortir du lot en produisant des récits hard-boiled qui n'avaient rien à envier à ceux des maîtres du genre - H ammett, C handler pour ne citer qu'eux, mais dans un registre un peu différent.  R alph D ennis (1931-1988) était de ceux-là.              Jim Hardman est un ex-policier dans la quarantaine, détective privé sans licence, du moins

La disparition de Perek [Hervé Le Tellier]

« — Tu oublies un truc important, ajouta Gabriel.  — Dis pour voir…  — C'est nous les gentils. » Créé, selon la légende, lors d'une discussion de bistrot qui rassemblait J ean- B ernard P ouy, P atrick R aynal et S erge Q uadruppani, la série Le Poulpe est un mélange d'influences.              Paradoxalement il s'agissait de contrer la littérature de gare qualifiée de « crypto-fasciste », représentée par les SAS de G érard de V illiers, ou la série de L’Exécuteur par D on P endleton. Des titres bien trop présents dans les libraires des gares hexagonales aux dires des mousquetaires gauchistes, dont la visibilisé (et le succès)  serait ainsi gênée grâce à un projet tentaculaire ( sic ) d' agit-prop littéraire.              Une envie néanmoins déclenchée par la déferlante du Pulp Fiction 1994 de T arantino (d'où le surnom du personnage éponyme), qui allait mettre à l'honneur (pour le pire) la littérature des pulp magazines américains. Cherchez l'er