Accéder au contenu principal

Par-delà l'avènement de la matière en réseau [Bruce Sterling / Emmanuel Causse]

« Par-delà l'avènement de la matière en réseau  » est une courte nouvelle de Bruce Sterling, un auteur surtout connu pour avoir été à l'avant-garde du mouvement Cyberpunk™. Disparu des radars littéraires hexagonaux depuis 1998, il y revient via ExoGlyphes© [Pour en savoir +] et cette nouvelle.
Laquelle fait partie d'un plus vaste projet [Pour en savoir +] pour lequel il avait été commandé à plusieurs auteurs de Sf d'imaginer un futur où l'être humain disposerait d'un contrôle jamais atteint jusqu'alors sur la matière.
            De cette tentative de prospective, Bruce Sterling nous offre un texte où la tension s'y dispute la place de chef d’orchestre à un humour tout aussi compétitif.
Les amateurs de Fantastique s'y trouverons rapidement en terrain connu, tant l'ombre tutélaire dans grand ancien du genre y joue le rôle du pastiche avec affection.
            « Par-delà l'avènement de la matière en réseau  » est précédé d'un excellent édito de Maître Sinh, grand ordonnateur d'ExoGlyphes©, lequel nous promet qu'on retrouvera Bruce Sterling tout au long de 2021, mais aussi le Ribofunk de Paul Di Fillipo. 
De quoi ajouter au catalogue déjà bien fourni de l'éditeur, qui ne demande qu'à vous accueillir au sein de son financement participatif.
            Pour en revenir à « Par-delà l'avènement de la matière en réseau  », cette nouvelle est à mon avis une belle occasion de renouer avec Bruce Sterling, et une belle porte d'entrée pour qui voudrait goûter au charme de l'édition participative. Coquilles comprises. [-_ô]
Une nouvelle qui rejoint le défi-lecture de l'ami Yogo !         

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Sandman : Neil Gaiman & Co.

... J e viens de terminer l'histoire intitulée Ramadan , une magnifique histoire certainement l'une de mes favorites avec celle de Calliope ( K elley J ones), en plus dessinée par P . C raig R ussell. Juste avant je venais de lire le premier tome de la série dans la collection Urban Vertigo (traduction de P atrick M arcel) et, décidément, ça ne sera pas ma période préférée du titre. Je suis bien content que lorsque je me suis remis à lire Sandman , le premier tome n'était pas disponible à la médiathèque où je suis inscrit, sinon je n'aurais peut-être pas continué si j'avais comme il se doit, commencé par lui. Déjà il y a quelques années j'avais achoppé sur les premiers numéros (plusieurs fois), cela dit il y a quand même des choses qui m'ont réjoui dans ce premier tome : le premier numéro, le traitement de John Constantine , la présence de  G . K . C hesterton et l'idée du "lopin du Ménétrier", l'épisode n°8, " Hommes de bon

Dirty Harry ; critique d'une analyse politique partiale et idéologique

« Harry est un mal nécessaire, au même titre qu'un avocat ; lequel est prêt à tout pour arriver à ses fins, sans se soucier des conséquences de ses actes. Un avocat fait du droit sans se soucier de justice. Alors qu'Harry sert la justice sans ce soucier du droit. Ainsi son cœur est-il toujours du côté de la victime, alors qu'un avocat ajuste sa sympathie en fonction de ses intérêts. Un avocat peut être répugnant, mais on a besoin de lui. Et l'on peut penser la même chose d'Harry Callahan. ». ( J ohn M ilius.)             Au gré de recherches sur l'Internet © je suis tombé sur une vidéo [ Pour en savoir + ] dont le thème avait tout pour m'intéresser ; une analyse politique du cinéma dont le sujet est le film Dirty Harry 1971 . E astwood, S iegel, M ilius, le cinéma des années 1970, bref que du bon, et en plus dans un format ramassé (19'29").             D'entrée de jeu la vidéo s'attaque à une vieille lune : « À sa sortie en 1971, L’Inspect

La disparition de Perek [Hervé Le Tellier]

« — Tu oublies un truc important, ajouta Gabriel.  — Dis pour voir…  — C'est nous les gentils. » Créé, selon la légende, lors d'une discussion de bistrot qui rassemblait J ean- B ernard P ouy, P atrick R aynal et S erge Q uadruppani, la série Le Poulpe est un mélange d'influences.              Paradoxalement il s'agissait de contrer la littérature de gare qualifiée de « crypto-fasciste », représentée par les SAS de G érard de V illiers, ou la série de L’Exécuteur par D on P endleton. Des titres bien trop présents dans les libraires des gares hexagonales aux dires des mousquetaires gauchistes, dont la visibilisé (et le succès)  serait ainsi gênée grâce à un projet tentaculaire ( sic ) d' agit-prop littéraire.              Une envie néanmoins déclenchée par la déferlante du Pulp Fiction 1994 de T arantino (d'où le surnom du personnage éponyme), qui allait mettre à l'honneur (pour le pire) la littérature des pulp magazines américains. Cherchez l'er